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Brandon Bass, le cinquième élément

  

 

    Dans l’antre du TD Garden de Boston, les vivas et acclamations d’une foule de supporters en fusion portent souvent échos aux performances du Big Four des Celtics. Paul Pierce, Kevin Garnett, Ray Allen et Rajon Rondo ou un carré magique programmé dans la conquête d’un énième titre pour la légendaire équipe du Massachusetts. Outre la récente éclosion du jeune Avery Bradley, c’est dans l’ombre du Big Ticket que Brandon Bass s’est progressivement fait sa place.

Transfuge du Magic d’Orlando, Brandon Samuel Bass est actuellement en passe de réaliser la meilleure saison de sa carrière. Une carrière qui aura mis le temps à décoller. Natif de Bâton-Rouge en Louisiane, l’ailier-fort a accompli son cursus universitaire au sein des Tigers de LSU, faculté connue pour avoir eu des anciens étudiants tels que Shaquille O’neal et Pete Maravich.  Avec une moyenne de 15 pts et 8.2 rbs sur 2 saisons, il devint également le troisième contreur de l’histoire de l’école. Nommé dans la All-America Team, c’est tout naturellement qu’il se présenta à la Draft de 2005. Sélectionné en 33e position par les New Orleans Hornets, il réalise le rêve de tous joueurs en ayant la chance de jouer devant les siens. Un faible temps temps de jeu conjugué à la présence de David West à son poste voient ses deux premières saisons dans la ligue marquées du sceau de l’échec et de la frustration. Ses 2 pts de moyenne en deux ans ne résument pourtant en rien les aptitudes du garçon, contraint de faire des allers retours en ligue de développement.

Joli bébé de 2m03 pour 113 kilos, Brandon Bass demeure pourtant un joueur précieux. Dur au mal, physique, joueur de l’ombre et des tâches ingrates, pouvant s’intégrer facilement à un collectif, l’ancien Tiger est un joueur d’équipe par excellence. La chance a finalement sonné à sa porte quand, à l’orée de la saison 2007-2008, il signe an tant qu’agent libre aux Mavericks de Dallas. Bénéficiant de la confiance d’Avery Johnson puis de Rick Carlisle il signe deux saisons solides à plus de 8pts et 4.5 rbds de moyenne dans un rôle de back-up de Dirk Nowitzki. Arrivé à terme de son contrat, il s’engage en faveur du Magic d’Orlando, espérant tirer profit de ses deux saisons réussies en terre texane. Si sa première saison floridienne est difficile, la faute au schéma offensif made in Van Gudy, sa deuxième marque littéralement son envol. Bénéficiant du départ de Rashard Lewis, Bass se voit confier le poste de titulaire au poste 4. Jouissant des espaces laissés libres par la présence de Dwight Howard qui focalise toute l’attention, il commence à se faire un nom. Très rentable, il achève sa première saison dans la peau de titulaire en signant 11.2 pts et 5.6 rbds en quelques 26 minutes de jeu.

S’attendant à poursuivre son bail dans la ville de Mickey, il est malgré ses bonnes performances échangé aux Boston Celtics via un trade contre Von Wafer et son alter égo Glen Davis. Initialement cantonné à joueur les rôles de doublure de luxe d’un Kevin Garnett vieillissant, il a su saisir l’opportunité que la blessure de Jermaine O’neal lui laissait. Désormais titulaire indiscutable au poste d’ailier fort en raison du remplacement du Big Ticket en pivot, il est un des raisons de la fin de saison en boulet de canon des Celtics. Extrêmement régulier, il tire profit à merveille de sa densité physique et exploite à la perfection les brèches dans la raquette et les passes lasers de Rajon Rondo. S’il na jamais été et ne sera sans doute jamais un franchise player, son engagement et sa capacité à se fondre dans une équipe ont trouvé un écho plus que positif dans une équipe de Boston où les individualités s’effacent au profit de la réussite collective. Individuellement, il en profite même pour réaliser ses meilleurs statistiques en carrière avec 12.6 pts et 6.2 rbds.

En pleine bourre actuellement, la franchise de Danny Ainge a peut être trouvée la valeur ajoutée qui lui manquait pour conquérir une 18e bannière. Dans un effectif vieillissant mais expérimenté au possible, Brandon Bass à lui trouver une équipe à l’image de ses attentes et de ses caractéristiques.

 















2 commentaires

  1. Il m'avait impressioné lors du match d'ouverture contre les knicks, et il confirme. Si les celtics vont bien en ce moment c'est aussi grâce à lui!

  2. 1 an que je dit ça de lui, quand Orlando l'a tradé pour Big Baby, qui vient de se blesser, je vous cache pas que j'ai pleurer

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