Chasse au MVP, épisode 10 : Awards time, part 2

Chasse au MVP, épisode 10 : Awards time, part 2

CP3 + Doc
Kevin C. Cox / Getty Images

 

Suite des récompenses cette semaine. Et pas de surprise. Après la All NBA Third Team il y a deux semaines, place à la Second Team aujourd’hui. Rassurez-vous, y’en aura pour tous les goûts : dunkeur fou, créateur, barbu, aspirateur à rebonds… Cette équipe a de la gueule. Heureusement d’ailleurs hein… Ces mecs-là sont quand même parmi les dix meilleurs joueurs au monde cette année. Enjoy.

 

– Le petit général : 19.0 pts à 46% (dont 36% à 3 pts), 4.3 rbs, 10.8 pds, 2.5 ints pour 26.1 d’évaluation en 35 min

Malgré cette place dans la Second Team, Chris Paul reste le meilleur meneur NBA. Cette année, il ne peut pas prétendre au cinq idéal de la Grande Ligue pour plusieurs raisons. Primo, il a été blessé à l’épaule ce qui l’a maintenu loin des parquets pour plus d’un mois (19 matches). Et secundo, son équipe s’en est plus que bien sorti sans lui (13v/6d) et s’est même trouvé une identité collective en son absence. C’est d’ailleurs là qu’historiquement, le bât blesse pour CP3. Il a beau être meilleur passeur de la Ligue encore cette année, trouver ses équipiers là où personne d’autres ne les trouveraient, montrer la voie… le garçon rend son équipe dépendante dès qu’il débarque en jeu. Malgré son profil statistique de mec altruiste, le garçon est paradoxalement un dévoreur de spotlights et, en cas de match serré, il ne délègue que contraint et forcé. D’ailleurs, c’est même pas moi qui le dit, c’est son coach. Bref, pour résumer grossièrement, Paul est un joueur de génie (peut-être le meilleur juste derrière les deux intouchables) mais dès que le money time approche, on regrette presque qu’il n’ait pas opté pour un autre sport où il excelle, le bowling. Une discipline individuelle… Après, le message de Rivers semble faire son chemin. Mais comme d’hab, on le répète, on verra si Chris a changé quand la vraie saison commencera…

  • Match référence : 30 pts à 10/16 (dont 5/9 à 3 pts), 5 rbs, 12 pds, 3 ints, 1 bp & la victoire à Houston le 29 mars

 

– Le barbu fou : 25.4 pts à 46% (dont 37% à 3 pts), 4.8 rbs, 5.8 pds, 1.5 ints pour 24.0 d’évaluation en 38 min

Sûrement le meilleur joueur en un contre un de toute la Ligue. Un don pour venir frotter sa barbe sur son adversaire qui lui permet de tirer une cargaison de lancers-francs quand il le veut (9 tentatives/match). Certains soirs, Harden s’endort même sur la ligne (sept matches à plus de 15 tentatives, dont un à 22/25 !). L’ancien du Thunder est même le parfait reflet d’une équipe complètement atypique et limite unique dans l’Histoire qui marque l’essentiel de ses points derrière deux lignes, celle des 3 pts et celle de réparation. Harden marque donc 15 de ses 25 pts via ses deux exercices-là. A part ça, si vous êtes cardiaque, le jeu de James n’est pas fait pour vous. Nonchalant, limite lent et peu athlétique de prime abord, un poil croqueur avec un penchant parfois exagéré pour le tir extérieur (0/7 face aux Clippers, 0/10 à Phoenix, 1/9 à Milwaukee…), l’iroquois peut être limite. Mais attention. Son côté clutch, imprévisible, créateur, sa main gauche et ses appuis décalés sont capables de tout. Comme son équipe, encore une fois…

  • Match référence : 41 pts à 12/28 (dont 7/12 à 3 points), 10 rbs, 6 pds, 6 ints & la victoire après prolongation contre Portland le 9 mars
PG + Harden
Photo/Agencies

– Le protégé de Larry B. : 21.7 pts à 43% (dont 36% à 3 pts), 6.7 rbs, 3.5 pds , 1.9 ints pour 20.8 d’évaluation en 36 min

Paul George est en train de nous faire un 200m à la Muriel Hurtis. Le premier 50 a été excellent (24.8 pts à 48%), le second un peu moins (21.7 pts à 44%), le début de ligne droite a commencé à gratter (21.7 pts à 40%) et l’arrivée va limite être un soulagement tant Mumu PG semble se prendre un mur (18.5 pts à 37%). La réussite du début de saison, due parfois à une (sur)confiance en lui, a foutu le camp. A se demander ce qui cloche maintenant avec Paulo… Les défenses se seraient-elles adaptées à son jeu ? La baisse en intensité d’Indiana est-elle la cause ou la conséquence du rendement de son franchise player ? Sa vie privée (photos olé olé rendues public, enfant caché avec une stripteaseuse ?) est-elle la cause de cette débandade ? Autant d’éléments qui n’ont pas dû aider Giorgio. Les plus optimistes se disent peut-être que le gamin retrouvera son niveau dans quinze jours et que, finalement, il est à l’image d’une franchise qui aime bien la saison régulière… et encore plus les Playoffs. Pourquoi pas. C’est en tout cas tout le mal qu’on souhaite aux fans du Bankers Life Fieldhouse.

  • Match référence : 36 pts à 12/17 (dont 5/6 à 3 pts), 6 rbs, 2 pds, 3 ints + le dunk de l’année & la victoire face aux Clippers le 18 janvier

 

– Le métronome : 23.3 pts à 46%, 11.2 rbs, 2.6 pds, 1.9 ctrs pour 25.1 d’évaluation en 36 min

Comme le kid d’Indianapolis, Aldridge et toute sa team sont partis sur les chapeaux de roue. Mi-décembre, LaMarcus était le meilleur joueur de la meilleure équipe (22v-4d) et se posait en contender légitime dans la course au MVP. Bien aidé par la présence dissuasive de Robin « Tahiti Bob » Lopez à ses côtés, Aldridge pouvait alors prendre une autre dimension. Et le garçon en a profité pour faire ce qu’il fait le mieux, produire : 30/21 à Golden State, 31/25 contre Houston, 26/15 à Cleveland… Portland était alors injouable et mettait à genoux tous les caïds de la Ligue. Depuis, la franchise de l’Oregon tire un peu plus la langue. Aldridge, s’il a été touché physiquement et laissé au repos après le All Star break, n’a pas démérité sur la période. Seulement, l’ancien de Texas n’a plus été en mesure de faire basculer à lui tout seul les gros matches qu’il survolait en novembre-décembre. Autant dire que Terry Stotts et tout un peuple aimerait retrouver un LaMarcus de gala pour affronter Houston au premier tour dans quinze jours…

  • Match référence : 38 pts à 17/28, 13 rbs, 5 pds & la victoire face à Oklahoma City le 4 décembre
Love + Aldridge
JOHN LARIVIERE

– L’usine à stats : 26.0 pts à 46% (dont 38% à 3 pts), 12.6 rbs, 4.4 pds pour 30.4 d’évaluation en 36 min

Le monstre ultime si on ne regarde que les feuilles de stats : 42/14 à San Antonio, 45/19/6 face aux Clippers, 30/14/5 face à OKC, 43/19 à Atlanta, 36/14/9 face à Phoenix… Personne d’autre dans la Ligue ne peut se vanter de tels chiffres, même KD et BronBron. La différence, c’est que ces deux-là sont habitués à gagner. On ne peut pas en dire autant de Love. D’ailleurs, les cinq productions de mammouth que j’ai relevé ont toutes eu lieu lors de défaites de son équipe. L’ancien gros lard n’a jamais connu les PO et ne les connaîtra pas encore cette année. D’abord mal entouré puis poisseux, Kevin a une nouvelle excuse cette saison : son équipe ne savait pas finir les matches. C’est simple, ils ont mis près de trois mois avant de gagner enfin leur première rencontre serrée (écart de moins de 4 pts). Après 11 tentatives ! Love a eu beau gueuler sur ses équipiers, les allumer dans la presse pour leur manque d’envie, rien n’a changé. Bonjour le leadership… Kevin et ses potes mériteraient presque des claques quand on voit qu’ils gagnent désormais des rencontres alors qu’ils n’ont plus rien à jouer… dans des matches serrés face à des candidats aux Playoffs ! Sans pression du résultat, c’est forcément plus facile. Bref, à voir quelle excuse nous trouvera Love l’année prochaine. A moins qu’il prenne ses stats et qu’il parte pour des contrées de winners

  • Match référence : 42 pts à 14/22 (dont 5/10 à 3 pts), 16 rbs & la victoire face à Indiana le 19 février

Par @Papadiplodocus

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