Traité de « crève la bague », David West justifie son choix

Traité de « crève la bague », David West justifie son choix

À 36 ans, David West va bientôt entamer sa 14e saison NBA sous le maillot des Warriors. Pour la seconde année consécutive, il a ainsi signé un contrat minimum dans une équipe prétendante au titre, s’attirant au passage les foudres de ce qui le voient désormais comme un « crève la bague ». Mais son choix va bien au-delà de la possibilité de remporter son premier titre et c’est ce qu’il a tenté d’expliquer à The Ringer.

J’avais un plan. 10 ans. C’est tout. J’allais jouer 10 ans en NBA, essayer d’accomplir ce que je pouvais accomplir sur cette période et ensuite terminé. Point barre. Quoi qu’il arrive. Et puis arrivé à la 10e année je me dis wow, je me sens bien, je prends toujours du plaisir. Et je peux peut-être maintenant uniquement me concentrer sur ce qui est important pour moi. Car ces années sont comme un bonus, c’est comme une partie de ma carrière que je n’aurais jamais imaginé avoir.  J’ai gagné assez d’argent et j’ai été intelligent avec.

Il y a deux ans il déclarait :

Je ne vais pas être un de ces gars qui sont juste à la poursuite d’une bague. Je ne vais pas sacrifier ce que je suis dans un but matériel.

L’été suivant, il refuse une dernière année à 11 millions de dollars avec Indiana pour signer au minimum à San Antonio. Une décision qui avait suscité l’admiration au sein de la ligue. Un an plus tard, il fait la même chose, mais cette fois en signant avec les Warriors, l’équipe la plus détestée de la ligue depuis la signature de Kevin Durant. Soudain, la perspective extérieure change, il devient un « crève la bague ».

J’essaie de trouver un moyen de l’expliquer. Vraiment, ce n’est pas seulement le fait de pouvoir gagner un titre. On n’a pas gagné l’année dernière à San Antonio, non ? Mais je n’échangerai cette expérience contre rien au monde. C’est important pour moi d’être entouré de gens intelligents. J’aime être entouré de gens qui travaillent dur. Des gens qui veulent progresser chaque jour.

Cet été, West a voyagé au Salvador et au Ghana avec l’entreprise Zoetic Global, spécialisée dans l’énergie renouvelable et qui travaille autour de l’énergie hydraulique dans les zones rurales. Au Ghana justement, il se souvient avoir sorti son téléphone pour montrer quelques photos aux enfants d’un village. L’une d’elles est celle de Draymond Green, son nouveau coéquipier, dont il se sert comme exemple de son travail des avec intérieurs plus jeunes.

On est au milieu de nulle part. Il n’y a pas de réseau, pas de télé, rien. Je suis entouré de tous ces gamins et ils commencent à crier ‘Draymond Green ! Draymond Green !’ Je me demandais comment ils connaissaient ce gars. C’était un de ces moments qui montre quelle portée a cette équipe.

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