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Vintaganalyse : la place de Lebron James dans l’Histoire

Alors qu’il vient de recevoir son 3e trophée de MVP, il est clair que Lebron James s’est déjà imposé comme un des joueurs les plus dominants de l’histoire de la ligue. Souvent dit instopable, il souffre pourtant des plus sévères critiques du fait qu’il n’ait pas encore atteint l’objectif ultime du titre NBA. Pourtant, et alors qu’il n’a que 27 ans seulement, si on va au-delà du palmarès pour ne s’intéresser qu’au jeu, James est sans conteste en train de marquer l’histoire de la ligue, et pour de très nombreuses années.

 

27.6 points, 7.2 rebonds, 6.9 passes, 1.7 interceptions, 0.8 contres. Voilà ce que pèse chaque match Lebron James depuis le début de sa carrière. Etant allé du lycée à la NBA en 2003 sans passer par la case Université, Lebron est en train d’inscrire son nom en lettre d’or dans les annales de la NBA, en rubrique record de précocité. Rentable dès sa toute première saison dans la ligue (un des seuls rookies de l’histoire à avoir compilé au moins 20pts, 5rbs, 5ast avec Oscar Robertson, Michael Jordan et Tyreke Evans), il est tout simplement en train d’effacer l’ancien lycéen prodige avant lui, Kobe Bryant, dans toutes les catégories de scoring précoce. Pour vous dire, James pointe déjà à quelques 19 000 points déjà en carrière, c’est-à-dire qu’il aura passé la barre des 20 000 dès la saison prochaine, une barre symbolique que Paul Pierce, Dirk Nowitzki ou encore Vince Carter, pourtant parmi les meilleurs scoreurs des années 2000’s, n’ont atteint que dans les deux dernières années …

Et c’est peut être ça, le plus impressionnant quand on s’intéresse au cas Lebron James. Une précocité rare, jamais vue en NBA et qu’on ne reverra plus jamais sans doute, puisqu’il est interdit désormais de se présenter à la draft à la sortie du lycée. Des lycéens qui s’imposent dans la grande ligue, ce n’est pas rarissime, à commencer par Kobe Bryant ou Kevin Garnett, deux futurs Hall of Famers qui n’ont aujourd’hui plus rien à prouver. Mais l’un comme l’autre ont eu besoin d’une période d’adaptation pour devenir les machines à tuer que l’on connaît. Pas Lebron James. Et plus encore que cette précocité ahurissante, c’est son jeu en lui-même qui attire toute l’attention. Des palettes offensives comme ça, on n’en fait pas 10 par décennies …

Un des seuls rookies de l’histoire à avoir compilé 20pts/5rbs/5ast

 

Dans la tradition des plus grands All Around Players  

En effet, c’est assez flagrant pour le relever, sur un terrain de basketball, Lebron James peut simplement tout faire. Comme l’indiquent ses statistiques en carrière, il pointe presque à 27/7/7. Et non seulement marquer 27 points par match le situe au 3e rang de l’histoire pour la moyenne des points par match, prendre 7 rebonds et distribuer 7 passes dans le même temps n’est pas donné à tout le monde. Si depuis son arrivé au Heat sa production en passes décisives a un peu baissé  pour se retrouver en dessous de la barre symbolique des 7 par matchs, il faut tout de même savoir que James a réalisé pas moins de 5 saisons à plus de 7 rebonds et 7 passes par matchs. Et même si les stats ne sont pas tout, elles montrent en revanche ici la domination et l’omniprésence que peut avoir James sur un terrain. D’autant plus que réaliser au moins 10/7/7 n’est pas arrivé si souvent en NBA, et pas par n’importe qui …

Parmi eux, on retrouve une bonne poignée d’Hall of Famer : Larry Bird, Magic Johnson, Oscar Robertson, et Jason Kidd qui entrera sans aucun doute au Hall of Fame prochainement. Lorsqu’on évoque des All Around Players, ce sont d’abord et avant tout à ceux là que l’on pense. Certains l’ont fait sur une ou deux saisons, Michael Jordan, Scottie Pippen ou encore Grant Hill l’ont fait une fois, John Havlicek, l’ailier aux 8 bagues des Celtics version 60’s et 70’s l’a fait deux fois. Mais ce n’est pas comparable aux performances fournies années après années par ces 4 joueurs là, Bird, Magic, Kidd et Robertson, auxquels il faut donc ajouter Lebron James, seulement 5e joueur de ce calibre dans toute l’histoire de la ligue donc.

Oscar Robertson, the Big O, fantastique Homme à tout faire.

Oscar Robertson est tout simplement connu pour être le seul et unique joueur dans l’histoire à avoir terminé une saison en triple double, et pas qu’un peu : 30.8pts, 12.5 rbs et 11.4 ast en 1962 lors de sa deuxième  saison. L’année d’après il lui manquera 0.5 passes par matchs pour renouveler l’exploit, l’année d’encore après, 0.1 rebond … Autant dire que le Big O était un des joueurs, si ce n’est le joueur, le plus omniprésent sur un terrain de basket. Très bon shooteur, excellent rebondeur et passeur donc, il passera 10 ans à briller chez les Cincinnaty Royals, avant de rejoindre les Bucks et Kareem Abdul Jabbar à Milwaukee pour aller chercher ensemble leur titre NBA.

Jason Kidd lui, même si il ne joue plus de la même façon avec des cannes de 39 balais, fut un des meilleurs meneurs des 2000’s en compagnie de Steve Nash. Et si il n’a rien à envier au Canadien sur le sens de la passe, sa grande taille, beaucoup plus grande que la moyenne pour un meneur, et ses épaules larges lui ont permis de s’imposer comme un incroyable homme à tout faire sur le terrain, c’est lui le Mr. Triple Double de ces 20 dernières années.

Enfin, Larry & Magic. Bird a longtemps tourné à plus de 10 rebonds par match tout en distribuant le jeu des Celtics et en plantant sa vingtaine de point ou plus, et Magic à la tête de l’attaque Show Time, qui a souvent été au-delà des 7 rebonds et bien au delà des 7 passes, a même frôlé le triple double en 1982, avec une moyenne de 18.6pts, 9.6rbs, et 9.5ast … Autant dire que l’un comme l’autre ont leur place dans ce club très fermé.

Et non seulement d’être les deux All Around Players qui ont dominé les 80’s, le Laker et le Celtic l’ont réalisé à leur façon. En effet, leur omniprésence sur un terrain ne s’arrêtait pas aux chiffres, comme ça peut être le cas pour Kidd, Robertson et Lebron. Les deux faisaient tout sur un terrain et le faisaient avec la class, avec grâce, en ajoutant cette notion d’Entertaining au jeu. Impossible de compter le nombre de passes dans le dos, par-dessus la tête, de passes aveugles, de rebonds spectaculaires ou on ne sait quelle façon encore de passer la balle ou de la capter.

Magic & Bird, deux des plus dominants All Around Players ayant jamais joué en NBA

Cette dimension de spectacle qu’avaient Bird et Magic, Lebron ne l’a pas aujourd’hui, ou en tout cas pas autant, et ses stats en rebonds comme en passes restent plus faibles que celles de ces quatres là. En revanche, là où il fait sans doute plus fort qu’eux, c’est que Lebron James flirte chaque année avec les premières places du classement des meilleurs marqueurs de toute la NBA. Indéniablement, c’est un meilleur scoreur, mis à part Robertson qui à tourné à plein régime à 30 points ou plus, mais l’époque comme le jeu étaient différents. Très bon shooteur, son truc en plus à lui c’est sa capacité à attaquer le panier, là où on voyait rarement un Bird, un Magic ou même un Kidd aller claquer un gros dunk. De plus, contrairement à Robertson, Magic et Kidd, James et Bird ne sont pas des meneurs de formation, et perpétuent un style de Point Foward au sein de la NBA, un mélange entre meneur et ailier en somme. Lebron a même établi un record dans sa dernière année à Cleveland, celui du plus grand nombre de passes par match pour un ailier (8.6), et quand on connaît l’art de la passe que possédait Larry Bird, ça pose le personnage.

 

Mais quand on parle de All Around, il faut parler aussi du sens défensif qu’il implique. Et dans ce domaine, James est largement au-dessus du lot de ces quatre joueurs. Bird n’était certainement pas réputé pour sa défense (« Tant que Larry Bird jouera, je resterai le second pire défenseur de la NBA », signé Charles Barkley), Magic était un redoutable intercepteur mais pas un des meilleurs défenseurs intérieur. Robertson aussi pouvait garder son homme tout à fait convenablement mais cela se limitait au poste 1 et 2, de même pour Kidd qui malgré sa grande taille pour un meneur n’est pas capable de prendre un Big Men en défense. Si il fallait comparer Lebron James à quelqu’un dans ce domaine, ce serait à n’en pas douter à Scottie Pippen, qui comme lui avait la capacité de défendre toutes les positions, du meneur au pivot. Et des All Around Players défensif de grand talent, on en compte très peu dans l’histoire, Pippen et James sont sans doute pas loin d’être les seuls de cet acabit. A un niveau un peu en dessous, Denis Rodman dans ses jeunes années à Detroit avait le physique pour défendre sur les arrières, et Hakeem Olajuwon aussi a montré des aptitudes rares à pouvoir très bien défendre des arrières ou meneurs sur Pick & Roll. Très bon intercepteur comme excellent contreur, Lebron James est à l’heure actuelle le défenseur le plus complet de la ligue.

Pippen est, avec James et Rodman, un des plus polyvalents et talentueux défenseurs qu’on ait vu passer en NBA.

 

Elgin Baylor, le Lebron James avant Lebron James.

Un autre chose notable à propos de Lebron James, au-delà de cette stature de All Around Player tant sur le plan offensif que défensif, c’est la nouvelle dimension qu’il apporte au jeu, cette alliance inédite et explosive de puissance et vitesse, qui ouvrira peut être la voie vers un nouveau type de joueurs, bâtis « à la Lebron James ». Si Jason Kidd a porté le flambeau le premier des combo guard de l’ère moderne (flambeau que Penny Hardaway avait allumé mais n’a pas pu tenir longtemps malheureusement …), alors Lebron James est en train de porter celui d’un nouveau prototype d’ailier peut être.

 

Des joueurs qui ont changé ainsi la face du jeu, il n’y en a que très peu. Parmi eux, Elgin Baylor, l’ailier des Lakers au temps des années 60’s. Beaucoup d’Hall of Famer, d’anciens joueurs ou spécialistes de la NBA le diront : aucun joueur n’a plus changé le jeu que ne l’a fait Elgin Baylor.

Drafté en première position de la draft 1958 par les Lakers qui n’étaient pas encore à Los Angeles mais dans le Minnesota, à Minneapolis, Elgin Baylor, à l’image de Lebron James de nos jours, était à l’époque une véritable exception physiquement, un joueur unique sur ce plan là, clairement au-dessus du lot en ce qui concerne les Fowards (chez les pivots, Chamberlain était déjà passé par là). Et du haut de ce physique impressionnant, il est le tout premier à avoir jouer dans les airs, le premier à décoller du sol pour aller au panier. Si George Mikan, le pivot des Lakers, toute première star de la NBA, a « inventé » le dunk, celui qui en a fait ce que l’on connait mieux aujourd’hui c’est bien Baylor. Tout comme James, il alliait, toutes proportions (celles de l’époque) gardées, vitesse et puissance, et fut le premier joueur à faire du Hang Time in the air (littéralement, flotter dans les airs, Baylor c’était également Jordan avant Jordan). Sa palette de moves offensifs était impressionnante, et même si cela ne se traduit pas directement au niveau des stats, beaucoup de joueurs de l’époque le décrivent comme un fantastique passeur.

Il est véritablement celui qui à révolutionné, qui à créé ce poste 3 de Small Foward. Et également tout comme Lebron, c’était un scoreur né, qui dans ses plus belles années compilait de 34 à 38 points par matchs (!), le tout avec des totaux impressionnants de 15 rebonds en moyenne. Avec des records de 71 points en un match, et 61 sur un match de Finale, s’il vous plait. En carrière, il tournera finalement à 27.4pts et 13.5rbs, se classant 4e meilleur marqueur par match de l’histoire derrière un certain … Lebron James. Plus que quiconque, Baylor fut le Lebron James d’autrefois.

Baylor, inventeur du poste de Small Foward qu’on connait aujourd’hui

 Le point commun à tous ces joueurs qui ont changé autant le jeu pendant leur période NBA, c’est avant tout le physique. Encore une fois, à l’image de Lebron James de nos jours, tous ceux qui ont marqué l’histoire à ce points avaient un physique complètement en dehors de l’ordinaire.

A commencer par Wilt Chamberlain. Le pivot des Philadelphie Warriors, l’homme qui à norci comme personne les pages du livre des records NBA, doit d’abord et avant tout son succès à un physique inédit. Mais plus que sa taille de géant, Chamberlain avait une dimension athlétique rare, c’était une véritable bête, un monstre, caractéristique que l’on avait encore jamais vu chez personne, même chez les très grands joueurs que pouvaient être par exemple George Mikan. En véritable athlète, Witl « The Silt » (les échasses …) à dominé offensivement la NBA comme personne ne l’avait fait avant lui. Même à Bill Russell, le plus grand défenseur de l’histoire de ce jeu, il a réussi à passer 62 points. Chamberlain a poussé à l’extrème ce principe de l’époque que les grands étaient les meilleurs au basket, tellement à l’extrème qu’il en est devenu aujourd’hui encore un des meilleurs joueurs ayant jamais évolué en NBA. Il sera le prototype de base sur lequel seront construits pendant très longtemps des pivots de légende tels que Kareem Abdul Jabbar, Bill Walton, Wes Unseld, Hakeem Olajuwon, Pat Ewing, David Robinson ou même Shaquille O’Neal.

Chamberlain, vrai force de la nature

De même pour Oscar Robertson. S’il récoltait tous ces rebonds, ce n’est certainement pas parce qu’il était beaucoup plus grands que les autres, au contraire. Il était un peu plus grand mais restait dans la moyenne. Ce qui le différencie, c’était lui aussi sa condition physique de véritable athlète. Il jouait avec une passion et une intensité rare, et son physique bien au-dessus du niveau des arrières de l’époque lui permettait de dominer comme il le faisait. Dans des années 60’s où cette notion d’athlète était inconnue ou en tout cas pas popularisée en NBA, Robertson était vraiment une exception, encore une fois l’homme qui physiquement ressortait du lot. Tout comme Chamberlain, tout comme Julius Erving par la suite, qui reprennant l’héritage de Baylor sera le premier à démocratiser le dunk et le jeu aérien à un tel niveau. Tout comme Michael Jordan de son temps, qui ira encore plus loin qu’Erving n’était allé.

Et donc tout comme Lebron James aujourd’hui, réellement indéfendable, intenable. Trop rapide pour être gardé par un Big Men, trop puissant pour être gardé par un arrière ou par de nombreux ailiers dans la NBA de nos jours. C’est ça qui différencie Lebron James de tout le monde, et pas seulement aujourd’hui, mais dans toute l’histoire de la NBA, jamais on avait vu passer un tel monstre physique. Si on devait créer le joueur parfait, nul doute que son physique serait celui de Lebron James, vitesse, puissance et explosivité combinées, le mélange improbable et pourtant bien réel. Et avec l’aptitude physique prenant de plus en plus d’importance dans ce sport, peut être Lebron James ne sera bientôt plus une exception mais seulement le premier d’une longue série, qui sait ? Seul le temps nous le dira.

Une exception ou le premier parmi avant tant d’autres ? 

 

Quelle place dans l’histoire ?

Un des seuls véritables All Around Player de l’histoire de ce sport, un des meilleurs scoreurs qui ait jamais joué et pas loin d’être le prototype physique parfait d’un joueur NBA comme on en avait jamais vu, autant de caractéristiques qui devraient normalement attirer rien de plus que de l’admiration.

Mais si il est bien un pêché que les fans NBA ne pardonnent pas, c’est celui de ne pas réussir à décrocher un titre. Demandez à Charles Barkley, qui en a fait l’amère expérience en son temps … Sauf que de nos jours, les médias sont plus forts, Internet plus puissant et tout le monde peut s’exprimer sur ce qu’il souhaite, dans un sombre anonymat qui permet à n’importe qui de pouvoir dire les pires choses possibles. Une chose est sure néanmoins, pour Lebron James, gagner un titre n’est pas une option, il doit à tout prix le faire. Dominer à ce point le jeu, et ne pas arriver à aller jusqu’au bout, ça en fait mal au cœur …

Malone & Stockton, deux parmi la longue liste des grands joueurs sans titre …

Encore un point commun qui le rapproche d’Elgin Baylor : l’ancien ailier des Lakers aura participé au cours de sa carrière NBA à pas moins de 7 Finales NBA, sans en gagner une seule, pour finalement prendre sa retraite sans titre, l’année ou Jerry West et Wilt Chamberlain arriveraient enfin à gagner cette bague chez les Lakers … Pour autant, cela change-t-il quelque chose à l’héritage qu’il a laissé ? Cela fait-il de lui un joueur moins bon qu’il ne l’a été ? Pas le moins du monde, seulement encore une fois, les choses sont différentes aujourd’hui et les gens pensent différement sans doute.

Concernant sa réelle place dans le top des joueurs de l’histoire, c’est plus que compliqué à dire. Les plus grands ont pour eux une ribambelle de titres, Jordan, Bird, Magic, Russell, etc. Pourtant, c’est bien la première fois qu’un joueur aussi talentueux et unique en son genre ne parvient pas à décrocher de bague, avec tout le respect qui est dû à Karl Malone, John Stockton, Charles Barkley et les autres. Scottie Pippen avait créé une émulation l’an passé à la même époque, déclarant que Lebron James était le meilleur joueur de tous les temps … Pourtant, Chamberlain à tourné à 50 points de moyenne sur une saison et a marqué 100 points en un match. Pourtant Robertson a tourné à un triple double de moyenne, pourtant Jordan fut une véritable machine à scorer et à gagner. Pourtant, Bird et Magic ont apporté ce brin de magie dans le jeu qui a fait rêver la terre entière. Pourtant Russell ne pèse pas moins de 11 titres en 13 saisons … Difficile de lui trouver une place bien précise, un rang particulier. Déjà que les opinions divergent lorsque l’on évoque Bird, Magic, Jordan ou Chamberlain, quel serait l’intêret de mêler Lebron James à moitié de carrière à la conversation ?

Les candidats pour le titre officieux de meilleur joueurs de l’histoire ne manquent pas …

Et quel intêret de classer un par un des joueurs tous aussi dominant les uns que les autres, à des périodes et des postes différents ? Quelle preuve, quelle base solide sur laquelle appuyer son raisonnement quand on sait que les époques et le jeu changent tellement en 10 ans d’intervalle ? Ne pourraît-on pas tout simplement dire que Lebron James à inscrit timidement mais surement son nom dans la liste des plus grands joueurs ayant joué dans cette ligue, les Michael Jordan, Wilt Chamberlain, Larry Bird, Magic Johnson, Bill Russell, Oscar Robertson, Kareem Abdul Jabbar, et qu’avec les années à venir il gravera chaque fois son nom un peu plus dans le marbre ?

Et puis, il n’a que 27 ans le môme …















51 commentaires

  1. Ah bon ?

    Malone a pas était MVP ?

    -_-’

  2. A oui c'est vrai que Malone n'a jamais eu le titre de MVP …

  3. le titre de MVP de la saison réguliere a été remporter par Karl Malone en 96-97 et en 98-99

  4. bravo pour l'article !!!! Super bien écrit !!!

  5. Bon article même si j’apprécie pas du tout LeBron ! Cependant, il y’a un point ou je ne suis pas d’accord, c’est la comparaison avec Kobe et Gernett ! Kobe et KG en ont bavé lors de leur arrivée en NBA, beaucoup de critiques ! Ce qui n’est absolument pas le cas de LeBron, même l’opposé direct ! Il est arrivé en NBA avec déjà un statut de superstar ! ;)

    • Kobe et Garnett, aussi bon soient ils, n'ont pas été aussi précoce, aussi efficace dès leur arrivée dans la ligue. Kobe a mis par exemple 5 ans avant de passer la barre des 1500 points sur une saison, alors que Lebron l'a fait dès sa première année. Un exemple parmi tant d'autres.

  6. Je trouve qu’on oublie un peu vite un certain Black Mamba…

  7. MAGNIFIQUE article, merci la rédac !

  8. Merci à tous pour les compliments, je tiens à vous répondre sur certains points.

    - Concernant Karl Malone, le terme de titre est à comprendre dans le sens titre de champion NBA bien sur, dans le contexte du paragraphe en question ça ne pouvait pas désigner le trophée de MVP.

    - Kobe et Garnett, aussi bon soient ils, n'ont pas été aussi précoce, aussi efficace dès leur arrivée dans la ligue. Kobe a mis par exemple 5 ans avant de passer la barre des 1500 points sur une saison, alors que Lebron l'a fait dès sa première année. Un exemple parmi tant d'autres.

    - On "n'oublie" pas Kobe Bryant. Le but de l'article était d'étudier le cas de James par rapport aux grands joueurs d'antan, peut être sur un prochain article. Et Kobe n'a pas révolutionné son ère comme l'ont fait ceux cités dans l'article. Russell premier véritable défenseur et même défenseur absolu, Chamberlain premier athlète extraordinaire et scoreur de folie, Baylor premier à jouer dans les airs, Robertson machine à stats comme jamais au paravant, Bird & Magic des All Around player de folie et sans doute deux des joueurs les plus intélligents vu sur un terrain de basket, Jordan premier a réaliser ce genre de choses, à dominer le jeu aérien (notamment …).

  9. si,il a révolutionné le nombre de shoots pris par matchs xD

  10. "Quel preuve, quelle base solide sur laquelle appuyer son raisonnement quand on sait que les époques et le jeu changent tellement en 10 ans d’intervalle ? "
    Je suis tout à fait d'accord avec cette phrase, c'est à chaque fois ce que je répète quand on me demande quel est le meilleur joueur de tous les temps. Avant, c'était si facile de scorer 50 ou 60 pts, regardez rien que sur cette saison, 3 joueurs seulement ont dépassé les 50 pts (si je me trompe pas : Love, Durant, Williams).
    Et au passage, super article !

    • C'est pas forcement que c'était plus facile, le point ultra important à retenir c'est la dimension athlétique.

      Aujourd'hui, chaque joueur NBA est un athlète, ils passent tous leur journée a soulever de la fonte, leur forme physique est impressionnante, autant les grands que les petits.

      Mais dans les années au par avant, les vrai athlètes étaient très rare, et la grande majorité des joueurs avaient un physique qu'on pourrait qualifier de normal presque, comme Mr tout le monde. Et c'est pour ça qu'un mec comme Chamberlain a tout écrasé, c'est pour ça que Robertson a fait ces stats, de même pour Elgin Baylor, et plein d'autres. Si on regarde attentivement, tous les joueurs dominant (ou presque) avait un physique au dessus de la moyenne pour leur époque.

      Donc c'est pas du tout que le jeu était plus facile en fin de compte, c'est que le jeu était plus facile pour ces joueurs là en particulier. Des joueurs qui tournait à 2.1 points et 3.6 rebonds par match, ça existait même dans les 60's :)

      • Le truc sur le point de vue physique c'est qu'il y'a toujours une ambiguité sur le fait que LeBron n'a vraiment fait que de soulever de la fonte… car oui il a été précoce, mais vu son style de jeu, énormément axé sur le physique (et c'est ce que j'aime pas dans son jeu) aurait-il été aussi fort avec un physique + "normal" ?

        • Peut-être pas, on ne sait pas mais ce qui est sûr c'est qu'il n'a pas qu'un physique. Sa vision de jeu est assez remarquable quand même, et on l'oublie trop souvent.

        • La question n'a pas à se poser, puisque ce physique il l'a, c'est chercher la petite bête là :)

          Mais si on l'envisage en effet, Lebron sans cela aurait été un bon All Around Player sans doute, dans les standards de sa saison rookie où il n'avait pas encore ce corps monstrueux. Mais peut être pas aussi fantastique que maintenant c'est vrai, car contrairement à un Larry Bird (qui avait un physique presque ingrat pour un joueur NBA) il n'a pas cette vision et cette intelligence de jeu fantastique qu'avait Bird et qui lui a permit de s'imposer parmi les meilleurs des meilleurs même sans un bon physique.

  11. Il a révolutionné le flop aussi… King of flop…

  12. Pour ceux qui suivent le basket avant cette ère l'article ne fait que confirmer ce que l'on sait de Lebron James.

  13. guillaume ta un site web pour voir tout tes articles ? car c'est vraiment bien écrit

  14. Encore un tès bon article bien monté bien rédigé travail parfait encore mille fois merci basket-infos !

  15. « les anales de la nba » pas mal celle là ;)

  16. Super article ! ça m'a complètement immerger dans les entrailles de la NBA à travers les décennies ! Très juste je trouve, bien écri, objectif. Respect.

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