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Will the Suns rise again ?


Fin Mai 2010, les Lakers sortent Phoenix en Finales de Conférence, au terme d’une série qui restera comme le début d’une longue traversée du désert pour la franchise de l’Arizona. Quelques semaines plus tard, Stoudemire fait ses valises pour Big Apple et les Suns allaient galérer à se refaire un nom dans une conférence Ouest, sur laquelle ils avaient posé leur empreinte au cours des années 2000’s . Mais après une intersaison 2012 plutôt réussie et à l’heure ou les jeux sont à faire à l’Ouest, les Suns pourraient bien avoir une carte à jouer cette saison. Analyse.

L’occasion d’un nouveau départ pour Phoenix, notamment et surtout après le départ de Steve Nash chez le rival angelinos. Malgré tout, ce départ n’entache pas, ou presque, l’excellent travail des dirigeants des Suns durant cette intersaison, après deux longues années de choix on ne peut plus douteux.

Finit les trades qui envoient votre meilleur marqueur, Jason Richardson, à Orlando contre un trop vieux Vince Carte, Mike Pietrus et (heureusement) Marcin Gortat. Finit les trades qui envoient votre très talentueux meneur back up, j’ai nommé Goran Dragic, contre Aaron Brooks, un faux meneur qui tournait en surrégime l’année de son MIP et qui allait même partir jouer en Chine pour ne plus revenir. Désormais, on met un point d’honneur à essayer de faire les bons choix à Phoenix, et ça passe forcément par un rajeunissement de l’effectif.

Car en plus de Steve Nash, Grant Hill à lui aussi quitté le navire. Pour les remplacer, les Suns on mis la main à la patte, tout d’abord en prenant une des meilleures décisions possibles : faire revenir Goran Dragic. Très talentueux et sans doute un peu sous estimé, le pauvre Dragic avait dû encaisser le choc de son trade début 2011 avant de finalement nous montrer de quoi il était capable la saison dernière avec Houston. Meneur très complet, il sait à la fois scorer et distribuer le jeu d’une très belle manière, le tout en possédant un shoot plutôt fiable (44% en carrière). Il devrait en toute vraisemblance être le leader de cette équipe, et il en a les épaules pour le faire. Là où Phoenix a fait fort,  c’est que pour une équipe de leur calibre, ils n’auraient pu imaginer récupérer à la mène un meilleur joueur. Alors que Houston a tourné autour du pot pendant de longues semaines, entre lui et Kyle Lowry, puis à liquider les stocks pour accueillir Dwight, les Suns ont sauté sur l’occasion et ont offert à Goran Dragic la chose qui lui était promise du temps de ses premiers faits d’armes à Phoenix : la succession de Steve Nash.

De retour dans l’Arizona, Dragic aura l’occasion de montrer qu’il peut être le leader des Suns.

Une autre bonne pioche, c’est celle de Michael Beasley. Même si Beasley est de ces joueurs sur lesquelles planent un certain nombre d’incertitudes, le talent est indéniable, et cette saison à Phoenix sera sans doute enfin sa chance de briller en NBA. Deuxième choix de la draft 2008 derrière Derrick Rose, il a été cantonné à Miami dans un rôle de Power Foward qui n’est pas du tout le siens. Bradé ensuite à Minnesota pour que le Heat puisse signer les Three Amigos, on pensait que peut-être avec les rennes de l’équipe entre ses mains il exploserait enfin … manque de pot, cette saison 2010-2011 sera celle de l’éclosion au plus haut niveau de Kevin Love, machine à stats qui à littéralement étouffé Beasley chez les Wolves, avant ensuite qu’on lui colle en plus dans les pates un malheureux Derrick Williams qui lui non plus n’avait rien demandé. Autant dire que si il y a bien une saison que Beasley doit réussir pour enfin montrer de quoi il est capable, c’est celle-ci. A Phoenix, le poste de Small Foward lui est promis, et le jeune reste bourré de qualités.  Avant tout un scoreur, il n’en reste pas moins un joueur très versatile et polyvalent, et ce sera sans doute à lui de prendre les rênes de l’équipe en ce qui concerne le scoring.

A ses cotés, Beasley pourra compter sur deux nouvelles têtes : Wesley Johnson et Luis Scola. Enfin pas si nouvelles que ça concernant Wes Johnson, lui aussi un ancien Wolves envoyé dans l’Arizona par le trade de Robin Lopez aux Hornets. Sur ce poste deux il sera en concurrence avec Shanon Brown, mais clairement Brown possède plus le profil d’un sixième homme, un dynamiteur en sortie de banc. Alors que Wes demeure lui un jeune joueur tout de même. L’ancienne star de Syracuse, 4e choix de draft, à eu lui aussi le malheur d’atterrir dans le Minnesota … Baladé entre les poste 2 et 3 et sous une trop forte concurrence, il n’a jamais pu confirmer ses qualités dans la grande ligue. Wes est lui aussi un scoreur, avec un très bon shoot et capable également d’aller attaquer le cercle, mais pas que. C’est également un excellent défenseur, qui s’illustre à l’interception comme au contre grâce à ses très long bras pour un arrière. Il n’en demeure pourtant pas moins une énigme, arrivera-t-il enfin à se montrer à la hauteur des attentes ? Le pari n’est pas si osé que cela, et il y a plus à gagner qu’à perdre.

Deux « pari » qui pourraient bien rapporter gros pour les Suns.

Luis Scola lui, est tout l’inverse de Wes et Beasley. Lui a tout prouvé à Houston, portant les Rockets à bout de bras depuis le départ de Brooks, et a pourtant été chassé comme un malpropre d’une franchise pour laquelle il avait fait tant. Encore une fois, Phoenix à flairé le bon, voir très bon coup et à récupéré l’argentin. Un des meilleurs joueurs de la NBA au poste bas, Scola n’a plus 20 ans mais reste un joueur très précieux à avoir dans son effectif. Surtout que Channing Frye est un intérieur qui préfère plutôt s’écarter et chercher le tir longue distance. Pour compléter la raquette et le cinq majeur, Marcin Gortat, un pivot un poil sous couté car diablement efficace. Certes, avoir Steve Nash à coté de sois peut aider, mais Dragic n’est pas non plus un manche à la mène, et Gortat pourra encore régaler les Suns de jolis pick & roll, de précieux rebonds ou de présence dans la raquette.

Ce cinq de départ est donc tout ce qu’il y a de plus correct, Dragic-Johnson-Beasley-Scola-Gortat, mais le reste de l’effectif n’en reste pas moins compétitif. Shanon Brown, dont on a déjà parlé en puncheur hors du banc, mais aussi Jared Dudley qui fera encore et toujours le boulot dans son rôle de back up au poste 3. Markieff Morris, auteur d’une prometteuse saison rookie l’année passé pourra aussi apporter son grain de sel, mais le rookie de cette saison dans l’Arizona se nomme Kendall Marshall. 13e choix de la draft, l’ancien de North Carolina est un bon meneur qui saura parfaitement jouer les doublures de Dragic, d’autant plus que c’est un fantastique playmaker, le meilleur de cette classe de draft 2012.

Marshall aura l’occasion de se faire une vrai place dans l’effectif.

Seul bémol de l’effectif, c’est finalement la faiblesse de la raquette, après les départs de Robin Lopez et Hackin Warrick. Derrière Scola et Gortat, Markieff Morris est un peu petit, même pour un ailier fort, et Channing Frye s’éloigne souvent du cercle, autant dire pas de véritables intérieurs, ou en tout cas pas deux monstres défensifs. Pour y remédier, les Suns on enrôlé Jermain O’ Neal mais il demeure une véritable intérrogation, que ce soit physiquement ou même sur son niveau de jeu à son âge et après une saison blanche ou presque à Boston. Si O’Neal peut tenir son rôle de pivot back up qui tient la baraque (ou comble les brèches, au choix) en défense , alors cela aura été une bonne pioche, mais rien n’est moins sur.

Que peut-on attendre alors de ces Suns version 2012-2013. Certainement pas un titre NBA, mais pourquoi pas de belles surprises. Finaliste de Conférence en 2010, Phoenix à pourtant terminé sa saison début avril en 2011 et 2012, autant dire que l’objectif numéro un est d’abord et avant tout de retrouver les playoffs. Membre de la Pacific Division, dont la première place est déjà promise soit aux Lakers soit aux Clippers, les Suns ont toutes leurs chances dans une Conférence Ouest en pleine mutation. Au dessus du lot, quelques équipes comme OKC, San Antonio, Lakers ou même Clippers, mais derrière les places sont à prendre.

Memphis, qui reste sur une terrible désillusion lors des derniers playoffs, Dallas qui a réalisé un recrutement intéressant eux aussi, Portland ou pourquoi pas Denver. Et Phoenix donc. Leur réservoir de talent est indéniable, le potentiel est là et l’effectif bien garni. A eux de nous montrer que dans la lutte aux playoffs, dans une Conférence ou tout se joue généralement à une victoire près, qu’ils sont de sérieux candidats à prendre en compte. Sans même compter l’objectif tant délicat que difficile de faire oublier à toute une ville le souvenir de son ancien double MVP qui a porté la franchise sur ses épaules pendant près d’une décennie …

Sacré programme, la rentrée s’annonce déjà chargée.











8 commentaires

  1. merci pour se bel article ! :) a l'ouest je verrai bien : (de façon subjective un peu ^^)
    1: Lakers
    2: OKC/SAS
    3: OKC/SAS
    4: Clippers
    5: Denver
    6: Timberwolves
    7: Dallas
    8: Suns
    9: Memphis

    en gros la bataille à l'ouest pour les dernières places en PO va être tendu !!

    • J'aurais mis Memphis un peu plus haut, et Minnesota pas en playoffs.

      Les Wolves chaque année on dit qu'ils peuvent le faire mais c'est toujours très loin. Certes il y a eu de nombreux renfort, mais premièrement on ne sait pas à quel niveau sera Roy et si il ne va pas rechutter, deuxièmement avec les très nombreuses arrivées il faut que la mayonnaise prenne et troisièmement il y a beaucoup de concurrents à l'Ouest mieux rodés que Minny qui est toujours en construction.

      Il faudra surveiller d'un coin de l'oeil Portland aussi, qui peut être boosté par l'arrivé d'un très bon Damian Lillard.

  2. Minnesota ont un super 5, donc pour moi c'est sûr qu'ils iront. Après SAS ça rique d'être compliqué pour eux d'arrivé 2 ou 3eme…

  3. Triste à dire mais Nash part et les Suns ont une chance d'aller en Playoffs… Leur effectif le leur permet. Manquerais qu'un bon pivot qui fasse de la place dans la peinture ;)

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