Souviens toi cette série là … Le parcours des Rockets en 1995

Souviens toi cette série là … Le parcours des Rockets en 1995

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui pour notre épisode de « Souviens toi cette série là… », ce n’est pas une mais bien quatre séries passionnantes que vous allez pouvoir découvrir, à travers la fabuleuse épopée des Houston Rockets jusqu’au titre en 1995. Quatre séries, non pas de légende, mais pour l’éternité pour toute la ville de Houston. « Do never underestimate the heart of a champion ».

 

Car il est bon de noter que ce parcours incroyable qu’ont connu les Rockets reste en quelque sorte une surprise dans le paysage NBA de l’époque. Malgré un statut de champion en titre acquis en 1994 contre les Knicks de Ewing & Co, Houston à l’issue de la saison régulière pointe à la 6e place de la conférence Ouest, et autant dire que peu de gens les considèrent capables de réaliser le doublé. On dit l’effectif fatigué, suffisant après leur titre, et ils sont beaucoup moins craints que l’année passée.

Pas assez bon pour renouveler l’exploit ?

Autour de l’incomparable Hakeem Olajuwon, on retrouve une autre star, que l’on dit plus aussi forte que par le passé : Clyde Drexler. Clyde the Glyde à quitté l’Oregon et ses Blazers de toujours pour rejoindre Houston dans le but d’enfin décrocher sa bague de champion. Au poste de meneur, un duo de joueurs qui à défaut d’être génialissime, assure parfaitement le boulot : Kenny Smith titulaire, aussi bon shooteur que dunkeur malgré sa petite taille, et comme back up le jeune Sam Cassell, seulement dans sa deuxième année dans la ligue et déjà très prometteur.

Mais ça ne s’arrête pas là ! Chez les Rockets également à l’époque, un certain Robert Horry, futur détenteur de 7 bagues de champions, qui dans son époque Rockets était un ailier des plus explosifs et spectaculaires qui soit, capable d’absoluement tout faire sur un terrain : shooter, dunker, contrer, aller au rebond, passer, etc. Ajoutez à cela un pur shooteur en la personne de Mario Ellie, ou encore un Vernon Maxwell, « Mad Max », toujours présent dans la rotation, et vous comprendrez le succès des Rockets dans cette édition 1995.

Horry, en route pour la 2e de ses 7 bagues en carrière.

Et que ce soit contre le Jazz de Malone & Stockton, contre les Suns de Barkley, ou encore contre les Spurs de David Robinson, MVP de la saison régulière, Houston va déjouer tous les pronostics grâce à ce noyau de joueur si talentueux qui a su se réveiller et jouer ensemble au bon moment de la saison. D’un match décisif remporté dans l’Utah jusqu’au moves encore dans nos mémoires du Dream sur l’Admiral, en passant par le « baiser de la mort », le shoot crucial de Mario Ellie dans le Game 7 à Phoenix, Houston n’a pas fini de faire jaser !

 

En finale, le match up contre Orlando est des plus alléchant qu’on puisse imaginer, une opposition de style entre les vieux loups du Texas et les jeunes et insolents mort de faim de Floride. A l’opposé des joueurs expérimentés, presque vétérans, de Houston, le Magic est l’équipe du moment, l’équipe qui fait du bruit dans ces playoffs, et qui a tout cassé dans la Conférence Est, y compris les Bulls d’un Michael Jordan sortit de sa retraite qui allait se montrer, et c’est rare, mauvais dans une fin de match cruciale.

A Orlando, on retrouve le Shaq évidement, à l’époque un monstre physique, et le si talentueux Penny Hardaway, le pionnier des combo guard, un physique incroyable, une explosivité rare et un sens de la passe qui n’a rien à envier à Magic Johnson himself. Egalement présent, Nick Anderson, plus ancien joueur de cette toute jeune franchise, ou encore Horace Grant, l’ancien ailier fort de Jordan pour le premier Three Peet des Bulls, Denis Scott plus connu comme « 3D », un fantastique shooteur, ou même encore Brian Shaw. Oui cette équipe a de la gueule.

Penny & Shaq, les jeunes phénomènes.

Seulement voilà, le destin en avait décidé autrement et ce sont bien les vieux Texans qui allaient stopper, et même sweeper le Magic en finale ! 4 – 0 pour Houston, emballez c’est pesé ! La révolution des jeunes n’aura pas lieux, et un des plus explosifs duo de l’histoire de la NBA Penny – Shaq n’aura plus la chance de retrouver les Finales ensemble à nouveau. Shaq déclarera par la suite que Hakeem avait été le premier et le seul à l’avoir jamais embarassé, il était tout simplement au-dessus techiquement.

Ainsi fut-il. Houston réalisait le back to back, avec un Olajuwon stratosphérique (33pts, 10.5rbs, 4.5ast, 2.8blk par matchs en post season …), un super Drexler à tout de même 20 unités par match et un déjà super clutch Robert Horry. Le Magic lui retentera sa chance l’année suivante, mais un Jordan trop agacé de ses erreurs de l’an passé ne leur laissera aucune chance et Orlando sera sweepé par ces Bulls qui resteront comme la meilleur équipe de l’histoire en 1996, auxquel même les Sonics de Gary Payton et Shawn Kemp ne pourront pas résister.

Mais ça, c’est une autre histoire …

 

 

(Concernant la vidéo en elle même, le recap des playoffs commence à partir de la 6e minute après un minuscule récapitulatif de leur saison.)

Prochain épisode : le duel Larry Bird – Dominique Wilkins

Episode 1 : Lakers – Kings 2002

Episode 2 : Le duel Iverson – Carter 2001

1 Comment

  1. " Houston à l’issue de la saison régulière pointe à la 6e place de la conférence Ouest, et autant dire que peu de gens les considèrent capables de réaliser le doublé. On dit l’effectif fatigué, suffisant après leur titre, et ils sont beaucoup moins craints que l’année passée." ça ressemble beaucoup a dallas cette année :)

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