[Ranking] Les 10 meilleurs pivots du moment

[Ranking] Les 10 meilleurs pivots du moment

De nos jours, le poste de pivot n’est plus ce qu’il était. S’il reste encore quelques postes 5 dominants sous les cercles de la grande ligue (DeMarcus Cousins, Karl-Anthony Towns ou encore Hassan Whiteside), ils ont la particularité de ne pas arriver à mener leur équipe au succès. Le « center » qui connait le chemin de la victoire désormais a souvent un rôle dit ingrat, il doit protéger le cercle dans une NBA qui a ouvert ses portes aux drives en 2004. Depuis que je réalise ces rankings pour Basket Infos, je pense que celui-ci fut le plus difficile à concevoir, ironie quand on parle d’un poste qui a perdu de sa superbe. Toutefois, je me suis prêté au jeu, et j’essaierai de faire valoir mes arguments ci-dessous.

Les critères pris en compte sont :

  1. Les 10 derniers matchs
  2. Avoir joué au moins 70% des matchs concernés
  3. Les résultats collectifs sur la période
  4. Pas de Hype
  5. L’importance et l’implication du joueur dans le système de son équipe
  6. Les stats individuelles sur la période
  7. Ma subjectivité, car il faut faire des choix et les assumer.

 

  1. Nikola Vucevic – Orlando Magic (5-5)
    14.3 pts à 46%, 11.9 rbds, 2.3 passes, 0.8 int & 1.3 ct en 28.3 mins

Alors qu’il pensait honorer sa première sélection All-Star en février dernier, Nikola Vucevic est désormais remplaçant pour le compte d’Orlando. Titulaire en début de saison, le Magic ne gagnait pas suffisamment de matchs, et si ce nouveau statut ne semble pas lui convenir (même avant le début de saison), Frank Vogel semble avoir gagné son pari (pour le moment) en titularisant Bismack Biyombo. Les Floridiens proposent un bilan équilibré sur la période qui m’intéresse, ayant même remporté quatre de leurs cinq dernières rencontres.

  1. Jonas Valanciunas – Toronto Raptors (7-3)
    11 pts à 50%, 9 rbds, 0.9 passe & 0.9 ct en 28 mins

Les saisons se suivent et se répètent pour Jonas Valanciunas. Les bonnes mains du Lituanien ne semblent pas suffire pour que Dwane Casey lui mette plus fréquemment le ballon entre les mains ; le technicien de l’Ontario déclarant même qu’il comptait plus sur sa défense suite au départ de Biyombo pour la Floride. Au final on sait à quoi s’attendre avec lui, et on attend toujours qu’il passe un palier dans son jeu, même si le bilan des Raptors est plus que convenable.

  1. Steven Adams – Oklahoma City Thunder (7-3)
    12.2 pts à 60.8%, 6.9 rbds, 0.3 passe & 0.7 ct en 28.1 mins

Comme dans le cas de nombreux joueurs intérieurs, l’apport de Steven Adams pour le Thunder ne transparait pas dans ses statistiques. Révélation de la post-season 2016 dans l’Oklahoma, ce joueur rugueux et efficace a su valoriser ses talents en signant une belle prolongation avant le début de saison. Finalement il est le parfait complément de Russell « Marsupilami » Westbrook, et ce, des deux côtés du terrain. À noter qu’OKC reste sur six victoires consécutives.

  1. DeAndre Jordan – Los Angeles Clippers (6-4)
    12 pts à 70.3%, 13.3 rbds, 0.6 passe & 1.5 ct en 33.3 mins

Après un début de saison en mode départ canon, les Clippers sont rentrés dans le rang. DeAndre Jordan est l’exemple même de l’évolution du poste de pivot, il y a vingt ans, on aurait jamais imaginé un joueur de son profil retenu en All-NBA First team. Toutefois, dans le marasme motivationnel que connaissent les colocataires des Lakers, il essaye même de tenter d’apporter un peu plus en attaque, plus régulier aux lancers-francs (61.9% sur les 5 derniers matchs), il a même sorti un match à plus de vingt points et vingt rebonds (21 pts et 23 rbds en 45 minutes dans un défaite à Brooklyn).

  1. Andre Drummond – Detroit Pistons (6-4)
    13.9 pts à 53.8%, 12.3 rbds, 1.3 passe, 2.1 cts & 1.2 ct en 28.9 mins

Les Pistons connaissent des hauts et des bas cette saison, mais son pivot All-Star est toujours régulier. Monstre physique, Andre Drummond commence à s’affirmer comme un joueur dissuasif en défense. S’il n’est toujours pas régulier sur la ligne de réparation, il est capable de réaliser de gros chantiers comme ses 20 points et 17 rebonds dans la raquette des Celtics, ou ses 18 points, 15 rebonds, 4 contres et 4 interceptions dans un face à face de choix avec Hassan Whiteside ; les deux matchs furent couronnés d’une victoire.

  1. Pau Gasol – San Antonio Spurs (9-1)
    11.1 pts à 47.1%, 7.6 rbds, 2.2 passes & 0.8 ct en 26.8 mins

L’arrivée de Pau Gasol dans le Texas semblait couler de source cet été. Toutefois, son entente avec LaMarcus Aldridge n’est pas encore des plus convaincantes. Si l’Espagnol montre toujours qu’il voit le basket comme un sport d’équipe, n’hésitant pas à rester dans l’ombre en attaque, ou à profiter du jeu de Pop pour servir ses coéquipiers ouverts, je suis encore inquiet par son association avec l’ex-Blazer sur le plan défensif ; et des Spurs qui connaissent des soucis défensifs « in the paint » c’est quelque chose que les Texans n’ont pas connu depuis vingt ans et la saison quasi blanche de David Robinson (1996-97).

  1. Clint Capela – Houston Rockets (8-2)
    14.2 pts à 66%, 8.1 rbds, 1.1 passe & 1.9 ct en 28.8 mins

Dwight Howard qui se fait la malle à Atlanta, beaucoup croyaient que les Rockets allaient souffrir sous leur cercle. C’était sans compter sur Clint Capela, le Suisse a eu toute la confiance de Daryl Morey, et le moins que l’on puisse dire c’est que cela fonctionne. Son entente avec James Harden sur pick-and-roll est crainte de toutes les défenses à l’ouest du Mississipi, sans oublier ses qualités défensives elles aussi louées par le Barbu. À noter qu’Howard n’est pas classé dans ce ranking, intriguant non ?

  1. Al Horford – Boston Celtics (6-4)
    16.8 pts à 49.1%, 6.9 rbds, 5.1 passes, 0.9 int & 2.8 cts en 34 mins

Parti d’Atlanta qui avait décidé de miser sur Dwight Howard (pas avec la plus grande réussite pour le moment), Al Horford met encore du temps à s’adapter au jeu des Celtics. Venu pour être cette autre force avec Isaiah Thomas qui permettra à Boston de franchir un palier dans sa reconstruction, on peut attendre encore plus de la part du quadruple All-Star. La blessure qui a écarté le Dominicain des terrains durant une dizaine de matchs ne l’a pas aidé à prendre ses marques, mais sa confrontation avec DeMarcus Cousins (26 pts, 8 rbds, 3 passes, 2 ints & 6 cts !!) laisse croire qu’il faudra craindre les C’s dans quelques semaines.

  1. Rudy Gobert – Utah Jazz (7-3)
    12.8 pts à 66.7%, 12.4 rbds, 0.7 passe & 3.3 cts en 33.8 mins

Comme dans le cas de DeAndre Jordan, Rudy Gobert est de cette race des pivots utilisés pour changer les courbes des shoots et contrer les drives de cette NBA porte ouverte que nous connaissons actuellement. Cependant, et sans patriotisme, le joueur du Jazz est tout de même d’un autre niveau que le Clipper. S’il ne saute pas aussi haut que son « confrère », il met vraiment tout son cœur à défendre sur chaque action, son intensité est toujours constante, un régal pour tous les amateurs de défense. En attaque, s’il joue souvent les utilités, il semble être de plus en plus servi par ses coéquipiers (22 pts hier soir face aux Suns, 14 pts sur le parquet des Lakers ou encore 16 face aux Rockets), sans oublier ses nets progrès sur la ligne des lancers francs avec 71.9% sur les cinq derniers matchs et ses screen-assists.

  1. Marc Gasol – Memphis Grizzlies (7-3)
    21.2 pts à 50%, 6 rbds, 5 passes, 1.2 int & 2.1 cts en 35.3 mins

Meilleur pivot du mois de novembre, l’Espagnol continue de dominer un poste qui a de moins en moins d’importance dans les schémas offensifs des coachs NBA. Que cela soit clair, cela me fait mal de classer en première position un poste 5 qui prend seulement six rebonds par match, néanmoins, il faut accepter cette réalité et assumer le fait que Marc Gasol fait encore partie de la crème des « centers » ; voire le meilleur actuellement, les résultats bluffants des Grizzlies actuellement aidant. N’oublions pas le triple double (28 points, 11 rebonds et 11 passes) du joueur de la Roja dernièrement face à des Pelicans qui ne sont pas bons à prendre, et sa réaction suite au match « Les stats n’ont pas d’importance » ; en effet, seule la victoire compte !

Bonus Track 1 :
Joel Embiid – Philadelphia 76ers (2-8)
20.5 pts à 47.3%, 7.7 rbds, 2.3 passes & 2.7 cts en 24.7 mins

Impossible de ne pas mentionner Joel Embiid dans le premier ranking concernant les pivots de la saison. Le volume de jeu du rookie est encore plus impressionnant si on prend en compte que son temps de jeu est toujours contrôlé par son coaching-staff, et ce, même au détriment des résultats de Philadelphie. Si on voit souvent ses points, il ne faut pas oublier que les 76ers font partie des meilleures défenses de la ligue quand le Camerounais est sur le terrain, et la pire quand il est sur le banc. Du pur bonheur pour un joueur qui sort de deux années blanches et qui souffrait d’une triste comparaison avec Greg Oden.

Bonus Track 2 :
DeMarcus Cousins – Sacramento Kings (3-7)
32.1 pts à 44.3%, 12.3 rbds, 3.6 passes, 1.3 passe & 1.7 ct en 36.1 mins
Karl-Anthony Towns – Minnesota Timberwolves (2-8)
21.7 pts à 44.1%, 11.8 rbds, 2.2 passes, 0.9 int & 1.7 ct en 34 mins
Hassan Whiteside – Miami Heat (4-6)
18.5 pts à 59.3%, 13.6 rbds, 0.7 passe & 2.4 cts en 34.3 mins

Petit focus sur trois joueurs pour clôturer ce ranking. Trois joueurs au talent individuel tel qu’ils font transpirer les statisticiens de la ligue à chaque match comme au bon vieux temps de confrontations entre Patrick Ewing, Hakeem Olajuwon, Shaquille O’Neal et David Robinson. Ils sont partout, ils mettent des points, ils prennent des rebonds, ils contrent, mais ils ne gagnent pas (peut-être parce que la défense ne se résume pas qu’à contrer trois, quatre tirs par match, demandez à Rudy Gobert ou Marc Gasol). Ces trois joueurs ont la particularité d’être la première ou deuxième option de leur équipe, cela veut-il alors dire que les pivots ne peuvent plus dominer au point de faire gagner des matchs de nos jours ? Je ne crois pas à cette théorie, pour remettre plus en question leurs qualités de leader, car si Towns est encore jeune (21 ans) donc excusable, Whiteside ou encore Cousins (le plus gros talent pur vu au poste 5 depuis Shaq selon moi) devraient mener plus souvent leur équipe à la victoire, car au final, ils ne sont pas si mal entourés que ça non ? Par cet argumentaire, je me nie à dire qu’ils sont moins bons que Steven Adams ou Clint Capela, mais que seule la victoire est belle !

1 Comment

  1. J'ai douté de la santé mentale de Blockorama jusqu'à lire la fin de l'article : pas de Whiteside ou de Cousins dans la liste (pour moi KAT est un 4-5 plutôt qu'un pur center) ?
    Je reconnais que le parti pris des résultats de l'équipe est à mettre en débat, même si ça peut se discuter dans un article qui s'appelle "Les 10 meilleurs pivots du moment".
    Par contre, si les 2 joueurs que je mentionne sont si bien entourés, c'est plus de la faute du coach que du joueur si les résultats ne sont pas là, non ?

    Par ailleurs, il est flagrant que l'arrivée de Babac à Utah améliore les stats offensives de Rudy, tant mieux pour lui (et qu'il retente son petit shoot à 4m, histoire de bouger les défenses !)

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