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« Que sont-ils devenus ? » : David Robinson, The nice guy

David Robinson portrait

David Robinson a marqué la NBA, autant par son talent, que par sa personnalité. Pendant quatorze ans, il a gardé la maison Spurs avec laquelle il a tout gagné.

Après deux années dans l’US Navy et un diplôme de mathématiques en poche, « L’Amiral » débarque en NBA en 1989, drafté en première position par les Spurs de San Antonio. Sa puissance et sa rapidité font immédiatement merveilles dans la raquette texane. Trente-cinq victoires de plus par rapport à l’exercice précédant pour les Spurs et un titre de rookie of the year pour Robinson grâce à ses 24.3 points, 12 rebonds et 3.9 contres par matchs.

Les années suivantes, l’Amiral affole les compteurs. A l’issue de la saison 1991-92, il devient le troisième joueur de l’histoire à figurer dans le Top10 dans cinq catégories statistiques différentes : septième scoreur (23.2), quatrième rebondeur (12.2), meilleur contreur (4.5), cinquième aux interceptions (2.3) et septième au pourcentage de réussite (55.1%) ! Il devient également le premier joueur de l’histoire à se classer dans le Top5 aux rebonds, contres et interceptions dans la même saison. Il est logiquement élu défenseur de l’année et s’envole, durant l’été, pour Barcelone avec la fameuse Dream Team.

Pourtant c’est l’arrivée aux Spurs, quelques années plus tard, d’un joueur aux antipodes des valeurs, de la discrétion et de la gentillesse de l’Amiral qui vont lui permettre de connaitre la consécration individuelle : Dennis Rodman. L’ex-star des pistons de Detroit, fraichement tatoué et le cheveu rebel va libérer Robinson du « sale boulot » lui permettant ainsi de se consacrer au « scoring ».

Durant les deux années passées par « The worm » au Texas, Robinson termine, la première saison (1993-94), meilleur scoreur avec 29.8 points de moyenne par matchs. Il réalise, cette année-là, deux exploits retentissants : face aux pistons, il devient le quatrième joueur de l’histoire à aligner un quaduple-double avec 34 points, 10 rebonds, 10 passes et 10 contres ! Lors du dernier match de la saison, il plante 71 points face aux clippers. Il s’agit, à l’époque, du second meilleur total de points marqués sur un match derrière les mythiques cent points de Chamberlain. La saison suivante l’Amiral remporte le titre de MVP de la saison. Les Spurs terminent en tête avec 63 victoires mais sont battus en finale de conférence par le champion en titre, Houston. Robinson est dominé par Olajuwon lors de cette série. Envoyé aux Bulls à l’issue de cette saison, Rodman n’est pas tendre avec l’Amiral : il le considère responsable des défaites à répétition des spurs en playoffs, Il lui reproche notamment son manque de « killer instinct » et sa désormais légendaire gentillesse. Il affirme même que Robinson ne gagnera jamais le titre NBA : « Les gentils ne gagnent jamais… ».

Malgré cet échec, Robinson remporte quelques semaines plus tard, à Atlanta, une deuxième médaille d’or olympique.

La saison 1996-97 est un enfer pour les Spurs. Une blessure au dos puis une fracture du pied gauche brisent la saison de Robinson qui ne dispute que six matchs. Résultat, 20 victoires pour 62 défaites ! Ce cauchemar s’avérera finalement un mal pour bien pour les texans qui récupèrent ainsi le premier choix de la draft 1997. Ils piochent Tim Duncan. Les « Twin-Towers » sont nées…

Robinson va de suite prendre le jeune Duncan sous son aile, devenir son mentor. Au fil du temps, il va même intelligemment s’effacer derrière ce talent pur. Les deux hommes s’entendent à merveille : 36 victoires de plus pour les Spurs, mais ils tombent sur un os en playoffs, ou plutôt deux, Malone et Stockton… Mais il est écrit que ce duo est taillé pour gagner. L’heure est enfin venue pour l’Amiral de connaitre la consécration collective. En 1998-99, les spurs remportent 37 des 50 matchs d’une saison tronquée par un « lock-out » et ne lâche que deux matchs en playoffs. Ils remportent le titre suprême face aux surprenants Knicks de New York. Duncan est élu MVP des Finales.

Les trois saisons suivantes, les Lakers du duo Shaquille O’Neal – Kobe Bryant dominent la NBA. Les blessures au dos sont de plus en plus présentes pour Robinson. Offensivement, il est sur le déclin… Malgré tout, l’Amiral remporte un  deuxième titre NBA à l’issue de la saison 2002-03, battant en finale les Nets de New Jersey. Robinson tourne à 10.8 points, 7.3 rebonds, 1.8 contres et 1.2 interceptions durant cette série. Pour son dernier match, il marque 13 points et prend 17 rebonds, mettant ainsi un  terme à sa carrière de la plus belle des manières.

Tim Duncan David Robinson champion NBA

Quelques mois plus tard, le 10 novembre 2003, son numéro 50 est retiré par son équipe de toujours, les Spurs.

Il s’occupe désormais, entre autre, de sa fondation qui vient en aide aux enfants défavorisés.

Il continu également d’œuvrer dans l’école qu’il a fondée en 2001 avec sa femme Valérie. La  Carver Academy , située à San Antonio accueille des enfants de 3 à 12 ans issues de familles défavorisées dans l’impossibilité de scolariser convenablement leurs enfants. « Notre école est assez particulière. Nous sommes obligés de récolter des fonds pour exister. Les familles des enfants que nous accueillons ne peuvent payer de frais de scolarité. » David s’installe donc tous les matins à 7h30 dans son bureau et prend son téléphone afin de débusquer des âmes charitables aux quatre coins du pays. Il a lui-même versé plus de 11 millions de dollars, au départ, pour implanter cette école. Deux de ses trois fils y ont étudiés. Robinson revendique les six principes fondamentaux inculqués au sein de l’académie : le leadership, la discipline, l’initiative, l’intégrité, la foi et le service. Chaque enfant apprend trois langues : le japonais, l’allemand et l’espagnol. La musique est également au programme ainsi qu’un passage quotidien dans la petite chapelle…

Le 23 mars 2003, David Stern crée la « David Robinson Plaque ». Il s’agit du trophée qui sera désormais remis au vainqueur du NBA Community Assist Award qui récompense, chaque mois, le joueur le plus généreux et proche des personnes en difficultés.

En 2009, il est intonisé au Hall of Fame au côté de Stockton et Jordan.

En 2011, Robinson a reçu le « Children’s Champion Award » en reconnaissance de ses nombreux efforts auprès des enfants en difficultés.

Parallèlement à tout cela, il se rend souvent  au SBC Center de San Antonio encourager ses anciens partenaires.

David Robinson Carver Academy

David Maurice Robinson, un homme qui a brillé par son talent et par sa générosité. Un immense athlète avec un immense sourire, et un palmarès qui force le respect : Rookie of the year en 1990, Defensive player of the year en 1992, dix fois All-Star, quatre fois All-Defensive First Team, quatre fois All-Defensive Second Team, quatre fois All-NBA First Team, deux fois All-NBA Second Team, quatre fois All-NBA Third Team, NBA Sportsmanship Award en 2001, MVP de la saison en 1995, champion NBA en 1999 et 2003, champion Olympique en 1992 et 1996 (médaille de bronze en 1988), sélectionné parmi les 50 meilleurs joueurs de l’histoire en 1996, intronisé au Hall of Fame en 2009.

Il est le seul avec Kareem Abdul-Jabbar à avoir remporté, durant sa carrière, les titres de meilleur scoreur, meilleur rebondeur et meilleur contreur ! Exemplaire, sur et en dehors du terrain…
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Career Mix :


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4 commentaires

  1. sa c'est un vrais basketteur, peut de gens peuvent dire le contraire
    merci pour l article

  2. De rien ! Merci pour les compliments !!

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