Accueil » Infos » Can the Big D do it again ?

Can the Big D do it again ?

Le Big D c’est Dallas, mais c’est aussi Dirk. Les Mavs ne redeviendront pas une des équipes les plus craintes de la ligue sans un grand Nowitzki aux commandes. Un an à peine après le couronnement de 2011, les ambitions, les résultats et surtout l’effectif a changé du tout au tout. Et après le sweep subi face au Thunder et un recrutement solide à défaut d’être sexy, les Dallas Mavericks vont pouvoir entamer la saison du bon pied. Assez pour espérer quelque chose ? Analyse.

         Ils sont cinq. Plus précisément, ce sont Dirk Nowitzki et Shawn Marion, et trois autres pièces beaucoup moins importantes du titre, Rodrigue Beaubois, Dominique Jones et Brian Cardinal. Pour les autres, on connait l’histoire : après avoir déjà perdu leur meilleur défenseur et leur feu follet en sortie de banc, Tyson Chandler et JJ Barea, l’an passé, cette année Jason Kidd nous a fait le coup du « Je ne pars pas, je pars » à en rendre vert de jalousie Dwight Howard. Le Jet lui atterrit à Boston, et même des joueurs comme Ian Mahinmi ou Brendan Haywood ont quitté le navire.

         Mais qu’importe, l’objectif de l’été était clair pour Mark Cuban et les Mavs : attirer dans ses filets une des deux stars du marché de l’été, Deron Williams et/ou Dwight Howard. Si pour l’ancien pivot d’Orlando la situation avec Dallas avant son transfert n’était pas plus claire que celle avec n’importe quelle autre des franchises engagées dans la lutte, le cas Deron Williams peut clairement être considéré comme un échec, ou en tout cas, une déception. Les rumeurs qui envoyaient DWill dans le Texas foisonnaient depuis quelques temps dans les médias, et pour cause : le garçon est natif de Dallas, ne se plaisait pas du tout dans le New Jersey avec des Nets pour le moins au point mort. Et puis, Mark Cuban semblait le vouloir et l’apprécier, et cela semblait réciproque. Mais ça ne s’est pas fait, tout simplement. Deron Williams lui-même avouera que l’absence de Cuban lors de l’entretient avec les Mavs a fait pencher la balance, y croira qui veut bien.

DWill rempile aux Nets, de Brooklyn cette fois, plutôt qu’à Dallas.

         Toujours est-il que le fantasque proprio des Mavs a su monter un plan B, pour le moins intéressant. Pas de Deron Williams donc, mais un très joli back court, composé de Darren Collison et OJ Mayo. Le premier est un parmi les nombreux jeunes et prometteurs meneurs de la ligue. Après une saison rookie on ne peut plus satisfaisante, remplaçant un Chris Paul à la perfection (avec même une pointe à 20 passes sur un match), Larry Bird l’a fait venir dans l’Indiana pour en faire son meneur titulaire. Mais chez les Pacers, il ne s’est jamais senti à l’aise en deux ans, embêté même la seconde saison par un George Hill qu’on lui a mis dans les pattes (et qui n’est pourtant pas un réel meneur de jeu). Résultat, il se retrouve à Dallas, à la mène des Mavs. Il n’est pas Deron Williams, mais il demeure tout de même extrêmement intéressant : capable de distribuer le jeu, de scorer quand il le faut, rapide, bon shooteur extérieur et défenseur, c’est un meneur complet qui va tenter de relancer sa jeune carrière dans le Texas, et Dirk est déjà impressionné par le bonhomme.

         Pour compléter le back court, un certain OJ Mayo. 3e choix de la draft 2008, Mayo avait connu des bons débuts à Memphis avant d’être repositionné comme 6e homme des Grizzlies après l’arrivée de Tony Allen dans le Tennessee. Véritable scoreur, sans doute Dirk prendra encore le scoring à son compte, mais dans les années à venir la tendance pourrait s’inverser. Bon shooteur, il peut se créer son propre shoot et c’est ce qu’il semblait manquer à Dallas. Une véritable menace extérieure en somme, qui pourrait soulager un peu Dirk Nowitzki de temps en temps et lui permettre de ne pas avoir toute l’attention de la défense adverse sur lui. Lui aussi en quête de second souffle, c’est le moment ou jamais pour OJ s’il veut montrer qu’il peut être vraiment quelqu’un dans cette ligue, et les compteurs sont à priori tous au vert, maintenant y a plus qu’à.

Un back court prometteur flambant neuf pour les Mavs. 

         Egalement, Dahntay Jones rejoint le navire. L’ancien arrière de Duke n’a jamais vraiment réussi à s’imposer dans cette ligue, tournant péniblement en 9 saisons à 6 petits points par rencontre. En temps normal, on aurait pensé qu’il aurait été une bonne recrue à l’arrière, mais on peut aussi se demander l’utilité d’un recrutement comme celui-ci quand on voit tous les joueurs qui aspirent à évoluer au poste 2 dans cette équipe.

         Autres recrues de poids pour les Mavs (au sens propre), ce sont les deux intérieurs Chris Kaman et Elton Brand. All Star en 2010 à l’époque où il était le fer de lance des Clippers, le pivot allemand retrouve son compatriote dans la raquette des Mavs, après une année difficile aux Hornets. Elton Brand quant à lui, débarque de Phily où il a été un des acteurs de l’aventure des Sixers lors des derniers playoffs. A côté d’un Nowitzki indéboulonnable, la logique voudrait que le vrai pivot de formation, Kaman, soit le titulaire, et qu’Elton Brand sorte du banc. Seulement les deux ont un style totalement différent à prendre en compte : alors que l’allemand est un pivot typé européen, pas très physique mais avec de bonnes mains, Brand lui est beaucoup plus solide, et possède lui aussi un shoot très fiable à mi-distance. Et si il est habitué à jouer en 4, son physique lui permettrai tout à fait de jouer pivot aux cotés de Dirk, histoire d’avoir une raquette un peu plus équilibrée. Sans compter que Brand est un bien meilleur défenseur, et qu’avoir un pivot offensif en sortie de banc peut être tout à fait intéressant. La décision reviendra à Rick Carlisle, mais l’un comme l’autre sont de vraies bonnes recrues pour Dallas, et au cours des matchs, nul doute que les deux combinaisons Dirk/Kaman et Dirk/Brand (et même Brand/Kaman) seront utilisées, qu’importe qui démarre le match.

Deux bons renforts à l’intérieur pour Dallas.

         Un recrutement réussi donc à priori, mais tout de même quelques problèmes persistants pour les Mavs. Le premier, c’est retrouver un Dirk Nowitzki au top de sa forme, sinon les ambitions ne pourront pas voler bien haut. Auteur d’une de ses plus mauvaises saisons en carrière depuis ses débuts dans la ligue, l’âge commence à se faire sentir pour Dirk, sans compter que l’euphorie de 2011 est retombée. Mais il faut également voir que la saison dernière, écourtée par le lock out, aux camps d’entrainements rétrécis et matchs de saison régulière resserrés, avaient affecté le niveau de jeu de nombreux anciens de NBA (Ray Allen et Kevin Garnett en début de saison par exemple).

         Autre problème, celui de la surpopulation à l’arrière. Dans le back court, on compte Darren Collison et OJ Mayo, mais aussi Delonte West, Vince Carter, Dominique Jones, Dahntay Jones, le rookie Jared Cunningham ou encore Rodrigue Beaubois. Et sans véritable back up sur le poste de meneur, ce sera donc un arrière de formation qui devra assurer le métier, pas franchement génial. Quant à notre Rodrigues Beaubois national, difficile de lui imaginer une belle saison … Déjà blessé lors du match contre Berlin en présaison, Roddy devra donc faire face à la concurrence, une concurrence rude. Il est loin, de plus en plus loin le temps de sa flamboyante saison rookie, et malgré les dires de dirigeants des Mavs comme du coach lui-même, les faits sont bien différents. A la fin de son contrat rookie l’été prochain, peut-être sera-t-il temps de tourner la page Dallas pour s’en aller vers de meilleurs cieux ?

Maintenant ou jamais pour Roddy ?

         De même, quid de Vince Carter ? L’ancien arrière si talentueux des Raptors et des Nets n’est plus, et il demeure une véritable déception à Dallas (non pas qu’il ne le fut pas moins à Orlando ou Phoenix …). Avec encore plus de 6 millions à toucher sur un contrat qui court jusqu’en 2014, Dallas n’a pas l’embarras du choix et va devoir faire avec un joueur qui de toute façon ne plaira pas à grand monde sur le marché. Mais là où c’est le plus problématique, c’est quand le back court est à ce point bouché et qu’un OJ Mayo va tenter de s’imposer comme un des leaders de cette équipe. A coup sûr, lui mettre dans les pattes un Vince Carter qui n’a plus rien à espérer serait une belle boulette … Sans doute jouera-t-il plus souvent sur l’aile, en back up de Shawn Marion, (quoi que, les Mavs ont l’air de bien aimer déjà leur rookie Jae Crowder à l’aile) et peut être claquera-t-il un dunk par ci par là, mais il n’est décidément plus une pièce importante de la rotation, et à vrai dire ne l’a jamais vraiment été.

         Enfin, dernier problème, et pas des moindre, l’absence de véritable pivot dans l’effectif. Chandler parti à l’été 2011, les Mavs pouvaient tout de même compter sur Ian Mahinmi ou Brendan Haywood pour apporter (à défaut d’un immense talent) de la taille dans la raquette. On l’a dit, Kaman est pivot de formation mais est loin d’être une véritable menace intérieure défensivement, et Brand a un joli physique mais rend quelques centimètres sur certains des meilleurs pivots de cette ligue. Brendan Wright lui est capable d’apporter un peu de taille, mais c’est plutôt un 4 monté sur ressort qu’un vrai pivot qui tient la baraque, comme l’a fait si bien Tyson Chandler lors de l’épopée du titre. Dallas pourra peut-être compter sur un Bernard James, pivot rookie 33e choix de draft, qui pourrait se révéler à l’image d’un Lavoy Allen la saison dernière, mais pour le moment rien n’est fait, et tout cela reste encore perfectible.

Sans être glamour, ces Mavs seront tout de même un sacré morceau.

         Quoi qu’il en soit, l’heure est sans doute venue de tourner la page. Il faut oublier ce titre de 2011 qui fait sans doute penser que les Mavs sont meilleurs ou n’ont de bien meilleures ambitions qu’ils n’en ont réellement. Avec un recrutement solide et un back court qui peut se révéler sur long terme, retrouver un bon Dirk Nowitzki, intégrer au mieux les nouvelles têtes et s’inviter pour la post season serait déjà l’accomplissement d’une belle année. Surtout dans une conférence Ouest où derrières les favoris que sont Lakers, Thunder, Clippers et Spurs, les sérieux outsiders semblent émerger d’un peu partout et toujours plus nombreux. Et une fois en playoffs, tout peut arriver. Début Avril 2011, personne n’aurait misé une pièce sur ces Mavs là, c’est aussi ça la magie des playoffs.

         Will amazing happens this year ?











Répondre