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Preview playoffs NBA 2012: Spurs – Jazz

Al Jefferson Tim Duncan

Voilà l’affiche peut-être la plus déséquilibrée sur le papier, mais en playoffs les Spurs savent que rien n’est acquis, même contre la tête de série numéro 8. Le Jazz a terminé la saison en trombe avec 5 victoires de rang et espère bien continuer sur sa lancée pour créer la suprise. Mais voilà, en face les Spurs c’est 10 victoires consécutives et un véritable rouleau compresseur depuis quelques semaines. Mais cette série pourrait-être bien plus disputée que prévue… ou pas.

Analyse avant la bataille.

Poste par poste

Meneur de jeu

Voici deux meneurs au jeu assez similaire fait de vitesse et de force de pénétration. Côté Spurs on a sans doute ce qui se fait de mieux dans la ligue en ce moment. Tony Parker réalise la meilleure saison de sa carrière et il est devenu le leader de la franchise texane. On pourrait même faire un raccourci très rapide, si Tony va, San Antonio va.  A contrario la saison de Devin Harris a été très très compliquée, il était même annoncé partant à mi-saison ses prestations étant très décevantes (9.1 point/match en janvier).  Mais voilà le Devin Harris qui arrive en playoffs est un tout autre joueur puisque sur le mois d’avril il a signé en moyenne 16.5 points et 5.3 passes et il a surtout était essentiel à la réussite des siens.

Lors des derniers duels entre les deux malgré de bonnes prestations d’Harris TP a pris le dessus et n’a eu aucun problème à imposer son jeu et le jeu des Spurs. Si Harris ne parvient pas à stopper Parker avant que celui-ci accélère c’est toute la défense du Jazz qui sera en difficulté et l’attaque des Spurs en position favorable.

A Parker de confirmer son incroyable saison régulière

Arrière

Dans le 5 de départ on aura droit d’abord à un duel entre Danny Green pour les Spurs et Gordon Hayward pour le Jazz. Cependant le vrai duel à ce poste sera entre Manu Ginobili et Gordon Hayward. Si Manu est un arrière qui adore pénétrer et aller titiller les défense, puis aller au lay up ou carrément attaquer le cercle plus méchamment, Hayward lui est encore un produit pas totalement fini, son registre est beaucoup plus sobre, et si il n’est pas encore aussi éfficace c’est uniquement parce qu’il n’est qu’un sophomore. En effet le 9e choix de la draft 2010 n’a pas beaucoup d’expérience, et malgré tout son talent il pourrait souffrir face à l’expérience d’un vieux loup comme Manu. Il faudra y aller au culot, de toute façon Hayward comme le Jazz a beaucoup plus à gagner qu’à perdre.

Ailier

A ce poste, deux joueurs qu’on ne s’attendait certainement pas à voir débuter en playoffs au début de la saison. Coté Jazz, ce devrait à priori être Demarre Carrol, l’ancien joueur de Memphis notamment, qui n’est certainement pas la crème de la crème mais qui peut compter sur des bonnes aptitudes physiques.

Et chez les Spurs, c’est la révélation de la saison. Échangé le soir de la draft contre George Hill pourtant un élément clé notamment lors de la campagne de playoffs 2010, on commence à comprendre le pourquoi du comment de ce trade au Texas : Kawhi Leonard est un défenseur des plus talentueux qu’on puisse trouver sur l’aile, qui contrairement à Shumpert (blessé pour longtemps d’ailleurs) ou Bradley, a la taille et les épaules pour défendre le poste 3, là où les chiens de garde de NY et Boston sont trop petits pour le faire. Gros rebondeur, son shoot arrière arc est très bon, et même si ce n’est pas un monstre offensif il peut apporter son cota de temps en temps.

 Ailier fort

C’est à l’intérieur que réside la force du Jazz, et Paul Millsap n’y est pas étranger. Un peu petit pour un poste 4, il est en revanche très mobile et pose de très gros soucis à ses match up. Et on le sait il peut très bien avoir un coup de sang et planter un gros paquet de points dans un match, à surveiller de près pour les Spurs.

De l’autre coté, Dejuan Blair est dans sa troisième année dans la ligue, qui est également la plus accomplie de sa jeune carrière. Lui aussi n’est pas un géant et est assez mobile, mais lui est une véritable armoire à glace, qui joue avec beaucoup d’intensité, capable d’aller mettre des gros dunks et, sans forcement être un grand rebondeur, d’apporter de l’énergie en plus que Duncan n’a plus.

Blair doit apporter l’intensité et l’énergie que Duncan ne peut pas fournir pendant 40 minutes.

Pivot

Voilà un splendide match up entre deux pivots parmi les plus techniques de la NBA.

Al Jefferson a beau être américain, il a cet european style qui le différencie des autres pivots de la ligue. Très bon shoot à mi distance, excellente palette offensive au poste bas ou dos au panier, sans même parler de ses supers qualités athlétiques. De l’autre coté, Duncan n’est plus le joueur dominant qu’il était mais il a montré récemment qu’il avait de beaux, voir de très beaux restes, et qu’il est toujours capable d’être rentable sur le terrain. Entre ces deux grands pivots plutôt techniques, il sera bon de voir lequel arrivera à faire pencher la balance de son coté.

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Les bancs

Du coté de San Antonio, le banc est plutôt bien garni, avec des joueurs comme Manu Ginobili bien évidement, qui devrait apporter tout son leadership si il sort du banc. Et si il est titulaire alors ce sera à Danny Green d’apporter du scoring et du très bon shoot extérieur comme il l’a déjà fait toute l’année. Gary Neal était plus en dedans cette saison, mais il reste un super arrière, très gros shoot mais aussi capable de pénétrer dans la défense pour finir près du cercle. Patty Mills à montré récemment qu’il était un excellent élément pour les Spurs, notamment au scoring où il n’a pas peur de prendre ses responsabilités. On peut encore citer Jax qui n’a plus les cannes d’antan mais à pour sur une grosse expérience, ou encore Thiago Splitter qui à franchit de nombreux paliers cette saison, s’affirmant comme le pivot du futur pour la franchise texane. Nul doute qu’avec lui l’an passé, Memphis aurait eu plus de mal. On attend également Boris Diaw au tournant pour voir comment il peut s’en sortir, mais pas sûr avec ce roster qu’il ait beaucoup de minutes à disputer, tout comme Matt Bonner.

Pour le Jazz, c’est un peu moins flamboyant. Le sixième homme, Derrick Favors, est pour sûr un élément de qualité qui serait titulaire dans 20 franchises NBA au moins (il n’est pas rare de le voir sortir un double double en une vingtaine de minutes en sortie de banc). Très athlétique, ce sera à lui d’aller bousculer les Spurs dans la raquette et d’imposer un défi physique. Pour l’aider, Enes Kanter, 3e choix de draft mais grosse déception, néanmoins c’est un bon rebondeur en sortie de banc. Jeremy Evans, l’actuel Slam dunk champion (qui a dit que cette compétition perdait en qualité … ?), devrait peut être avoir quelque chose à jouer. Et pour la rotation extérieure, cela se fera entre le rookie scoreur Alec Burks (Monta Ellis bis), CJ Miles l’ailier athlétique et Jazz de toujours, ou encore Josh Howard, encore capable d’apporter un dizaine de points de temps en temps.

 

Favors aura à coup sûr une carte à jouer

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Les Clés de la série

-          La capacité de Tony Parker à briser la défense : Parker est sans doute un des meilleur joueur en pénétration de la ligue, et particulièrement cette saison. Aussi, si il continue à faire ce qu’il sait faire de mieux contre le Jazz qui n’est pas réputé comme la meilleure défense du pays, alors il arrivera à créer la panique dans la défense des Mormons et à libérer les shooteur extérieurs. La classique des Spurs.

-          Imposer un défi physique dans la raquette (pour Utah) : Comme l’an dernier, Utah doit appuyer là où ça fait mal pour San Antonio. Et même si on l’a dit plus haut, cette année Splitter sera précieux, la paire du Jazz est une des meilleures de la ligue et Derrick Favors le meilleur Big Man en sortie de banc de la NBA.

-          L’adresse extérieure pour San Antonio : Les Spurs s’appuient beaucoup sur leurs shoots à trois points, avec une belle floppé de shooteurs très adroits dans ces exercice. On ne sait pas si le Jazz à les moyens de les gêner là-dessus pendant toute la série mais il est clair que Utah devra absolument profiter de l’occasion un soir ou la machine à 3pts du Texas s’enraille.

Les shooteurs longue distance pourront tuer le match en cas de soir de grande réussite.

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Facteur X

-          Gordon Haywrard : l’ancien de Butler est un des jeunes ailiers les plus prometteurs de la NBA. Il sait mettre les points, il sait shooter, il sait même attaquer le panier et c’est un excellent défenseur, plus qu’on ne peut le lire à droite à gauche. Avec les playoffs, c’est l’occasion pour lui de franchir un palier et de s’affirmer comme le taulier de cette équipe. Il en a le potentiel, ya plus qu’à .

-          Manu Ginobili : on aurait pu aussi mettre Leonard en facteur X, mais si Ginobili redevient pendant ces playoffs El Mago, le magicien, fantastique arrière des Spurs, alors Utah ne devrait pas voir beaucoup la lumière du jour.

 

Hayward, une opportunité de confirmer à saisir.

Article réalisé avec l’aide de Barney











6 commentaires

  1. Utah va démolir les spurs!!

  2. Excellent article! un des meilleurs que j'ai lu sur ce site je trouve bravo! Par contre je pense que Bobo aura un peu de tps de jeu 15 min serait pas mal

  3. Je suis désolé mais à 13 minutes par match, on ne peut pas démontrer grand chose. 4.6pts 4.2reb, c'est déjà mieux que Turiaf en 17 minutes. (Oui, je suis fan de Kanter). Pour un joueur qui joue 13min, on ne peut pas parler de décéption.

    • Complètement d'accord avec toi. S'il était ailleurs qu'à Utah, qui est complètement blindé pour les postes 4 & 5, il serait titulaire et aurait de meilleurs stats! Faut pas oublier qu'il est resté un an sans jouer vu ses problèmes liés à son contrat pro avec Fenerbahçe. Il est leader en termes de rebonds pour minutes jouées chez les rookies, c'est loin d'être une déception :)

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