Nando De Colo sur la NBA: « Dans trois ans cela vaudra sans doute le coup de retenter ma chance »

Nando De Colo sur la NBA: « Dans trois ans cela vaudra sans doute le coup de retenter ma chance »

Auteur d’une saison 2015-16 incroyable avec le CSKA Moscou, Nando De Colo commence l’exercice 2016-17 sur les mêmes bases. Dans un excellent entretien accordé à la LNB il revient notamment sur sa décision de rester en Europe plutôt que de repartir en NBA. Voici quelques morceaux choisis

Finalement, votre seule saison, depuis Cholet, sans jouer des matches couperets au printemps, est celle entre San Antonio et Toronto, il y a trois ans. Est-ce que le fait de jouer la gagne chaque saison est entré en ligne de compte au moment de choisir entre le CSKA et un éventuel retour en NBA ?

Oui, bien sûr que tous les critères sont pris en compte. Derrière la saison qu’on venait de vivre avec le CSKA, en ayant tout gagné, je ne me voyais vraiment pas évoluer dans une franchise qui est en vacances à la mi-avril. Je suis un compétiteur avant tout et ce que je recherche, c’est cette adrénaline qui vous parcourt quand vous disputez des finales, des matches capitaux. Je veux aussi des titres, parce que c’est ce dont on se souvient des années après votre retraite. C’est pour ça que j’ai choisi de rester à Moscou. J’en voulais plus… Après, on verra bien comment ça se passe.

Concrètement, au moment de re-signer au CSKA, quelles étaient les autres possibilités qui s’offraient à vous ?

Je sais que j’avais quand même pas mal d’équipes qui allaient formuler des propositions. Je le savais parce que j’ai toujours mon agent américain qui travaille pour moi, mon agent français, Wassim Boutanos, n’ayant pas de licence NBA. On travaille donc avec une agence très au fait des choses de la NBA et j’avais donc des retours me disant quelles équipes avaient l’intention de me faire une offre. Après, c’est aussi un problème de timing. En NBA, avant juillet, on ne sait pas très bien quel va être l’engouement qu’il peut y avoir autour de votre nom. Je n’avais aucune certitude non plus. Et en Europe, on sait que les renouvellements se passent juste avant ou juste après la fin de la saison, c’est à dire entre début et fin juin. Alors qu’en NBA, les discussions officielles ne démarrent qu’après début juillet. Je n’avais donc rien de concret en NBA, rien que des pistes et des rumeurs. Mais en dehors de ça, j’avais aussi très envie de continuer avec le CSKA, donc ça n’a pas été une décision difficile à prendre. (Il marque une pose) Pas difficile, mais pas facile non plus !





Ce challenge de réussir en NBA reste-t-il présent ou bien, à 29 ans, avec trois ans de contrat devant vous au CSKA, avez-vous laissé cela derrière vous ?

Bien sûr que ça reste dans un coin de ma tête. On ne peut pas se dire comme ça, tant pis, ce n’est pas bien grave ! J’y pensais au moment de signer. Au fait que j’aurai 32 ans en fin de contrat ici. Je me suis dis que ce ne serai pas ma fin de carrière non plus. Donc pourquoi pas aller en NBA à ce moment là. On verra en fonction de ce qui se sera passé d’ici là. En tous cas, ce ne sera pas pour refaire les deux années que j’ai passé là-bas, essentiellement sur le banc de touche, mais pour avoir un vrai rôle dans une équipe. En NBA, on ne sait jamais comment les choses peuvent se passer. Du jour au lendemain, ton coach peut changer ou bien tu peux être placé dans un deal qui t’envoie dans une franchise qui ne compte absolument pas sur toi. Mais dans trois ans, cela vaudra sans doute le coup de retenter ma chance, sachant que pendant les 4 ou 5 années où je suis au top de ma carrière, j’ai un rôle majeur dans une grosse équipe. Bon hé ! Je compte bien être encore au top à 32 ans. Mais oui, entre 27 et 32 ans, il était hors de question de ne pas jouer au basket et de regarder les matches depuis un banc de touche, même en étant très grassement payé !

Retrouvez l’intégralité de l’interview ici

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