[Ranking] Les 20 meilleurs meneurs de la saison

[Ranking] Les 20 meilleurs meneurs de la saison

La saison NBA 2016-17 vient de toucher à sa fin, et laissera place aux playoffs dès samedi. Le temps pour nous de vous proposer des rankings mettant à l’honneur les vingt meilleurs joueurs de chaque poste. Nous commençons logiquement par les meneurs de jeu, un poste qui a pris une autre dimension dans la grande ligue suite au titre des Detroit Pistons en 2004, pour proposer désormais des phénomènes à stats, capables même d’égaler et de dépasser des légendes que l’on pensait intouchables, telles Oscar Robertson. Ayant décidé de fixer une barre de 80% de matchs joués pour faire partie de ce ranking, soit 66 rencontres disputées, certains joueurs stars sont passés à la trappe, tels que Chris Paul ou encore Kyle Lowry.

Les critères pris en compte sont :

  1. Les seuls matchs joués par les joueurs.
  2. Avoir joué au moins 66 matchs, soit 80% des rencontres.
  3. Les résultats collectifs du joueur sur la période.
  4. Pas de Hype.
  5. L’importance et l’implication du joueur dans le système de son équipe.
  6. Les stats individuelles sur la période.
  7. Ma subjectivité, car il faut faire des choix et les assumer.

 

  1. James Harden – Houston Rockets (54-27)
    29.1 pts à 44%, 8.1 rbds, 11.2 passes, 1.5 int & 5.7 bps en 36.4 mins

Certains vont me prendre pour un fou (j’assume), la saison de Russell Westbrook étant historique niveau chiffres, mais voilà, je ne me base pas que sur les chiffres pour établir mes rankings. James Harden réalise lui aussi une saison de mammouth, n’est qu’à deux petits rebonds du triple-double de moyenne et Houston réalise une saison vraiment inespérée il y a de ça six mois. Son repositionnement au poste de meneur de jeu fut une des clés du succès des Rockets, troisièmes de la Conférence Ouest. Leader incontesté des Texans, il pense en avoir assez fait pour mériter le titre de MVP, peut-être pas suffisant selon moi, cependant assez pour être devant le Marsupilami de l’Oklahoma… huit victoires de plus, finalement ça pèse énormément dans la balance.

  1. Russell Westbrook – Oklahoma City Thunder (46-35)
    31.6 pts à 42.5%, 10.7 rbds, 10.4 passes, 1.6 int & 5.4 bps en 34.6 mins

En le positionnant en deuxième position, je ne veux rien enlever à Russell Westbrook (pour qui j’avoue ne pas être un grand supporter, tout comme pour James Harden d’ailleurs), sa saison est incroyable et les box-scores d’OKC nous ont tenus en haleine toute la saison. S’il a parfois forcé ses triple-doubles, il ne faut rien lui enlever, sauf que les hommes de Billy Donovan auraient pu prétendre à mieux qu’à une sixième place.

  1. Stephen Curry – Golden State Warriors (65-14)
    25.3 pts à 46.8%, 4.5 rbds, 6.6 passes, 1.8 int & 3 bps en 33.4 mins

Double MVP en titre, meilleur joueur de la meilleure équipe de la ligue, Stephen Curry doit faire de la place à deux monstres, soyons objectifs. Le meneur a connu une saison avec des hauts et des bas, il faut dire qu’il nous avait mal habitués ces deux dernières années, et ne serait-ce pas le lot d’un joueur qui base son jeu sur son shoot ? Ça va et ça vient…

  1. Isaiah Thomas – Boston Celtics (50-25)
    28.9 pts à 46.3%, 2.7 rbds, 5.9 passes, 0.9 int & 2.8 bps en 34 mins

Magnifique saison d’Isaiah Thomas qui a porté Boston sur ses épaules depuis le mois d’octobre. La nouvelle âme des Celtics est un vrai leader sur et en dehors des terrains, capable de tourner à 32.9 points de moyenne sur un mois (janvier) comme de recadrer sa franchise entière quand les mauvais résultats s’enchaînent.

  1. John Wall – Washington Wizards (48-30)
    23.1 pts à 45.1%, 4.2 rbds, 10.7 passes, 2 ints & 4.1 bps en 36.4 mins

Après un début de saison catastrophique (6V-11D fin novembre), les Wizards ont trouvé des ajustements au jeu souhaité par Scott Brooks. Déjà habitué à diriger un meneur All-Star, il n’a fait que confirmer que John Wall fait partie du Top 5 des point guards de la ligue.

  1. Kyrie Irving – Cleveland Cavaliers (47-25)
    25.2 pts à 47.3%, 3.2 rbds, 5.8 passes, 1.2 int & 2.5 bps en 35.1 mins

Sur un plan comptable la saison de Kyrie Irving est plus qu’impressionnante. Toutefois, on a senti tout au long de l’année que les grosses performances du meilleur joueur du Mondial 2014 n’avaient pas d’influences sur les résultats des Cavs. Un souci pour le champion en titre qui semble être en manque de leader.

  1. Damian Lillard – Portland Trail Blazers (38-37)
    27 pts à 44.4%, 4.9 rbds, 5.9 passes, 0.9 int & 2.6 bps en 35.9 mins

Le plus dur pour les Blazers cette saison était de confirmer le magnifique 2015-16, et s’ils ont longtemps été éloignés de la course en playoffs, ils seront de la fête de la post-season et tenteront de faire douter les Warriors dans quelques jours. L’arrivée de Jusuf Nurkic a changé la donne dans l’Oregon, mais il ne faut rien enlever à Damian Lillard, qui a tourné à près de 30 points de moyenne après le All-Star Game.

  1. Mike Conley – Memphis Grizzlies (35-34)
    20.5 pts à 45.9%, 3.5 rbds, 6.3 passes, 1.3 int & 2.3 bps en 33.5 mins

Saison compliquée pour des Grizzlies vieillissants. Si Mike Conley a proposé la plus haute moyenne de points de sa carrière il a tout juste un bilan positif, on attendait mieux dans le Tennessee.

  1. Goran Dragic – Miami Heat (40-33)
    20.3 pts à 47.5%, 3.8 rbds, 5.8 passes, 1.2 int & 2.9 bps en 33.6 mins

Dwyane Wade ayant déserté la Floride, les clés de la maison Heat étaient offertes à Goran Dragic. Le Slovène sort d’une magnifique saison sur un plan personnel, toutefois Miami ratera la marche des playoffs de peu, après avoir commencé la saison sur un horrible 5V-13D.

  1. Dennis Shröder – Atlanta Hawks (42-37)
    17.9 pts à 45.1%, 3.1 rbds, 6.3 passes, 0.9 int & 3.3 bps en 31.5 mins

Jeff Teague envoyé à Indiana pour faire de la place à Dennis Schröder, l’Allemand ne s’est pas fait prier pour montrer son talent à toute la ligue. Toutefois, la saison du dix-septième choix de la draft 2013 a été animée par de nombreuses fautes de comportement sanctionnées par sa franchise.

  1. Kemba Walker – Charlotte Hornets (36-43)
    23.2 pts à 44.4%, 3.9 rbds, 5.5 passes, 1.1 int & 2.1 bp en 34.7 mins

All-Star cette saison, Kemba Walker n’a pas su retrouver les playoffs cette saison. Un échec criard pour le meneur de la Caroline du Nord, qui, déjà en vacances est certainement en train de se préparer un programme intense pour l’été.

  1. Jeff Teague – Indiana Pacers (42-40)
    15.3 pts à 44.2%, 4 rbds, 7.8 passes, 1.2 int & 2.6 bps en 32.4 mins

En arrivant dans l’Indiana, Jeff Teague avait la dure tâche de remplacer George Hill sur le terrain et dans le cœur des fans des Pacers. L’ex-All-Star a réalisé une saison intéressante, mais on se demande encore si son association avec Paul George est viable sur le moyen terme.

  1. Jrue Holiday – New Orleans Pelicans (32-35)
    15.4 pts à 45.4%, 3.9 rbds, 7.3 passes, 1.5 int & 2.9 bps en 32.7 mins

Arrivé au cours du mois avril en raison de problèmes personnels, Jrue Holiday a réalisé une saison avec des hauts et des bas au sein d’une franchise des Pelicans qui semble n’avoir jamais trouvé un équilibre. Parfois utilisé au poste 2 pour faire la part belle à Tim Frazier, l’ex-All-Star n’était finalement pas la solution pour que la Nouvelle Orléans retrouve les playoffs.

  1. Malcolm Brogdon – Milwaukee Bucks (38-37)
    10.2 pts à 45.7%, 2.8 rbds, 4.2 passes, 1.1 int & 1.5 bp en 26.5 mins

Une des belles surprises de cette saison. Arrivé sur la pointe des pieds en NBA, le rookie de 24 ans formé au poste de shooting guard a fait parler de lui lorsque Matthew Dellavedova a été freiné par des blessures. Capable de réaliser un triple-double, comme d’être décisif, il est la bonne pioche des Bucks au trente-sixième choix de la dernière draft.

  1. Rajon Rondo – Chicago Bulls (34-35)
    7.8 pts à 40.8%, 5.1 rbds, 6.7 passes, 1.4 int & 2.4 bps en 26.7 mins

L’été dernier son association avec Jimmy Butler et Dwyane Wade a fait saliver nombre de responsables marketing, finalement, RR#9 a encore fait parler de lui, et de la mauvaise des manières. Si le talent de créateur du champion NBA 2008 est indéniable, son comportement est digne de celui de DeMarcus Cousins, et il s’est fait blacklister par les Bulls, avant de devenir une sorte de sauveur en fin de saison.

  1. Eric Bledsoe – Phoenix Suns (22-44)
    21.1 pts à 43.4%, 4.8 rbds, 6.3 passes, 1.4 int & 3.4 bps en 33 mins

Sur le plan comptable, la saison d’Eric Bledsoe est une fois de plus… pleine. Par contre, bien au-delà de ses stats, l’ex-Clipper n’arrive toujours pas à faire gagner ses Suns qui ont dû faire la part belle aux jeunes en fin de saison.

  1. Ricky Rubio – Minnesota Timberwolves (28-47)
    11.1 pts à 40.2%, 4.1 rbds, 9.1 passes, 1.7 int & 2.6 bps en 32.9 mins

Toujours évoqué dans les rumeurs de transfert, Ricky Rubio a terminé la saison sur le meilleur basket NBA de sa carrière (17.8 pts & 10.4 passes sur le mois de mars). Toujours en place à Minneapolis, les jeunes Kris Dunn et Tyus Jones n’ont pas su lui prendre sa place.

  1. Patty Mills – San Antonio Spurs (60-20)
    9.5 pts à 44%, 1.8 rbds, 3.5 passes, 0.8 int & 1.3 bp en 22 mins

Comme tout bon joueur  de devoir des Spurs, Patty Mills ne fait pas parler de lui. Cependant, l’Australien sort de la saison la plus constante de sa carrière et n’est plus qu’un simple relais de qualité de Tony Parker, Gregg Popovich lui faisant de plus en plus confiance en fin de match.

  1. Marcus Smart – Boston Celtics (51-28)
    10.6 pts à 35.9%, 3.8 rbds, 4.6 passes, 1.6 int & 2 bps en 30.4 mins

Après Isaiah Thomas, c’est selon moi l’âme des Celtics. Sa réussite dans le shoot est aussi faible que son engagement est de tous les instants. Avec lui sur le terrain, au poste 1 ou au poste 2, Boston est une autre équipe.

  1. Ish Smith – Detroit Pistons (37-44)
    9.4 pts à 43.9%, 2.9 rbds, 5.2 passes, 0.8 int & 1.4 bp en 24.1 mins

Fin novembre les Pistons avaient un bilan équilibré (10V-10D) et étaient virtuellement playoffables, c’étaient avant le retour à la compétition de Reggie Jackson, et avec Ish Smith à la baguette du jeu de Stan Van Gundy. Smith a porté dix maillots différents, et il semblerait qu’on le regarde enfin avec le respect qu’il mérite.

Bonus Track :
Elfrid Payton – Orlando Magic (29-53)
12.8 pts à 47.1%, 4.7 rbds, 6.5 passes, 1.1 int & 2.2 bps en 29.4 mins

Titulaire un temps, remplaçant un autre, pour débuter les matchs en fin de saison, Elfrid Payton a fait les frais du roster déséquilibré du Magic cette saison, et ce sans jamais baisser son intensité. Le dixième choix de la draft 2014 a réalisé pas moins de cinq triple-doubles cette saison, de quoi regagner la confiance de son coach.

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1 Comment

  1. je trouve tres dommage cette décision d’écarter les joueurs a moins de 80 % de match jouer surtout si ca implique deux des 10 meilleurs meneurs de la ligue Lowry et Paul (meilleur joueur a l'ouest en avril) qui ont quand même jouer 60 et 61 match dans l'année soit 3 match sur 4

    l'absence de George Hill seulement a 49 match on est d'accord est un dure quand meme surtout quand tu vois les deux dernier

    Sinon sur le classement je suis globalement d'accord Harden est meilleur PlayMaker que Westbrook et le bilan collectif est a son avantage (meme si je pense que Westbrook mériterais le MVP ne serais ce que pour le TD de moyenne mais ce n'est pas le sujet de l'article)

    meme si je trouve Ranjo Rondo un peu surévalué au vue de ses stats individuelle mais qui benefiecie contrairement a bledsoe et rubio d'un bilan meilleur

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