Kurt Rambis casse ses joueurs

Kurt Rambis casse ses joueurs

Derek Fisher parti, Kurt Rambis a récupéré le projet mis en place par Phil Jackson. Avec neuf nouveaux joueurs, la mayonnaise ne prend pas à New York, ses joueurs ne sont même pas capables de faire des passes dignes de ce nom, triste quand on évolue dans la meilleure ligue au monde.

Nos coachs sont vraiment de bons passeurs. Ce sont nos joueurs qui ont besoin de travailler sur leurs passes. Ce sont eux qui doivent travailler sur la bonne façon de faire circuler le ballon, et avoir cette faculté à le faire parvenir au coéquipier bien placé, au bon moment, au bon rythme. Pour cela, il est question d’être connectés et de jouer ensemble.

Si l’attaque en triangle a permis à Jackson de remporter onze titres NBA, cela n’a fonctionné nulle part ailleurs, les Mavs et les Wolves s’y cassant les dents par le passé. Pour l’appliquer de manière efficace, il faut savoir lire le jeu et faire confiance au système plus qu’à ses propres qualités individuelles. Deux aspects difficiles à mettre en place avec la génération de joueurs US actuelle, plus habituée à jouer sur pick-and-roll ou en isolation. Rambis prône le travail en conditions réelles, ce qu’il a organisé dès sa prise de fonctions.

Ce que je voulais changer quand je suis arrivé c’est d’avoir plus de temps pour faire du jeu à l’entraînement, quand il y a de la défense, et qu’ils doivent lire le jeu, réagir, et faire face aux contacts physiques, mais aussi mettre plus de gars en situations de deux contre deux ou trois contre trois. C’est ce que nous faisons, parce-que ces actions se passent en match plus que des gars qui travaillent dans leur coin.

Toutefois, le Zen Master insiste, il veut voir l’attaque en triangle de nouveau en NBA. Pour y parvenir, il va avoir besoin de patience, de joueurs aptes physiquement et mentalement à s’y adapter, cependant, dans la ville qui ne dort jamais, le temps vaut de l’or. Les fans des Knicks s’impatientent, Carmelo Anthony fait part de ses inquiétudes dans la presse, la forme de jeu qui a permis à Michael Jordan de devenir une légende serait-elle désuète ?

Même si nous avons des vétérans dans cette équipe, c’est une équipe relativement nouvelle. J’utilise le mot immature, cependant je ne veux pas dire que nous n’avons pas de maturité individuellement, c’est plus une question de processus de développement, de combien de temps ces mecs ont été ensemble, de comment travailler ensemble et de s’aider les uns les autres.

« Immaturité collective », l’expression est lâchée ! On a bien vu Melo essayer de s’y adapter cette saison, s’essayant à être plus dans le respect du système que de ses stats, toutefois, cela ne fonctionne toujours pas. Le vécu commun est donc la clé selon le technicien de la franchise de Manhattan.

Ils ne sont pas encore connectés de cette manière. On n’obtient pas ça en jouant seulement des matchs, il faut qu’ils soient sur le terrain pour vraiment travailler sur le timing, et qu’ils communiquent genre « hey, c’est ce que je pensais sur cette action, que pensais-tu sur cette action ? » afin qu’il y ait une meilleure communication, donc qu’ils se comprennent une fois sur le terrain. C’est quelque chose que j’essaye d’obtenir quand nous jouons, afin que ce processus de développement s’accélère un petit peu.

Pour conclure, le sextuple champion NBA (quatre titres tant que joueur, puis deux comme assistant de Jackson aux Lakers) en remet une couche sur cette haine de la défaite qui n’anime pas encore assez ses joueurs à son goût, tout en restant positif sur le long-terme, mais disposera-t-il d’autant de temps pour arriver à démontrer sa théorie ?

Ils doivent penser comme des vainqueurs. Je suis d’accord avec vous, nous avons des joueurs talentueux, mais le talent n’est pas suffisant. Ce talent doit jouer ensemble. Une fois conjugué avec l’unité que vous devez avoir une fois sur le terrain, là nous irons mieux. Quand nous arrivons à le faire, nous jouons vraiment bien, mais nous n’arrivons pas à le maintenir.

Source : New York Daily News

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