Chasse au MVP, épisode 8 : Noah, maître de la corrida

Chasse au MVP, épisode 8 : Noah, maître de la corrida

Noah
AFP file

 

Attention, le ranking de cette semaine gagne en pilosité. Pas de LeBron ni de KD à l’affiche mais deux mecs fans de cheveux et de poils qui montrent qu’une alternative existe. Et puis, avec la tignasse de l’un et la barbe de l’autre, on aurait de quoi se faire un beau manteau. Mais l’hiver est fini. Tant pis.

 

  • Le guerrier chevelu : 12.2 pts à 49%, 11.3 rbs, 4.8 pds pour 22.5 d’évaluation en 35 min

Qui dit Playoffs en vue dit Noah excité. Enfin, encore plus que d’habitude hein… Le garçon règne sur ses Bulls et a commencé son échauffement perso avant le début des hostilités du printemps. Face aux Knicks, un match qui lui tient toujours particulièrement à cœur, il s’est fait plaisir : 13/12/14 et aucune faute, merci NY. Trois jours après, le mec remet ça. 10/11/11 à Detroit, une ville bien moche et dure au mal qui ressemble au jeu du Jooks. Pour finir, un avant-goût de PO face au Heat et une nouvelle prestation de grande classe : 20/12/7 + 5 ctrs ! Devant les caméras d’ESPN, sous les yeux de Papa et de toute la millefa. Évidemment, Chicago a pris les trois matches. Et puis, c’est là qu’on se dit qu’on a la chance d’avoir cette espèce de pivot-meneur en équipe de France. Ou presque…

 

  • Le boss : 27 pts à 57% (dont 38% à 3 pts), 7 rbs, 6.5 pds pour 29.5 d’évaluation en 37 min

Ça y est, le gamin nous a fait son caprice. Ce soir de début mars, les spectateurs de l’American Airlines Arena auraient dû s’en douter. Quelques semaines avant, BronBron déclarait qu’il ne scorerait probablement jamais 60 pts ou plus dans un match connaissant la répartition des richesses à Miami. Sauf que… Ce soir-là, ce sont les Bobcats qui débarquent en ville. Rien de choquant à première vue, surtout que la cuvée 2013/14 est plus qu’honorable. Mais à y regarder de plus près, les Cats ont un magnifique potentiel de victimes. Ce n’est ni D-Will (57 pts) ni Melo (62) qui diront le contraire, eux qui ont raquetté ces pauvres chats sans défense dans un passé plus ou moins lointain. Le Gros glouton de Floride n’a pas loupé l’info et s’est rué sur ces pauvres bêtes. Résultat : 61 pts à 22/33 (dont 8/10 de loin), 7 rbs, 5 pds. Et tout ça masqué. Depuis, James a tombé le plexi, a déchiré (6/18 à San Antonio, 8/23 à Chicago) et Miami a chuté trois fois de suite (à Houston, SA et Chicago). Si le Heat n’avait pas gagné cette nuit face à Washington, on n’était plus très loin d’un retour du port du masque. Feu Rip Hamilton aurait apprécié.

 

  • Le barbu fou : 24.9 pts à 46% (dont 35% à 3 pts), 4.7 rbs, 5.7 pds pour 23.3 d’évaluation en 39 min

Alerte mec stylé. Passé par la Durant&Westbrook Academy, Harden vole depuis de ses propres ailes. Peut-être inspiré par Russell, créateur du duo insolite chemises louches et lunettes sans verres, ou encore par KD et ses associations immondes (camouflage/pantalon de cuir…), James a profité des festivités du All Star break pour nous livrer les secrets de sa collection printemps/été 2014. La tendance serait donc au morceau de rideau piqué dans un hall d’hôtel bien kitsch d’Atlantic City en guise de chemise. Je note. En attendant et l’air de rien, chemise ou pas, barbe ou pas, Harden est à la tête d’une franchise que personne ne voudra croiser en Playoffs. Et forme, avec D12, un binôme que tout le Toyota Center attend depuis les blessures à répétition du duo T-Mac/Yao…

Harden
Kyle Terada, USA TODAY Sports

 

  • La baguette magique : 31.7 pts à 51% (dont 39% à 3 pts), 7.7 rbs, 5.6 pds pour 32.2 d’évaluation en 39 min

C’est bien connu, un évènement chasse l’autre en NBA. Ces derniers temps, on a beaucoup parlé des 61 pions du Gros, des perfs de dingues de Noah… Si on ajoute à cela le retour de Jack Russell Westbrook et le fait qu’OKC gagne moins de matches, on en est limite à se dire que KD est retombé dans l’anonymat. Encensé pour ses chiffres de martien des dernières semaines, Durant ne baisse pourtant que très peu le pied. Le garçon tourne discrètement à 32.7 pts à 50%, 8 rbs, 6.5 pds sur les six derniers matches. « Ah, quand même ! » est d’ailleurs la première réflexion que je me suis faite après avoir compilé ces chiffres. Le mec a limite banalisé des perfs complètement folles. Après, on est d’accord que perdre face à Cleveland, c’est la honte. On est encore plus d’accord que perdre à LA, face aux Lakers, relève du scandale absolu. Mais n’empêche. Même si ceux qui lui promettaient le titre de MVP ont un peu vite retourné leur veste après les 61 pts du triple tenant du titre, la statuette finira bien entre les pattes de la Durantula…

 

  • La bombe humaine : 24.4 pts à 54%, 9.6 rbs, 3.6 pds pour 26 d’évaluation en 36 min

Le joueur le plus productif de l’équipe la plus chaude de toute la NBA. Dis comme ça, ça claque. Quand on précise qu’il s’est permis un 23/16/3 face à l’autre équipe bouillante de NBA, Houston, on se dit « OK, le mec n’a pas juste piétiné Milwaukee ou Philly ». Sans oublier ses 37 pts à 14/16 face à Phoenix, une équipe en lutte pour les PO. Avec deux victoires à la clé. Griffin a pris une autre dimension, c’est acté. Maintenant, on attend la confirmation au printemps, dans les matches qui comptent (vraiment). Par le passé, le rouquin a souffert dans un jeu plus posé, moins ouvert où il ne pouvait plus doper ses stats à coups de jeu de transition et de paniers faciles. Bref, rien à dire, Griffin nous a livrés une saison régulière de All NBA First Team. Mais ça, les fans des Clipps s’en foutent, ou presque (et Doc aussi). Ils attendent surtout un Blake décisif dans un peu plus d’un mois…

Blake Griffin
AP

 

Les autres :

  • Aldridge s’essouffle un peu et c’est toute son équipe qui commence à trembler. Attention, la chute au classement peut être lourde tant la densité à l’Ouest fait flipper…
  • Papy Duncan poste encore son DD de moyenne, discrètement. Et les Spurs sont de retour au sommet de la Ligue.
  • Pau Gasol a quand même un mérite fou. Il y a quatre ans, le mec était champion avec Kobe et Phil Jackson. Aujourd’hui, il s’entraîne sous les ordres de Mike D’Antoni, partage la balle avec Kent Bazemore et s’en prend 130 par match. Ne pas tomber en dépression, c’est fort. Tourner à 18/10 au milieu de cette pseudo franchise, c’est encore mieux. Respect.
  • Enfin, le sous-coté du jour : Al Jefferson. Une vieille équipe, une vieille tronche, un jeu old school : tous les éléments sont réunis pour en faire le sous-coté ultime. Mais le garçon s’en tape : au printemps, il ira en post season avec ses chats sauvages ; et, à la rentrée, il se transformera en frelon. Dis comme ça, évidemment, ça donne pas plus envie de le connaître…

Par @Papadiplodocus

1 Comment

  1. Toujours excellent ^^

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