Chasse au MVP, last episode : and the winner is…

Chasse au MVP, last episode : and the winner is…

Oklahoma City Thunder v Los Angeles Lakers
Noah Graham/Getty Images

Ça y est, la saison de la chasse est terminée. Il ne reste plus que cinq braconniers, les meilleurs dans leur spécialité (retrouvez les deux autres cinq de la saison ici). Dans le top 5, on retrouve donc de tout. Un mec classe qui chasse à la sarbacane de précision, un autre qui donne dans le fusil à pompe et même un dingue qui préfère y aller à mains nues ! Reste qu’ils sont encore derrière celui qui écrasait tout depuis deux ans, assis dans son tank. Mais un ultime chasseur a été plus efficace que le tankiste cette année. Le GI Durant était en mission et, son truc à lui, c’est le fusil d’assaut…

 

– La baguette magique : 32.0 pts à 50% (dont 39% à 3 pts), 7.4 rbs, 5.5 pds pour 31.8 d’évaluation en 39 min

The finest. Cette saison, Durant a un peu plus haussé un niveau de jeu déjà pas dégueu les années précédentes. Plus scoreur que jamais – meilleure moyenne en carrière, record en carrière sur un match battu -, KD est aussi devenu un réel playmaker (trois triple-double cette saison). Après l’élimination prématurée des derniers PO (1-4 vs Grizzlies), où il avait eu du mal à mettre sur ses épaules toute une ville après la blessure de Westbrook, la star du Thunder savait sur quoi bosser. Confronté à un nouveau bobo de son meneur fin 2013, la Durantula a, cette fois, répondu présent. D’abord au scoring (35.9 pts en janvier, 33.4 en février) mais aussi à la création (6.1 pds en janvier, 7.2 en février). L’ailier a progressé dans sa maîtrise du tempo, dans sa gestion des moments où il doit se mettre au service du collectif et inversement… Bref, son emprise sur le jeu n’a jamais été aussi importante, comme sa moyenne de pds. Pour résumer, un scoreur à la Kobe avec un état d’esprit de partage à la LeBron. Un bon mix. Qui fait de lui le MVP 2014.

  • Match référence : 54 pts à 19/28 (dont 5/9 à 3 pts), 4 rbs, 6 pds, 2 ints & la victoire face à Golden State le 17 janvier

 

– Le boss : 27.1 pts à 57% (dont 38% à 3 pts), 6.9 rbs, 6.4 pds, 1.6 ints pour 29.3 d’évaluation en 38 min

Une saison pépère pour un gros pépère. Signe que Miami devient de plus en plus son équipe avec la mise au congélo fréquente d’un D-Wade grinçouillant, BronBron a produit cette saison sa plus grosse moyenne au scoring depuis son arrivée en Floride. A part ça, beaucoup le considèrent aujourd’hui encore comme le meilleur joueur du monde. Pas faux. On sent surtout que LBJ se comporte en Papa. Pourquoi cravacher et se cramer pour une statuette qu’il a déjà en quatre exemplaires ? Pas la peine. Le King va pas se faire plus royaliste que le Roi, ça serait difficile. Alors, en bon (jeune vétéran), il attend son heure. De temps à autre, quand revenait trop souvent à ses oreilles le nom de Durant en début d’année, il a répondu directement à l’intéressé (33/7/3 & la victoire à OKC) ou a provoqué quelques dommages collatéraux (allô les Cats ?)… Tranquille. Bref, pour une fois, King James va un peu partager. Mais pas sûr qu’il veuille lâcher ses deux autres titres, distribués courant juin…

  • Match référence : 61 pts à 22/33 (dont 8/10 à 3 points), 7 rbs, 5 pds & la victoire face à Charlotte le 3 mars.
LBJ & Jooks
Jonathan Daniel/Getty Images North America

– Le guerrier chevelu : 12.6 pts à 48%, 11.3 rbs, 5.4 pds, 1.5 ctrs pour 23.2 d’évaluation en 35 min

Le meilleur pivot NBA, c’est lui. Le meilleur défenseur, aussi. Sur un poste en pleine mutation dans la ligue nord-américaine, Noah en a fait sa propre interprétation. Dans une Ligue qui rapetisse et qui va de plus en plus vite, le poste 5 n’a plus grand-chose à voir avec le vieux cliché du mastodonte un peu lourdaud. D’ailleurs, s’il avait joué quinze ans plus tôt, pas sûr que Jooks aurait évolué sur cette position-là. Aujourd’hui, il est en tout cas un prototype du pivot 2.0, mais dans un genre unique. Défensivement, sa mobilité lui permet de défendre sur l’intérieur adverse le plus fuyant et de tenir le un-contre-un avec certains extérieurs. En deuxième rideau, le Bull est également efficace. Mais c’est en attaque qu’il se distingue encore plus. Par son shoot chelou, son handle incroyable pour un joueur de sa taille et, évidemment, sa vision du jeu qui en fait le vrai meneur des Bulls cette saison. Et puis, plus que tout le reste, sa volonté et son envie sont inébranlables. Leader né, il gueule et célèbre à la moindre occasion, que ce soit pour un tir réussi ou une remise en jeu bien effectuée. Bref, un véritable générateur d’énergie pour toute une ville. Qui va prendre son pied en postseason

  • Match référence : 20 pts à 9/16, 12 rbs, 7 pds, 4 ctrs + les cris de Papa en tribunes & la victoire face à Miami le 9 mars.

 

– La bombe humaine : 24.1 à 53%, 9.5 rbs, 3.9 pds, 1.9 ctrs pour 26.0 d’évaluation en 36 min

Blake Griffin est en train d’écrire sa propre histoire. Jadis cantonné à son activité de producteur de highlights, le rouquin ressemble de plus en plus à un joueur de basket. D’ailleurs, derrière sa dégaine de mec cool, un peu people et déconneur avec son pote DJ, se cache un bosseur de haut vol. Utile pour progresser. Cette année, au-delà de ses stats, il a franchi un vrai cap mental. Merci Doc Rivers, mais pas que. Le garçon est prêt. On l’a vu lors de la blessure de Chris Paul, l’une des meilleures choses qui ait pu arriver à Blake, et donc aux Clippers, cette saison. A tout juste 25 ans et quatre saisons dans la Ligue, on sent, à son body language et à son comportement en général, que Griffin n’est plus le même. Dans son attitude, il ressemble de plus en plus aux « vraies » superstars de la Ligue. Et n’est donc plus le petit jeune sympa qu’on venait voir au Staples Center comme un blockbuster à gros budget et effets spéciaux qui vont avec. Aujourd’hui, on vient voir l’un des acteurs principaux en lice pour les Oscars. Pour le plus grand bonheur des fans des Clipps.

  • Match référence : 36 pts à 13/21, 10 rbs & la victoire face à Portland le 12 février.
Blake & Stephen
Danny Moloshok/AP

– L’artiste : 24.0 pts à 47% (dont 42% à 3 pts), 4.3 rbs, 8.5 pds, 1.6 ints pour 25.0 d’évaluation en 37 min

Pour finir, une petite touche de poésie dans ce monde de brutes. Curry est la définition même du joueur pour lequel beaucoup de fans seraient prêts à payer pour voir le génie à l’œuvre. En tout cas, perso, je suis prêt à le faire. Quand on ajoute à son élégance naturelle une efficacité quasi chirurgicale – trop de balles perdues, n°1 NBA -, on obtient un joueur d’attaque unique dans l’Histoire de la NBA. Le mec est le seul de toute la Ligue à pouvoir dégainer, en un clin d’œil, en sortie de dribble et autres cross. Et, tant qu’à faire, de tous les endroits possibles et imaginables du court. Il fait partie de ses joueurs dont on se dit, la première fois qu’on les voit jouer, qu’ils prennent des risques inconsidérés. Qu’ils prennent des shoots dingues. Réussis certes, mais c’est du bol. Et puis on le revoit et on comprend… Cette année, il a encore usé et abusé du shoot de loin mais comment le blâmer ? A 42% sur un volume de 600 tirs, le ratio est monstrueux. Sans parler de sa qualité de passes… Alors certes, il n’est pas un vrai meneur gestionnaire à la CP3, qui reste d’ailleurs le meilleur au poste 1 et qui cède sa place ici à cause de pépins physiques. N’empêche. Cette saison, Curry a pris une nouvelle dimension. Et va pouvoir s’étalonner face à Chris et ses Clipps…

  • Match référence : 36 pts à 13/22 (dont 8/15 à 3 pts), 2 rbs, 12 pds, 2 ints & la victoire à Miami le 2 janvier.

Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles aventures ! Et, en attendant, retrouvez-moi via les Previews Playoffs durant toute la postseason NBA…

Par @Papadiplodocus

4 Comments

  1. Toujours très bon continues

    1. :) MVP time et rankings terminés, vous savez sur quelle rubrique me suivre désormais…

  2. Très fort très bon, continues.

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