Chasse au MVP, épisode 1 : qui braconnera LeBron ?

Chasse au MVP, épisode 1 : qui braconnera LeBron ?

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Jesse D. Garrabrant, NBA via Getty Images

Bah oui, qui ? Alors ? CP3 ? C’est vrai qu’il tourne autour depuis un moment. TP ? C’est ça, un Européen qui joue dans le fin fond du Texas… La NBA a filé le trophée à Nowitzki en 2007, n’abusons pas. Kevin Love alors ? Ah ça, c’est sûr que l’usine de Minneapolis produit, et en masse. Mais déjà, qu’il finisse une saison en une pièce et secundo, un blanc qui joue dans le Minnesota MVP ? Ça claque pas les gars. Quoi, Durant ? Ah bah oui, sur le papier, je dis oui. Le mec est tellement doué. Il est bien entouré en plus. Mais il est surtout entouré de ce surexcité de Westbrook. Du coup, ça partage l’affiche dans l’Oklahoma. Carmelo ? Next. Ah si, il reste Paul George. Ça, ça peut se valider. Mais on attendra quelques (petites) années avant de le mettre au top de la liste. Rudy Gay ? C’est bon, si on peut même plus délirer tranquille…

Tout ça pour dire que les prétendants ne manquent pas et que des tas d’autres ont milité pour apparaître dans ce paragraphe d’intro, mais je suis resté ferme. Etat des lieux des forces en présence, un mois après le début de la saison 2013-14.

 

  • Le boss : 25.3 pts à 60% (dont 49% à 3 pts), 5.8 rbs, 6.8 pds pour 27.5 d’éval en 35.2 min

Quatre trophées de MVP en dix saisons NBA. Pas mal. Le garçon en a déjà autant que le grand Wilt et que Magic et Kobe réunit. Dis comme ça, ça envoie. Si on ajoute à cela ses titres NBA, ses trophées de MVP des Finals, de MVP du All Star Game… LBJ a quand même de quoi faire un beau vide-grenier à lui tout seul. Mais avant de penser à se la jouer foire-à-tout, le pépère a bien l’intention de garnir encore la baraque de quelques statuettes. Cette saison, il est donc en lice pour remporter son cinquième trophée de MVP de la saison. Il rejoindrait, au passage MJ et Bill Russell. Le géant mythologique des Celtics a d’ailleurs donné son nom au trophée de meilleur joueur des Finals. Bah, y s’en fout… Le gros BronBron donnera son nom à celui de meilleur joueur de la saison…

En Novembre, il a sûrement raté autant de shoots en un mois que la doublette Gay/DeRozan en un match. On peut signaler qu’il a également abattu le Magic ce week-end. Ok, ça fait pas rêver mais vu le scénar’ du match, ça a de la gueule.

Streeter Lecka/Getty Images AsiaPac
Streeter Lecka/Getty Images AsiaPac
  • Le petit général : 19.3 pts à 46%, 5 rbs, 12.5 pds, 2.4 ints pour 28.3 d’éval en 35.6 min

Doc Rivers l’a secoué en début de saison. Le meneur californien s’est pris un sympathique « Tu n’as rien prouvé » dans les dents. Chris n’a pas bronché et a acquiescé. Faut dire que, vu le talent du bonhomme, quand on regarde son palmarès, c’est un peu léger. Rookie de l’année, MVP du ASG… C’est gentil mais ça nourrit pas son homme. Un peu comme le record qu’il a établi la semaine dernière (13 double-double consécutifs pour débuter la saison). Chris aspire à mieux : un trophée de MVP et une bonne finale de conférence accrochée où il sort le Thunder à lui tout seul. Bon ok, il a aussi une vraie équipe autour de lui. Mais son charisme et sa maîtrise écrasent un peu les copains. Y’a qu’à voir les fins de matches des Clippers. Voire les matches tout court, d’ailleurs. En fait, le mec est trop fort pour faire un sport collectif. Mets-toi au tennis, Chris.

 

  • Le frenchy : 18.2 pts à 54%, 2.5 rbs, 6.1 pds pour 16.9 d’éval en 30.3 min

Sérénité. C’est le mot qui correspond le mieux au début de saison de Parker. Le meneur des Spurs semble en total contrôle, comme un vrai franchise player qu’il est. Et le bougre est malin : même si ses stats indiquent une légère mise en retrait, on la devine volontaire. Les Spurs gagnent, survolent même parfois leurs duels (à NY et Philly, face à Cleveland) et TP n’a donc pas besoin de faire lever les foules. Il se permet juste d’être clutch en cas de rencontre plus houleuse. Bref, le meilleur joueur de la meilleure équipe.

Jordan Johnson/NBAE via Getty Images
Jordan Johnson/NBAE via Getty Images
  • L’usine à stats : 24.9 pts à 46%, 13.6 rbs, 4.5 pds pour 30.6 d’éval en 35.5 min

Love a une ligne de stats digne d’un début de saison d’un autre Kevin bien connu dans le Minnesota. Mais la comparaison s’arrête là. Un poil trop porté sur le tir extérieur (6 tentatives/match à 34%), le barbu empile ses double-double méthodiquement (14 en 15 matches). Après, sur un plan purement collectif, la similitude avec Garnett n’est pas si débile et les productions colossales des deux hommes ne sont pas forcément, à terme, dans l’intérêt du club du Midwest. Il n’y a d’ailleurs qu’à voir le bilan de la franchise, tout juste à l’équilibre (8v/7d). C’est vrai que les Wolves sont quand même plus sympa à suivre maintenant que 10 ans en arrière mais Love, contrairement à KG, n’est pas parvenu à amener les siens en post season. Et, dès que les débats se resserrent, l’ancien d’UCLA a tendance à s’éloigner du cercle et la probabilité pour les fans des Loups de voir leur équipe s’imposer diminue forcément. C’est mathématique, ma bonne dame.

 

  • Le protégé de Larry B. : 24.2 pts à 46%, 6.2 rbs, 4.2 pds pour 22.6 d’éval en 36.8 min

Le nouveau dans la conversation. Bon après, relativisons. Enfiler le costume de star d’une franchise après un mec qui s’est fait construire une Batcave chez lui, ça semble jouable. Ça fait même un peu cheap. Bref, pendant que Bruce Wayne Danny Granger préfère s’amuser avec des chauves-souris, un gamin a débarqué en ville. Pourtant, avec deux prénoms de vieux à présenter sur la carte d’identité, Paul George partait de loin. Mais le mioche a fait ses preuves en Playoffs l’année dernière au point que le Parrain lui-même reconnaisse les mérites du joueur de l’Indiana. Membre d’une équipe qui tourne bien (12v-1d, 1er à l’Est), élégant, complet, clutch (demandez aux Knicks), George attend une chose : recroiser une certaine équipe floridienne au printemps prochain…

Troy Taormina, USA TODAY Sports
Troy Taormina, USA TODAY Sports

Les autres :

  • Citons, parmi tant d’autres, le cas Dwight Howard. On pourrait tailler et dire que D12 est une sorte de Shaq raté : drafté par le Magic, il se vautre en Finals puis part pour les Lakers. Arrivé en grandes pompes, il se chamaille avec Kobe. Comme le gros. Sauf que lui ne gagne pas. Il se compare depuis le début de sa carrière à LeBron, mais lui ne gagne pas après avoir joué au plus malin. Il veut marcher dans les traces du Dream à Houston. Ok, mon gars. On attend.
  • Comment ne pas évoquer KD ? Toujours meilleur scoreur de la Ligue (28.6 pts), toujours plus playmaker, on a vu qu’il a souffert sans Russell. Logique. Surtout quand on voit le désert offensif autour d’eux.
  • Vu le début de saison des Blazers, Aldridge mérite un peu d’attention. Lillard aussi, d’ailleurs. L’intérieur est une sorte de métronome et Lillard est déjà l’un des joueurs les plus clutchs de toute la NBA. A voir sur la durée.
  • Pour finir, le cas de l’araignée à monosourcil intrigue. Davis est monstrueux (29 d’éval) et son équipe commence même à gagner (6v-6d). Vu la densité à l’Ouest, ça risque d’être short mais les qualités du grand sont bien là : défense, timing au contre (3.9/match !), présence au rebond, qualité de ramasse miettes… A voir face à une vraie opposition donc, dès cette nuit, à San Antonio.

  Par Papadiplodocus (Cozettesansmonclar)

1 Comment

  1. Bon article mais difficile à suivre, essaie de mettre les bonnes images sur les bonnes personnes, tu vois ce que je veux dire ?

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