Souviens toi cette série là … Héroïques Knicks de 1999

Souviens toi cette série là … Héroïques Knicks de 1999

Aujourd’hui, ce n’est pas sur une mais bien sur deux séries de playoffs sur lesquelles nous allons nous attarder, toutes deux qui datent de l’édition 1999 des playoffs NBA. Et toutes deux ont pour dénominateur commun des New York Knicks plus surprenants que jamais. Alors que le lock out, qui a chamboulé la fin de la fabuleuse décennie des 90’s dans la planète NBA a pris fin, personne n’aurait pensé voir la franchise de NY se hisser jusqu’au stade ultime des Finales, au terme d’un parcours for the ages en post season. Et même si la victoire finale n’est pas au rendez-vous, l’histoire de ces Knicks demeure tout de même fabuleuse. Retour sur la dernière grande épopée de playoffs qui a fait rêver Big Apple.

 

Il faut dire que les Knicks version 1999 ne sont plus du tout la même équipe qu’auparavant, celle qui pratiquait le jeu le plus dur de NBA et qui dictait sa loi sur la ligue pendant la majorité des 90’s. L’effectif, toujours talentueux, n’est pourtant plus aussi sexy qu’avant. Pat Ewing est encore là, mais dans sa 13e saison il n’est plus la super star d’antan. John Starks, le self made man, chouchou du Madison Square Garden, n’est plus là, remplacé par Allan Houston. Latrell Sprewell est là également, mais ce n’est pas lui faire reproche que de dire qu’il n’a jamais été une méga star en NBA. On retrouve aussi Larry Johnson, ancien 1e choix de draft en 1991 et fantastique joueur au poste 4, qui dans ses belles années était aussi solide qu’un Shaq et aussi explosif qu’un Shawn Kemp. Seulement les blessures à répétitions le gênent énormément et ce n’est plus le même joueur. Marcus Camby, Kurt Thomas, Chris Childs, Charlie Ward sont là pour compléter le casting, mais en toute honnêteté on a déjà vu plus reluisant comme effectif.

Sprewell et Houston, les fers de lance d’un NY pas des plus flamboyant qu’on ait vu.

Et la saison (raccourcie pour cause de lock out) confirmera que les Knicks ne sont plus des prétendants au titre. De mauvaises performances, pas de leader incontestable, le grand New York paraît loin. Malgré tout, les Knicks obtiennent une 8e place dans la conférence Est, synonyme de playoffs et du droit d’affronter dès le premier tour l’équipe qui a dominé la ligue cette saison là : le Heat de Miami.

Et le déclic s’est sans doute fait à ce moment là pour les Knicks, qui ont entretenu dans la fin des années 90’s une des plus bouillantes rivalités qu’on ait vues dans cette ligue. Et pour cause : Pat Riley, le boss de NY, qui avait fait des Knicks un prétendant au titre au début de la décennie s’en est allé en Floride pour coacher le Heat après l’échec de NY en Finales 1994 … Aussi, lorsque les Knicks rentrent sur le terrain pour le premier match de cette série de playoffs, ils ont oublié qu’ils sont 8e de Conf’ et n’ont qu’une seule chose en tête : vaincre les éternels rivaux floridiens. Alonzo Mourning dans la peinture, Tim Hardaway à la mène, PJ Brown, Jamal Mashburn, etc. Autant de très bons joueurs qui ont fait du Heat la meilleure équipe de saison régulière et qui pourtant ne peuvent empêcher New York de s’emparer du Game 1. Miami n’a pourtant pas dit son dernier mot et récupèrera l’avantage du terrain pour obtenir le droit de disputer un Game 5 décisif sur leur parquet, les séries du 1e tour de playoffs se disputant encore à l’époque au meilleur des 5 matchs.

La suite, c’est inoubliable pour tout un peuple et pour tous les amoureux de basket en général. Le Heat pense enfin tenir la victoire en menant d’un point à quelques secondes de la fin, mais Allan Houston sort de sa boîte : il s’empare de la gonfle, s’avance et balance son shoot Ave Maria qui, moment de suspens oblige, prend le temps de rebondir sur le cercle et la planche avant de rentrer dans le cercle et ainsi propulser au second tour les Knicks. Deuxième revers de suite pour Miami contre NY, qui devient au passage la deuxième équipe 8e de Conf’ à éliminer un leader de Conf’, après l’exploit des Nuggets contre les Sonics cinq années auparavant.

Mourning et Miami sont au tapis, le destin a choisi Allan Houston et New York …

Mais pas le temps de se reposer sur leurs lauriers. Les Knicks ont rendez-vous avec les Hawks d’Atlanta en demi Finale de Conférence Est, qui ont terminé 4e de la Conférence. Une équipe solide, qui s’appuie sur des cadres tels que Steve Smith à l’arrière, le petit mais très vif Mookie Baylock, ou encore Dikembe Mutombo dans la raquette. Pourtant, Atlanta ne pourra rien faire, la machine New York étant enclenchée et tournant déjà à plein régime : seulement 4 petits matchs suffisent pour éliminer les Hawks et permettre aux Knicks de retrouver les Finales de Conf’.

Et dans ces Finales de Conférences Est les attendent les PacersLa rivalité entre Indiana et New York fut également explosive, et connue son apogée au milieu des 90’s, pour deux séries en 7 manches en 1994 et 1995. Reggie Miller et son trash talking, John Starks, Pat Ewing, Spike Lee depuis son premier rang, ou Mark Jackson, autant d’acteurs qui ont fait les beaux jours de ces confrontations : le quart temps à 26 points de Reggie, John Starks qui sauve la peau des Knicks, le trash talking entre Miller et Spike Lee, les fameux 8 points en 9 secondes, le lay up de la victoire manqué lors du match 7 par Pat Ewing …

Mais aujourd’hui l’histoire est différente. Ce ne sont plus les même Knicks, et malgré leur parcours jusqu’à présent, les Pacers restent favoris, surtout après leur dernière Finale de Conf’ contre les Bulls en 1998 qui furent magnifiques. Reggie Miller et Mark Jackson sont encore là, Chris Mullin aussi, tout comme le grand Rick Smits ou Jalen Rose. Et encore une fois, cette série sera le théâtre d’un des faits d’arme les plus mémorables de la grande histoire des playoffs : le fameux Four Points Play de Larry Johnson. Alors que les Pacers mènent de trois points au Madison Square Garden, voilà ce bon vieux Larry qui dégaine à trois points, tout en prenant la faute (imaginaire … ?) et rentre le panier ! Le Garden est en ébullition, et Johnson tente de contenir sa joie jusqu’à son lancer franc qui peut donner un point d’avance et la victoire à New York. Ce sera chose faite.

Faute ou pas ? L.J. en profite en tout cas pour offrir au Garden un finish qu’il ne pourra jamais oublier 

Les Knicks s’imposeront au final par 4 manches à 2, et deviendront la première équipe 8e de Conf’ à accéder aux Finales, exploit que ni les Warriors de 2007, ni les Grizzlies de 2011 ou les Sixers de 2012 ne parviendront à réitérer. Les Pacers accéderont enfin aux Finales, l’année d’après, mais seront défaits par les Lakers qui allaient gagner le premier de leur 3 titres du début des années 2000’s. New York tombera durant les Finales NBA 1999, enfin, impuissant face à des Spurs trop bons et trop expérimentés, sous la houlette de Tim Duncan et David Robinson. Mais aussi Mario Ellie à l’arrière, le déjà double champion avec les Rockets en 1994 et 1995, Sean Elliot, l’homme de devoir des Spurs, ou encore Avery Johnson à la mène. Et ainsi San Antonio allait remporter le premier de 4 titres, et commencer une véritable dynastie qui allait dicter sa loi sur la NBA pendant toute la décennie suivante.

Mais ça, c’est une autre histoire …

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Retrouvez tous les anciens épisode de notre saga dans la section « Souviens toi cette série là… » !

4 Comments

  1. Merci pour ce petit rappel de mes premiers playoffs (snif') !!! Que ce fut bon.

    (Petite faute à la fin, Houston est champion en 94 et 95 et non en 96 ;) )

  2. Mookie Blaylock pas Baylock :) au passé je disait toujours qu'il ressemble a jordan ( Visage )

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