Portrait d’un super héros sur-dimensionné : Muggsy Bogues

Portrait d’un super héros sur-dimensionné : Muggsy Bogues

 Muggsy Bogues Larry Jonhson et Alonzo Mourning

Il était une fois un petit bonhomme haut comme trois pommes, non je ne mens pas, il était vraiment tout petit, mais avec un talent et un cœur tellement grand. Ce bonhomme, haut de 5 pieds et 3 pouces est né le 9 janvier 1965 à Baltimore dans le Maryland sous le doux nom de Tyrone Curtis Bogues. Tyrone était le petit dernier de la famille (2 frères et une sœur). Il grandit, enfin pas trop, dans le quartier est de Baltimore où ses camarades de quartier lui donnèrent le surnom de « Muggsy », son style physique rappelant celui d’un agresseur de rue !

Tyrone lui ce qu’il voulait faire quand il était petit, c’était jouer au basket. Oui au basket, vous savez ce sport où les joueurs ils sont tous grands, très très grands. Dans son quartier il jouait avec David Wingate et Reggie Williams (si vous ne savez pas qui ils sont surlignez juste leur nom, c’est magique…). En guise de paniers ils utilisaient un panier à lait accroché à une clôture. Et Muggsy il était sacrément doué, tellement doué qu’il intégra le lycée au super programme de basket à l’autre bout de la ville. En plus c’était super, Tyrone y retrouvait ses amis David Wingate et Reggie Williams. En plus dans l’équipe il y avait aussi Reggie Lewis. Tyrone était le meneur des poètes de Dunbar.

En 1981-82 à la tête de l’équipe lors de sa saison junior il emmena les poètes à un incroyable bilan de 29 victoires pour 0 défaite. Rebelote l’année d’après, lors de son année sénior son équipe de Dunbar était même la meilleure équipe du pays (d’après USA Today) avec un bilan de 31 victoires et aucune défaite. Le petit bonhomme des quartiers de Baltimore commençait à se faire un nom. Il était élu meilleur joueur de l’équipe (alors que je vous le rappelle il évoluait avec 3 futurs joueurs NBA) et de la lique à laquelle le lycée appartenait. Malgré sa petite taille, qui lui posait moins de problèmes au lycée, il attira les équipes Universitaires de premier plan.

muggsy-wake-forestEt notre petit gars il voulait devenir grand et il choisit la fac de Wake Forest en Caroline du Nord. Muggsy n’était plus un enfant c’était à présent un jeune garçon, mais plus que tout le monde il lui restait à prouver qu’il pouvait devenir un homme. Les débuts de notre héros dans la grande université des Demon Deacons furent difficiles. Son année de freshmen il l’a passa sur le banc de touche et ne joua qu’un total de 312 minutes en 32 matchs, soit une minute par match, insuffisant pour pouvoir montrer son talent. Mais Muggsy ne se décourageait pas, il voulait montrer à tout le monde son talent et qu’il était capable de diriger une équipe de grands.

Le travail va payer, et lors de sa deuxième année il va écrire les premières pages de « The human assist » la passe décisive humaine. Un héros était née, le petit Tyrone Bogues était devenu titulaire et indiscutable à la mène au point qu’il ne quittait presque jamais le terrain (35,3 minutes par match sur 40 possibles). Sa fulgurance, sa ténacité, sa vivacité et sa vision de jeux étaient les principaux pouvoir du numéro 14 des Demon Deacons.

Même si Wake Forest n’était pas une des tops facs du pays, Tyrone affichait de bonnes statistiques avec 6,6 points, mais surtout 7,1 passes décisives et 2,9 interceptions. Tyrone ce qu’il aimait ce n’était pas marquer des points mais faire bien jouer ses coéquipiers et empêcher les meneurs adverses de pouvoir respirer. Pour cela il utilisait sa botte secrète que lui confère son physique hors du commun, une vitesse de bras et de jambes incroyables couplées à un centre de gravité très bas (et une détente qui pouvait compenser sa taille). Tel un « mugger » (un voleur de rue) il se ruait sur les meneurs adverses pour tenter de leur dérober le ballon.

Lors de ses deux dernières années à l’université il peaufinait ses pouvoirs afin d’atteindre son rêve, jouer dans la ligue des grands. Cependant Muggsy était bien conscient qu’il possédait aux yeux des autres un point faible, sa taille. Mais Muggsy il le savait dès le début, il ne serait jamais grand. Sa mère mesurait 1,48 m et son père 1,66 m.

« J’ai toujours été satisfait de ma taille, je n’ai jamais voulu être plus grand. Je n’en veux à personne, ni à mes parents ni à Dieu. »

Son coéquipier Ralph Kitley (2,10 m) déclarait à son sujet : « Il est tellement fort que des fois j’ai l’impression qu’il me regarde de haut »

Il terminait ses deux saisons avec des statistiques en hausses (même si Wake Forest connaissait des difficultés). 11,3 points, 8,4 passes décisives et 3,1 interceptions en 1985-86 puis 14,8 points, 9,5 passes décisives et 2,4 interceptions. Il était élu lors de sa saison senior dans le premier cinq de la conférence Atlantic Coast. De plus la NCAA lui decerna en 1987 le trophée Frances Pomeroy Naismith Award qui récompense le meilleur joueur universitaire de petite taille, Il battait par la même occasion, avec 579 passes décisives le record de la conférence. Wake Forest rendit honneur à notre super héros en retirant son numéro 14.

muggsy-usa-basketball

 En 1986 il traversait l’Atlantique direction l’Espagne avec l’équipe américaine afin de participer aux championnats du monde. Sa  sélection  prouvait une nouvelle fois qu’il était un des meilleurs meneurs de sa génération. Les USA ramenait le titre et il Tyrone se  fit une  réputation  en Europe. On lui donna rapidement le surnom de pîle électrique, tant sa vitesse est son activité avaient  impressionnées les  fans européens. Il signe lors du championnat 4,2 points, 4,2 passes décisives et surtout 3,7 interceptions pour  10 matchs joués,

 Ses exploits lui assuraient une place en NBA, mais une équipe allait-elle faire confiance à un petit homme pour mener une équipe  dans la  ligue des plus grands ? Beaucoup en étaient convaincus, ses nombreuses qualités ne pouvaient que faire de lui un grand  meneur de la  ligue.

Et en ce jour de draft 1987 il ne fallut attendre que le 12ème choix pour voir les Washington Bullets sélectionner Muggsy. A peine levé de  son siège il conquit déjà le cœur de tous les fans NBA.

A Washington Tyrone retrouvait un autre super héros, Manute Bol, tout son contraire. Manute c’était 2,31 m, une véritable liane, soit 71 centimètres de plus que Tyrone. Manute et Muggsy posèrent pour plusieurs couvertures de magazines.

  Manute-Bol-and-Muggsy-Bogues     Manute-Bol-and-Muggsy-Bogues


muggsy-Bogues-washington-bullets Les Bullets sont sans doute tombés dans le piège du phénomène de foire, notre super héros était plus mis en avant pour sa petite  taille  que pour ses minutes sur le parquet. Tyrone rentabilisait pourtant ses 20 minutes sur le parquet avec 5 points, 5,1 passes  décisives, 1,6  interceptions et seulement 1,3 ballons perdus.

 Mais un super héros, ça a toujours un coup de pousse du destin, un événement qui vient tout bouleverser. Ce bouleversement  c’est la  création des Charlotte Hornets, l’équipe de sa région d’adoption, la Caroline du Nord. Les Bullets ne lui firent pas confiance  et le laissèrent  non protégé pour l’expansion draft de 1988 (après la création des franchises de Miami et de Charlotte) Charlotte  sauta sur l’occasion et le choisit en 6ème position.

Notre héros était désormais un frelon, il allait maintenant pouvoir voler vers les sommets. Il partagea la première année la mène avec Mike Holton, un autre bon passeur. Tyrone sortait donc du banc tous les soirs pour distribuer les caviars et voler des ballons avec une étonnante régularité : 7,8 passes décisives et 1,4 interceptions en seulement 22,2 minutes. On avait alors confirmation de ce que peu de gens pensaient finalement, mais dont il était persuadé, sa taille n’était pas un point faible.

Muggsy-Bogues-charlotte-hornetsMuggsy sous le maillot qui l’a rendu célèbre

Muggsy avait une âme de leader et dès sa deuxième saison à Charlotte son coach Dick Harter ne peut que l’introduire au cinq de départ tellement sa présence sur le terrain électrifie, la salle, le terrain et ses coéquipiers. Tyrone dépense sans compter, il est partout, court partout, et passe partout. Malgré une très bonne saison de notre héros, Charlotte ne décollait pas (19 victoires et 63 défaites). Muggsy était devenu l’idole des Hornets et était élu meilleur joueur de l’équipe grâce à ses 9 points, 10,7 passes décisives (4ème de la ligue et ce qui restera sa meilleure moyenne en saison), 2 interceptions (11ème de la ligue) et 1,8 ballons perdus et le meilleur ratio NBA passes décisives/ballons perdus. Sa popularité allait au-delà de la Caroline du Nord et il était devenu en seulement 3 ans un des meneurs préférés des fans de la ligue.

 

La saison 1990-91 était plus décevante pour Muggsy, lui qui avait crevé l’écran la saison précédente et était devenu le titulaire de l’équipe voyait son temps de jeu diminuer au fil de l’année. Muggsy sur la lancée de sa saison précédente était toujours l’organisateur du jeu des Hornets à l’entame de l’exercice 1990-91. mais voilà les résultats ne venaient toujours pas pour Charlotte : 14 victoires pour 32 défaites sur les 46 premiers matchs de la saison. Gene Littles décidait donc de changer les choses et Kendall Gill le rookie des Hornets était placé dans le 5 à la place de notre petit Muggsy. Titulaire et jouant 35 minutes en moyenne par match, il se retrouva à sortir du banc pour seulement 25 minutes de jeu (il ne jouera que 5 fois plus de 30 minutes sur la fin de saison). Cependant le choix de Littles n’apparaissait pas comme le bon et les Hornets ne finirent pas mieux la saison avec un bilan de 12 victoires et 24 défaites sous la houlette de Gill. 26 victoires pour 56 défaites au total. Cepednant Kendall Gill était le nouveau titulaire indiscutable notamment grâce à ses très bonnes performances offensives. Muggsy voyait donc ses stats baisser après sa meilleure saison, 7 points, 8,3 passes (11ème de la ligue), 1,7 interceptions en 28,4 minutes.

La saison 1991-92 allait lancer la franchise des Hornets qui avait hérité de Larry Johnson lors de la draft, un nouveau rookie de poids dans l’équipe. Allen Bristow le nouveau coach compris très vite qu’il fallait que Bogues soit le meneur de l’équipe et que Gill devait laisser exprimer son talent offensif en étant décalé à l’arrière. Une nouvelle fois le peitt bonhomme allait rebondir et signer une très bonne saison, accompagnant la progression des Hornets (31 victoires et 51 défaites). Muggsy était à la baguette pour servir et lancer le duo explosif Gill-Jonhson (20,5 et 19,2 points). Muggsy joua les 82 matchs de la saison pour une moyenne de 34 minutes. Il finit 4ème passeur de la ligue avec 9,1 passes décisives et 2,1 interceptions (8ème de la ligue et son record en carrière).

Muggsy était à la tête d’une équipe en pleine progression tout comme lui, il était désormais redouté de tous les meneurs qui devaient faire face à son agressivité et à sa présence de tous les moments. Sa taille ne surprenait plus, il faisait dorénavant partie du paysage de la NBA. La preuve en images :

En bonus la victoire incroyable de Charlotte 134-86 face à Philadelphie cette saison là :


 

Et un match face au Bucks :

Lors de l’inter-saison les Hornets avaient drafté l’intérieur superstar de Georgetown Alonzo Mourning, tous les éspoirs étaient alors permis pour les hommes de la Caroline. Et Muggsy et compagnie n’allaient pas décevoir. Toujours sous l’impulsion de notre héros, indiscutable dans l’équipe, véritable moteur, son intensité déteignait sur toute l’équipe, Kendall déclarait à ce sujet :

« Quand Tyrone est là et qu’on le voit mettre la pression partout sur le terrain, on a envie d’une seule chose : l’imiter. Il tire l’équipe vers le haut.»

Muggsy Bogues - John Stockton Mais attention ne vous méprenez pas, Muggsy n’était pas une pile électrique qui courait sans cesse, sans organiser  et  poser le jeu, bien au contraire. Il avait acquis avec les années une vrai science de la mène, sachant changer de  rythme  quand il le fallait, accélérer et poser le jeu aux bons moments. Il propulsa, avec le duo Larry Johnson et  Alonzo Mourning  les Hornets sur le devant de la scène. Tous les soirs c’est le spectacle dans le Charlotte Coliseum  qui est devenue la salle  numéro en NBA (au nombre de fans mais aussi pour l’ambiance), mais là cette fois, la  plupart du temps la victoire est au  bout. Dans une conférence est très relevée, Muggsy, Zo et Larry mènent les  Hornets avec 44 victoires aux premiers  playoffs de l’histoire de la franchise. Avec Bogues à la baguette, Charlotte  est la 2ème meilleure attaque de la NBA (110,1  points/match). Pour la première fois de sa carrière Bogues  atteignait les 10 points par match en 35 minutes de jeu.  Ajoutez à cela 8,8 passes et 2 interceptions. Le résumé  d’un des matchs de la saison : Charlotte-Atlanta du 23 janvier  1993 : http://www.youtube.com/watch?v=J22P4UT9nXg

 Charlotte à l’entame des playoffs était une équipe qui faisait peur et qui pouvait battre tout le monde. Au premier tour ils  étaient opposés aux Celtics de Boston mieux classés avec 48 victoires et 34 défaites. Mais un essaim de frelons déferla sur Boston lors de ce premier tour, les Hornets accédaient au deuxième tour en s’imposant 3 victoires à une. Vous avez sans doute déjà vu des images de ce match, le 4ème match étant époustouflant sur la fin, voici la fin du match :

Au deuxième tour les Hornets tombaient sur un os nommé New York Knicks, ils s’inclinaient 4-1 sur la série. Mais la saison était une réussite. Voici des extraits de la série où vous pourrez juger du jeu de Bogues :

Bogues, grâce à ses supers pouvoirs, réussissait même un contre sur Patrick Ewing durant cette série le 14 avril 1993 :

Mais c’était le début d’une superbe histoire pour la franchise, dont la renommée va dépasser les frontières, car tout dans cette équipe plaisait aux fans de NBA. Un logo dont tout le monde se souvient, un jeu ultra spectaculaire porté sur l’offensive et un meneur sur-dimensionné ! Muggsy était devenu l’idole des petits et grands, et tout comme Michael Jordan il était reconnu par tout le monde.

La saison 1993-94 fut bien plus difficile. En effet la surprise de l’année d’avant passée, les Hornets vont connaître une saison compliquée notamment avec la blessure de Larry Johnson. Ils terminèrent la saison avec un bilan honorable de 41 victoires pour 41 défaites, mais insuffisant dans une conférence relevée pour atteindre les playoffs. Cependant Muggsy signait lui sans doute sa meilleure saison de sa carrière sur le plan individuel avec un double-double de moyenne 10,8 points et 10,1 passes décisives et un record en carrière de 4,1 rebonds par match, quand je vous disais qu’il avait des pouvoirs notre héros ! Il réalisa notamment quelques perf’ impressionnantes : 10 rebonds face à Detroit le 23 avril 1994, 19 passes décisives face à Milwaukee et les Lakers, Voici sa performance face aux Lakers le 24 novembre 1993 : 


Michael-jordan_bogues La mauvaise saison 1993-94 était désormais oubliée et les Hornets attaquaient celle de 1994-95 la rage aux dents et avec le statut  d’outsider. Le cinq emmenait par Muggsy avait fière allure : Bogues – Scott Burrell – Hersey Hawkins – Lary Jonhson – Alonzo  Mournig et  avec Dell Curry en 6ème homme. La sauce prenait toujours aussi bien entre Bogues, Jonhson et Mourning. Muggsy  beaucoup plus patient  que lors de ses premières années était toujours le maître à jouer et le catalyseur de l’équipe. Le style de  l’équipe était un peu moins fou-  fou et cela payait. Avec une nouvelle fois la meilleure affluence de la saison les Hornets terminaient  avec un bilan de 50 victoires pour 32  défaites. Muggsy confirmait avec sa deuxième saison à plus de 10 points, 11,1 exactement  (soit son record en carrière) accompagnés de 8,7  passes décisives (5ème en NBA), 89 % aux lancers francs et seulement 1,7  ballons perdus, exceptionnel pour un meneur. Il est sur sa  carrière le joueur au meilleur ratio passes décisives/ballons perdus de  l‘histoire de la NBA. Sur les 6 dernières saisons il était le seul joueur  avec John Stockton a avoir distribué au moins 600 passes  décisives par an.

 Mais malheureusement pour les frelons, ils allaient retrouver au premier tour des playoffs un certain Michael Jordan… La suite vous la  connaissez, Charlotte s’inclina bien sûr 3 victoires à une.Mais n’autre héros n’avait pas eu peur de MJ. Voilà ce qu’était capable de faire  Muggsy en défense :

Le super game 1 de la série au Charlotte Coliseum :

1ère partie : http://www.youtube.com/watch?v=re1v1zyDIUg

2ème : http://youtu.be/6XLfUXpxSI4

3ème : http://youtu.be/s-dXJHmAo_4

4ème : http://www.youtube.com/watch?v=-oYVUsuJPRc&feature=related

5ème : http://www.youtube.com/watch?v=tuTs4lUgfvg&feature=related

6ème : http://www.youtube.com/watch?v=uY06HFakFhs&feature=related

7ème : http://www.youtube.com/watch?v=2GBqJVWA3g8&feature=related

8ème : http://www.youtube.com/watch?v=r9H2y2OAOVM&feature=related

9ème : http://www.youtube.com/watch?v=Bp_6InUf-tA&feature=related

10ème : http://www.youtube.com/watch?v=vcNusfpUC_M&feature=related

11ème : http://www.youtube.com/watch?v=C18u0x_GULQ

12ème : http://www.youtube.com/watch?v=3aoCTZxhgkA&feature=related

Vous trouverez aussi le game 5 en intégralité sur youtube (la 1ère partie : http://www.youtube.com/watch?v=cz0GDfTT0QQ&feature=related )

La saison 1995-96 s’annonçait difficile pour les Hornets, qui avaient vu partir Zo Mourning en échange de Glen Rice. De plus notre super héros n’était pas invincible et il se blessa au genou à l’inter-saison . Il ne participa qu’à 6 petits bout de matchs et son absence fut préjudiciable aux Hornets, qui sans leur catalyseur n’atteignirent pas les playoffs (41 victoires pour 41 défaites).

Muggsy comme à son habitude rebondit une fois de plus, il était prêt pour l’exercice 1996-97 dans un effectif new look auqel on ne donnait pas trop de chances (Glen Rice, Anthony Mason, Vlade Divac, Dell Curry, Tony Delk…). Titulaire, Muggsy, partagea cependant son temps de jeu (28,9 minutes) avec Anthony Goldwire ou encre Tony Delk. Cependant sa présence sur le parquet était toujours autant remarquée, malgré des pouvoirs en baisses. Il signait 8 points 7,2 passes décisives et 1,3 interceptions pour 1,7 ballons perdus (finissant une nouvelle fois premier au ratio passes décisives/ballons perdus). Charlotte retrouvait les playoffs, mais ce fut un aller-retour express. Ils furent sweepés par les Knicks dès le premier tour.

muggsy-bogues-golden-state-warriors La saison 1996-97 va sonner le déclin de la carrière de notre petit bonhomme, devenu trop petit aux yeux des Hornets. A 32 ans et après  seulement 2 matchs Muggsy est à contre cœur envoyé à Golden State avec Tony Delk en échange de B.J. Armstrong. Le départ de Muggsy  mettait fin à la première ère des Hornets, tous les premiers joueurs marquant de la franchise, dont Muggsy était le dernier, étaient partis. Il  restera à jamais dans le cœur des fans des Charlotte Hornets et aura marqué de son empreinte de géant le Charlotte Coliseum. Il  restera aussi sur les tablettes du club comme le numéro un pour le nombre de minutes jouées, le nombre de passes, d’interceptions  et de turnovers . Cepdnant les deux autres records qu’il détenait lors de son départ, ceux de passes décisives sur un match (19 en  saison régulière et 15 en playoffs) seront battus par un certain Chris Paul.

Un mix des Hornets :

 

 Il joua 59 matchs dont 31 titulaires pour des stats en baisses et des résultats d’équipes bien inférieurs (19 victoires et 63 défaites  pour Golden State), Sa moyenne de points tomba à 5 et celle des passes décisives à 5,5 en 26 minutes. Difficile d’imposer son  expérience dans une équipe faite de grosses individualités (Latrelle Sprewell, Jim Jackson, Joe Smith, Donyell Marshall…). Muggsy  avait de plus perdu de son physique ce qui n’arrangeait pas ses affaires, son punch et son agressivité qui le caractérisaient étaient  peu à peu partis en fumé, notre super héros n’était malheureusement plus le même.

La saison suivante (1998-99), celle du lock out fut du même acabit, même si Golden s’en tira avec un bilan honorable de 21 victoires pour 29 défaites. En seulement 19,8 minutes de jeu il signa 5,1 points et 3,7 passes décisives, loin de ses heures de gloires. A l’inter-saison il fut transféré au Canada chez les Raptors de Toronto. Aux côtés de Vince Carter, il effectua son dernier baroud d’honneur. Il joua tout de même 80 matchs pour des stats comparables à la saison précédente : 5,1 points (avec une pointe à 24 contre Boston) et 3,7 passes décisives en 21,6 minutes dans une équipe qui accrocha les playoffs, mais une nouvelle fois Muggsy n’alla pas loin, il ne vit même pas le deuxième tour.

bogues_Rasheed-wallaceLes dernières sorties de Muggsy en NBA

A 35 ans la fin était proche et lors de la saison 2000-2001 il ne disputa que 3 matchs. Il passa même à New York et Dallas mais sans disputer le moindre match. Il tira sa révérence au monde du basket de haut niveau.

Bogues est toujours le plus petit joueur à n’avoir jamais évolué en NBA, ce qui ne l’a pas empêché de réussir 39 contres et de briller dans la ligue.

Après sa carrière il fit un passage comme coach aux Charlotte Stings en WNBA où il était une nouvelle fois le plus petit… 

Muggsy Bogues lorsqu’il entraîna le Charlotte Stings

Muggsy fit en 1996 une apparition dans le film Space Jam aux côtés de nombreuses stars NBA, notamment Michael Jordan 

muggsy-space-jamMuggsy dans le film Space Jam


Vous pouvez retrouver plus d’informations sur lui sur son site officiel : http://www.muggsybogues1.com/ et son tout nouveau blog :http://www.inthemindofmuggsy.blogspot.com/

Deux mix sur la carrière de Muggsy : 

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