BrainStorming : Le malaise Indiana

Malheureux demi Finalistes de Conférence pendant les derniers playoffs, les Indiana Pacers semblaient sur la pente ascendante depuis quelques temps. Un premier tour de playoffs tout à fait honorable contre les Bulls en 2011, l’an dernier donc cette élimination face au Heat, et cet été un excellent recrutement à priori, qui faisait penser qu’Indiana allait s’imposer comme un des gros à l’Est. Pourtant, le mauvais départ des Pacers est des plus inquiétant, et plus que les défaites, de nombreux cas inquiétants révèlent un réel malaise.

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Le bilan est en lui même pas si mal, 8 victoires pour 9 défaites, mais on était en droit d’attendre beaucoup plus de cette équipe. Qui aurait pu penser qu’après une petite vingtaine de matchs, Indiana serait en quête d’un bilan équilibré ? Certes, le franchise player maison, Danny Granger, est sur la touche, blessé, mais on pensait l’effectif assez dense et les autres stars assez talentueuses pour faire le boulot sans leur leader, qui en plus n’a jamais fait l’unanimité en tant que patron de la franchise, s’affirmant plutôt en tant que scoreur attitré de l’équipe.

Surtout que Paul George pointait le bout de son nez depuis quelques temps. L’incroyable dunkeur, lottery pick des Pacers en 2010, s’est affirmé la saison passée comme un des joueurs incontournables de l’effectif, et beaucoup attendaient son explosion cette année. Au prix même d’un Danny Granger, que certains fans voulaient bien sacrifier pour laisser le champ libre à George sur l’aile plutôt qu’à l’arrière. Leurs prières sont à moitié exaucées : Granger est bien hors course pour le moment, mais on attend toujours le réveil de Paul George.

Mis à part un Paul George qui peine à dicter le ton en attaque comme on le voudrait de lui, l’autre grosse inquiétude des Pacers, c’est Roy Hibbert. Son cas était lié à celui de Nicolas Batum : Portland avait aligné les billets pour attirer le pivot dans l’Oregon, mais celui-ci préférant parapher un contrat juteux dans l’Indiana, les Blazers avaient alors retenu le français. Or, si Batum semble confirmer ce gros contrat à priori trop gros, Roy Hibbert est lui une véritable catastrophe. Comment expliquer qu’un si talentueux et prometteur pivot, qui avait cassé la baraque l’an passé et offert de belles promesses, puisse s’effondrer à ce point  ? Même pas 10 points par match, plus 8 rebonds… Les Pacers attendent toujours le réveil d’Hibbert. Pour l’instant, c’est sans doute un des plus gros, voir le plus gros flop niveau free agent de l’été dernier.

Certains joueurs sont heureusement de meilleures sources de satisfaction pour les Pacers. Lance Stephenson, qui s’est imposé à l’arrière, reléguant Gerald Green et Sam Young sur le banc, et Paul George décalé sur l’aile. David West tient la baraque, tout comme George Hill. Les deux sont les meilleurs marqueurs de l’équipe, et sont également les go to guy dans le money time coté Pacers. Seulement, Hill n’est vraiment pas un meneur de jeu, mais plutôt un arrière scoreur. Indiana se mord-t-il les doigt d’avoir envoyé Darren Collison à Dallas et de lui avoir offert le job ? Pourquoi DJ Augustin ne joue-t-il pas plus que 13 petites minutes par match, lui le vrai meneur de l’effectif. Ne serait ce pas mieux d’avoir un back court Augustin – Hill, afin de posséder un véritable distributeur sur le terrain ?

Tout va très vite en NBA, et dans une conférence Est en pleine mutation, Indiana devrait faire attention à vite redresser la barre pour ne pas se faire doubler dans la course au playoffs par des Bucks 4e de Conf’ qui les dominent dans leur division, des surprenants Hawks ou des Bulls épatant sans Derrick Rose. Si on rajoute Miami, Boston, Philadelphie, New York et Brooklyn, calculez : ça fait neuf équipes pour huit places. Un se retrouvera sur le carreau, et à l’heure actuelle ce sont les Pacers qui sont hors du tableau. A la lutte avec des Bobcats pas si loin eux non plus (7-8). A Franck Vogel et Indiana de vite résoudre l’équation et trouver les solutions le plus rapidement possible.


Guillaume