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BrainStorming : New York c’est sérieux, Phoenix ça ne l’est pas

Malgré un Carmelo Anthony sur la touche pour blessure, les New York Knicks ont déroulé hier face au champion en titre. Cela fait donc deux fois en deux matchs que les New Yorkais déroulent face au Heat, à chaque fois une large victoire de 20 points. Avec une telle victoire, les Knicks s’affirment comme l’équipe à battre à l’Est, et continuent sur leur lancée. De l’autre coté du pays, les Phoenix Suns sont défaits par les Mavs. Courte défaite certes, mais défaite quand même, et les troupes d’Alvin Gentry n’y arrivent plus.

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Hier soir, c’était le retour du jeu champagne en Floride. Cela faisait quelques temps que le jeu de New York avait un peu perdu de sa qualité, on ne voyait plus autant de mouvements du ballon, autant de tirs longue distance ou d’extra pass, un jeu moins impressionnant en somme. Depuis cette première victoire contre le Heat en ouverture de saison, qui nous avait bluffé tant le fond de jeu des Knicks était plaisant à voir, New York avait tendance sur les derniers match à retomber dans les travers de l’an passé, avec le retour des isolations (à outrance ?) pour Melo. Certes, Anthony est un tout autre joueur défensivement, on le voit beaucoup plus actif de ce coté du terrain, mais en attaque, cela commençait tout doucement à glisser vers le Melo croqueur qu’on n’aime pas voir. En attestent ses performances contre Phoenix (34 points, à 11/27) ou contre Charlotte (23 points, à 8/22).

Mais hier, Big Apple a dû faire sans son leader offensif, et s’est rappelé pour notre plus grand plaisir que ce qui avait été leur force, à la base de leur début de saison quasi parfait, c’est bel et bien le collectif. Raymond Felton a haussé le ton, et son association avec Tyson Chandler sur pick & roll est tout simplement impressionnante, une des meilleures de la ligue à l’heure actuelle. Il a donné le ton d’entré de jeu hier avec un crossover de folie sur Udonis Haslem, qui en cherche encore son short, puis à continué en enchaînant les trois points, et a assuré la victoire en fin de match. Revanchard ? Sans doute, il montre depuis le début de saison pourquoi NY était allé le chercher en 2010 pour en faire son meneur titulaire, et les mois d’errance à Portland et Denver sont désormais oubliés.

Sans Melo donc, on retrouvait Jason Kidd dans le back court avec Felton, et encore une fois l’association des deux a fonctionné à merveille. Le ballon tourne magnifiquement d’un joueur à l’autre, et atterrit quasiment à chaque fois dans les mains d’un shooteur ouvert à longue distance. En plus du tir primé et du pick & roll, le jeu de NY s’est aussi reposé sur Rasheed Wallace, très performant au poste bas. Voilà une alternative qu’on ne retrouve pas dans toutes les équipes NBA, le poste bas, et qui hier a fonctionné à merveille face aux intérieurs du Heat pas franchement extraordinaires. Et on ne cite même pas les JR Smith et Steve Novak impériaux en sortie de banc. Lorsque Melo sera de retour, il faudra veiller à ne pas retomber dans de l’isolation à outrance et continuer ainsi. Taper le champion en titre de 20 points, chez lui, dans son antre imprenable, c’est que la recette utilisée hier par Woodson est performante.

Un mot également sur les Suns. Phoenix a perdu cet été Steve Nash et Grant Hill, mais le recrutement avait paru à la hauteur de nobles ambitions, à savoir au moins lutter pour les playoffs. Au final, Michael Beasley n’y arrive plus dans cette équipe, Goran Dragic n’est pas aussi flamboyant qu’on aurait pu espérer, au vu de ses performances sur un temps de jeu limité à Houston, même si il en demeure le cadre et taulier de l’équipe. Marcin Gortat n’est plus aussi efficace que du temps de son association avec Nash, et Luis Scola ou Jared Dudley sont bien en dessous de leurs standards des années précédentes. Quant à Wes Johnson, 4e choix de la draft 2010 qu’on espérait voir renaître dans une équipe des Suns où la concurrence n’est pas insurmontable, enchaîne pour le moment les DNP. Et c’est sans même parler du lottery pick de cette année, Kendall Marshall, sans doute le meilleur playmaker de cette classe de draft, qui n’est même pas dans la rotation non plus et a été envoyé en DLeague. Les maux sont nombreux, les satisfactions rare, et c’est dommage, mais ça à l’air d’être le lot de Phoenix cette saison.















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