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Coaching : Brooklyn et la patte PJ Carlesimo

PJ-Carlesimo-Deron-Williams

Beaucoup critiqué en début de saison pour sa pauvreté tactique lorsque Avery Johnson était en place, Brooklyn a démontré hier contre les Knicks qu’ils étaient désormais plus organisés qu’auparavant.

On reprochait à Brooklyn d’Avery Johnson de ne s’appuyer que sur Deron Williams et Joe Johnson, et un bien trop grand pourcentage de possession offensive se terminait par l’un des deux jouant le un contre un. Pour une réussite pas des plus optimale. Mais depuis que PJ Carlesimo a repris les rênes de l’épique, le jeu est plus équilibré, les victoires s’enchaînent et le bilan s’améliore.

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Des systèmes pour Deron Williams

Avec une réussite au tir en berne cette saison, l’objectif pour PJ est d’offrir à son meneur de jeu quelques systèmes qui pourraient lui donner plus d’espace pour le voir rentrer plus de shoots plus facilement.

Terminé le un contre un, le ballon ne se retrouve dans les mains de Deron qu’en fin de possession, et il n’a qu’à prendre le shoot. Premier exemple, Deron Williams file la gonfle à Gerald Wallace, puis va couper dans la raquette avant de ressortir en sortie d’écran sur l’aile. Jason Kidd suit bien et le serre de trop près pour qu’il puisse prendre le tir, donc Deron n’a qu’à aller au lay up pour un panier relativement facile.

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Second exemple, encore une fois il donne la balle avant de couper puis ressortir de l’autre coté, derrière deux écrans de Reggie Evans et Brook Lopez. Dans cette situation ouvert, il a la possibilité de prendre un tir ouvert mais préfère tenter le floater. Dernier cas, sur l’engagement, c’est Joe Johnson qui hérite de la balle, et Deron traverse de suite le terrain de part en part pour se placer dans le corner. Kidd essaye de tricher pour couper la trajectoire du ballon plutôt que de rester sur lui, et Deron peut rentrer un trois point facile.

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Spot up Joe plutôt que Iso Joe

C’était l’objectif du début de saison, mais dans la réalité ça ne s’était pas passé ainsi.

Joe Johnson continue d’avoir ses isolations de temps en temps, mais ici aussi l’objectif est de lui permettre de simplement avoir à prendre le tir, et non créer toute l’action lui même. Premier exemple, Johnson file la balle à Blatche sur l’aile avant d’aller se placer arrière arc. La défense choisie de se resserrer sur Blatche, qui n’a qu’à ressortir pour un tir primé de Johnson. Plus tard, Joe coupe dans la raquette, en même temps que les autres shooteurs sur le terrain CJ Watson et Keith Bogans, ce qui perturbe la défense des Knicks. Il s’isole s’ensuite dans le corner grace à un écran de Blatche, et obtient un tir ouvert à trois points.

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Un peu plus tard, il coupe encore une fois vers l’intérieur mais ressort cette fois en tête de raquette, et n’a qu’à prendre un dribble pour se mettre en position idéale. Rebelote sur l’action suivante, même si il ne rentrera pas le shoot cette fois.

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S’appuyer sur d’autres options plus souvent

Enfin, un dernier changement dans le jeu de Brooklyn, c’est le fait d’offrir plus de shoot aux autres joueurs de l’équipe.

A commencer par Brook Lopez, qui hérite de bien plus de ballon au poste bas que lorsque Avery Johnson était aux commandes. On voit également plus de pick & roll et systèmes dans lesquels Deron Williams se retrouve dans le rôle du passeur, et ce n’est pas un hasard si ses stats en passe décisives sont en hausse dernièrement. Deux exemple presque consécutifs, où Lopez peut dégainer à mi distance, puis Humphries qui attaque le panier, deux paniers relativement facile pour Brooklyn. Un peu plus tard, Gerald Wallace se tient prêt lorsque Deron Williams pénètre et se retrouve libre pour un tir longue distance.

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En somme, le jeu des Nets est devenue plus fluide et plus varié.

Et ça se traduit directement sur le bilan de l’équipe, qui enchaine les victoire depuis l’arrivée de PJ Carlesimo en tant que head coach. Un meilleur fond de jeu, un Deron Williams qui retrouve la forme petit à petit, un Joe Johnson qui devient plus efficace, et un Brook Lopez sur qui on s’appuie de plus en plus, pour ainsi dire la situation s’améliore à Brooklyn. Avec seulement 2 matchs de retard sur New York, si les Nets continuent ainsi ils pourraient même ravir en fin de saison la 2e place de la conférence Est sous le nez de leurs ennemis des Knicks.















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