Accueil » Inside NBA » Inside NBA : Lebron James prend sa place dans l’histoire

Inside NBA : Lebron James prend sa place dans l’histoire

inside nba logo123

Afin de ne rien manquer de la semaine en NBA, Basket-infos vous propose un débrief complet par notre consultant NBA, Frédéric SCHWEICKERT, journaliste à l’Equipe (que vous pouvez retrouver chaque dimanche à 18h30 dans « NBA Sunday », sur la toute nouvelle chaîne de la TNT, l’Equipe 21). A travers cette toute nouvelle rubrique, il nous apporte donc chaque vendredi son analyse de spécialiste et abordera différents sujets qui feront probablement débat.

NEW YORK : LE TOURNANT DE LA BIG APPLE

La vie des Knicks commencerait (presque) à ressembler à un long fleuve tranquille. Deuxième de la conférence East, une belle victoire hier soir face à San Antonio (avec 23 points d’un Carmelo Anthony qui me séduit de plus en plus cette saison, autant par son talent que par son changement d’attitude et d’implication en défense). Bref de quoi rendre heureux n’importe quel Fan et n’importe quel coach de la NBA.

Surtout qu’un joueur est en train de faire une « Jamal Crawford evolution » : JR Smith. Ancien croqueur de ballon à Denver, ancienne tête brûlée de la ligue, celui qui n’a jamais eu l’occasion de trouver une place de titulaire durable est en train de vivre sa meilleure saison. 16.6 pts (record), 5.2 rebonds (record), 2.8 passes décisives (record de 2009 égalé), tous les voyants sont au vert pour qu’il puisse postuler au titre de meilleur 6e homme de la saison. Surtout, il profite d’une équipe qui utilise surtout la traction arrière pour s’imposer, avec notamment Raymond Felton, Jason Kidd et Carmelo Anthony (même si ce dernier évolue plus à l’aile). Catalogué comme un gros dunkeur, capable de faire quelques gros cartons mais également de passer totalement au travers d’un match, c’est la régularité de JR Smith qui fait sensation. Depuis le 5 décembre, il n’est jamais passé sous la barre des 13 points.

Mais cela va peut être changer, car un autre joueur va peut être prendre sa place de 6e homme des Knicks : Amare Stoudemire. Enfin de retour après plusieurs mois d’absence, l’intérieur de New York va peut être redistribuer toutes les cartes du Madison Square Garden. Bon, pour le moment, il n’a fait que deux matchs (avec 10 points contre San Antonio), et coach Woodson ne l’a pas (encore) réintégré dans le 5 de départ. Mais le souci pour NY, c’est qu’Amare est une star, et représente un gros contrat qu’il faut faire jouer. Mais on le sait : Stoud et Melo ne font pas bon ménage ensemble sur le parquet. Car les deux hommes évoluent généralement dans les mêmes zones et se marchent régulièrement dessus. On aurait tendance à dire que vu le début de saison d’Anthony, se serait à Stoudemire de s’effacer et de laisser la place au vrai leader du Madison. Mais en a t-il vraiment envie ? Il faudra attendre un peu avant de le savoir, mais la survie du bon début de saison de New York va en dépendre.

 

PJ CARLESIMO EN ATTENDANT MIEUX…

Il a coupé net la carrière de Jerry Sloan…Il a fait croire aux dirigeants des Nets qu’un coach élu meilleur coach du mois en novembre pouvait devenir un incompétent le mois suivant (Big Up à Avery Johnson). Et oui, Deron Williams est le roi pour faire tomber des coachs qui ont fait leurs preuves par le passé. Maintenant, c’est au tour de PJ Carlesimo de se frotter à ce meneur si talentueux, mais tellement caractériel. Est-ce que celui qui avait subi les foudres de Latrell Sprewell à Golden State va réussir à prendre en main une équipe de Brooklyn qui veut déjà faire partie des cadors de la conférence East ? Il va falloir lui laisser du temps pour faire ses preuves (mais comme on le disait la semaine dernière, du temps, il n’y en a pas chez les Nets), ce qui est certain, c’est que le mal est profond à la Barclay’s…Il va falloir redonner du capital confiance aux intérieurs qui ne voient plus beaucoup le ballon avec une traction arrière JJ / D-Will qui monopolise le ballon. Une traction arrière justement à qui il va falloir trouver des plages de repos plus importantes pour ne pas qu’ils soient sur les rotules. PJ va également devoir trouver plus de temps de jeu aux remplaçants, notamment un MarShon Brooks tellement convainquant dans son année rookie. Oui, il y a du pain sur la planche pour un coach qui au final n’a jamais tellement réussi à s’imposer dans la ligue. Que ce soit Portland, Golden State, Seattle ou même OKC, il n’a jamais passé le premier tour des playoffs. De toute façon, il risque de ne pas rester bien longtemps en tant que Head Coach. On parle déjà de Phil Jackson pour prendre le relais. Lui qui a su géré Jordan et Kobe, ce n’est pas le minuscule Deron Williams qui va lui faire peur…

 

Lebron James
LEBRON JAMES PREND SA PLACE DANS L’HISTOIRE…

27.5 pts, 8.1 rebs, 6.9 pds, 55% aux tirs, 40% à 3 pts !!!!! Quel mois de décembre pour « The chosen One ». Durant ce dernier mois de l’année, il a marché sur les pas de Wilt Chamberlain ou Larry Bird. Alors certes, Miami manque de régularité, capable de perdre deux matchs de suite contre Detroit et Milwaukee mais également de dominer Oklahoma City le soir de Noel ou de réussir le hold-up parfait face à Dallas. Alors on peut se poser la question sur Dwyane Wade qui manque parfois de discernement dans ses choix surtout lorsqu’on arrive dans les moments décisifs. Pareil pour Chris Bosh qui peut devenir fantomatique  ou bien les éternelles carences au poste de pivot et de meneur. On peut assez légitimement se poser des questions sur la capacité du Heat de réussir le back-to-back, vu le niveau de jeu présenté par cette équipe cette saison sur des matchs qui semblent à leur portée. Mais il y en a un sur qui on ne peut pas taper, c’est bien Lebron James. Sa régularité est à tout épreuve : aucun match sous la barre des 20 points depuis le début de saison. Cette semaine, il en a profité pour dépasser Kevin McHale avec 29 matchs de suite. Adroit de loin, décisif dans les moments chauds, jamais stressé…Bref, le roi est bien vissé sur son trône et pour le moment, rien ne semble pouvoir l’en faire tomber. Mais attention, Lebron James fait partie de cette classe de joueurs dont on sait qu’ils vont faire une bonne saison, mais là où on les attend, c’est durant les playoffs. Rendez-vous donc en avril, James, pour confirmer que ce que l’on voit depuis le début de cette saison n’est pas qu’un feu de paille.

 

LA FIN DU REVE DES CLIPPERS

Le plus beau compliment est venu de la bouche de Kobe Bryant HIMSELF ! « C’est la plus belle équipe des Clippers que j’ai vu ! » Tout est dit. Mais le rêve de la lob city a pris fin cette semaine. Après 17 victoires de suite et une invincibilité durant tout le mois de décembre, la belle série a pris fin cette semaine. Et d’ailleurs le retour sur terre a été dur. 2 défaites de suite, contre Denver et contre des Warriors de Golden State qui semblent être les seuls à avoir trouvé la parade face à la vague californienne. Et dire que dans le même temps, Chris Paul était élu (et très logiquement d’ailleurs) meilleur joueur du mois de décembre. Avec l’une des meilleures séries de victoire de l’histoire de la ligue (la 6e de l’histoire, avec 5 autres équipes), les Clip’s ont envoyé un message clair : le sweep des playoffs de l’an passé c’est terminé et il va falloir compter avec eux, au moins durant la saison. Maintenant, il va falloir se remettre de cette période qui peut faire tourner des têtes. Il va falloir repartir au combat, et le calendrier ne peut que les y inciter. En effet, la prochaine rencontre est face…aux Lakers de Los angeles !

 

Tim-Duncan

DANS L’ACTU AUSSI CETTE SEMAINE

Tim Duncan devient le 8e contreur de l’histoire de la NBA…vous me direz, quand pendant une grande partie de votre carrière vous défendez sur des postes 4 plus petits que vous, ça aide. Mais cela n’enlève en rien au talent de ce joueur, le meilleur ailier-fort de ces 15 dernières années…André Miller aussi entre dans un cercle très fermé. Avec plus de 15000 points et 7500 passes décisives, il devient simplement le 8e joueur de la ligue à aligner ces stats en carrière. Et dire que quand il joue avec Denver on dirait qu’il a 60 ans…La classe ! Enfin, peut être la plus grosse actu de la semaine : le passage à la nouvelle année !!! L’occasion pour moi de vous souhaiter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année pleine de NBA…

 

Frédéric SCHWEICKERT

Propos recueillis par Patrick Parizot, pour Basket-infos















3 commentaires

  1. La lutte va être acharnée pour le meilleur 6ème homme, Jr Smith, Jamal Crawford puis Lou Williams et Kevin Martin peuvent se méler à la lutte
    Perso je ne suis pas trop convaincu que Deron Williams soit le responsable du départ d'Avery johnson. Le proprio veut gagner, l'équipe ne gagnait plus donc il a pris des mesures.
    Pour Tim Duncan cela fait maintenant quelques temps qu'il joue pivot et qu'il joue donc contre des joueurs au moins aussi grand que lui et sa moyenne de contre est toujours la meme, je pense que ce n'est pas la raison, il est tout simplement un bon contreur. et il n'est pas le meilleur ailier fort de l'histoire parce qu'il avait un avantage de taille

  2. Pour Deron Williams c'est compliqué, mais c'est tout de même un joueur assez caractériel, et puis il est plutôt bien entouré dans le cinq de départ, et un seul ballon circule. Il n'est pas trop habitué à ce genre de situation !
    Tim Duncan, lui c'est le contraire, il a su cohabiter avec l'Amiral, prendre le leadership, puis le laisser à Tony. C'est un bon ailier fort mais de loin le meilleur de ces 15 dernières années, à mon humble avis.

  3. Très belle analyse !
    Même sije ne suis pas toujours d'accord ! Pour moi les Nets, c'est une équipe très superficielle. Et Johnson n'avait ni le charisme et les compétences pour coacher cette équipe. et ne parlons pas de Carlesimo. Nous sommes à New York, je le rappelle !

Répondre