Le jeu du GM: la Trade Deadline, The Phoenix Suns’ Edition, l’Epilogue

Le jeu du GM: la Trade Deadline, The Phoenix Suns’ Edition, l’Epilogue

Alors que les cendres de la trade deadline sont encore chaudes, on a décidé de se mettre à la place des GMs pour les jours qui la précèdent pour voir ce qu’on aurait fait, ce qu’on aurait voulu faire et ce qu’on a pas pu faire. J’ai ainsi donné pour mission à Anthony Dubourg (contributeur sur Débat-Sport, invité régulier de l’Echo des Parquets) de prendre une équipe en difficultés, les Suns de Phoenix en l’occurrence, et d’essayer de monter des transferts pour sérieusement améliorer son effectif. Pour ma part, je prendrai le rôle de chacun des GMs qu’il contacte pour réaliser ses transactions espérées.
[Précédemment: …, épisode 21, épisode 22, épisode 23, épisode 24]
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La date limite des transferts est désormais franchie. Mais ce n’est pas pour autant que mon boulot de GM est terminé et mon cerveau est déjà tourné vers les prochaines opportunités d’améliorer mon équipe. Agents libres actuellement présents sur le marché (notamment après les traditionnels « buy-outs » post trade deadline), rotations et planifications des prochaines étapes clés (draft, free agency estivale, …), voici un petit aperçu de la suite du projet en guise de conclusions.

Agents-libres
Derrick Jones Jr., Alan Williams, Ronnie Price… Je ne manque pas d’affection pour les trois derniers joueurs de l’effectif de la première partie de saison. Néanmoins, celle-ci ne doit pas entrer en ligne de compte, le moins possible dirons-nous, lorsqu’il s’agit les places d’un roster. Par conséquent, la séparation à l’amiable s’opère rapidement, en toute courtoisie. Alan Williams a une trajectoire tout de même admirable. Je conserve son nom sous le coude, au cas où et ne le limoge pas d’emblée.
Je coupe par la même occasion Tyler Zeller, son contrat n’était de toute façon pas garanti pour la saison prochaine, ce qui allègera mon cap. Selon mon humeur, Andrew Nicholson est susceptible de subir le même sort.Une à plusieurs places libres risquent de rester libre(s), selon le scénario.Le seul agent libre qui m’intéresserait de prime abord se nomme Terrence Jones, ailier que j’affectionne depuis sa carrière universitaire avec les Wildcats de Kentucky. Celui-ci a repris des couleurs avec les Pelicans sans être gêné par les blessures. S’il consentait à sortir du banc, ce serait un grand plus pour mon projet. Au poste 4, je n’aurais aucun problème à l’aligner dans la second unit en lieu et place de Nemanja Bjelica. Pour autant, la candidature des Suns me paraît moins convaincante que d’autres.
De plus, ce serait sans doute un engagement sur le court terme pour faire gonfler sa cote sur le marché des agents libres en vue de l’été prochain.Je pars donc du principe que je n’ai aucune chance sur ce dossier et surtout aucun intérêt à le creuser.

Pour combler les dernières places vacantes, je me tourne donc vers la liste des vétérans rouillés, incapables d’apporter sur le parquet, mais qu’une présence sur le banc pour regarder les matchs et y apporter leurs observations aux jeunes joueurs aiderait ma cause: Kirk Hinrich, Andre Miller, Caron Butler, Kendrick Perkins, Charlie Villuaneva.
Je choisirais Andre Miller pour sa mentalité business as usual adapté à une pige d’une mi-saison et par sa réputation de bon mentor, auprès de mon compatriote Evan Fournier notamment. Je n’oublie pas son rang au classement des meilleurs passeurs de l’histoire de la ligue. Je suis même prêt à lui accorder du temps de jeu pour le motiver à nous rejoindre. Aligner un vétéran rouillé dans mon deuxième cinq pour le reste de la saison ne serait pas de nature à contrecarrer mes plans.
Au rayon des bonnes réputations, Charlie Villanueva se pose là. Bon coéquipier, le journeyman a en plus le mérite d’avoir réussi à battre à une occasion Rajon Rondo au Puissance 4, signe qu’il en a vu d’autres. Plus encore, je sais Kevin Durant disponible cet été selon l’activation de sa clause, et j’aimerais à ajouter un argument de vente supplémentaire à mon portefeuille en signant l’ailier-fort pour le reste de l’année.
Plus sérieusement, l’embauche, ou non des larrons dépendra des places disponibles.
J’oubliais Royce White. Mes lecteurs fidèles m’en voudraient de ne laisser à l’ailier son rond de serviette habituel dans mon troquet. Je reste néanmoins ouvert à l’idée renouveler les patronymes des habitués de l’injury list par une surprise sortie de mon chapeau. Pourquoi pas Lamar Patterson, ancienne pioche des Hawks au second tour, qui est libre comme l’air?

BILAN DES COURSES

Rotations prévisibles après la date-butoir des transferts

1er cinq

Ricky Rubio – Devin Booker – PJ Tucker – Dragan Bender – Willie Cauley-Stein

2eme cinq

Tyler Ulis – Leandro Barbosa – Mario Hezonja – Nemanja Bjelica – Tyson Chandler

3eme cinq

Andre Miller – Lamar Patterson – Deandre’ Bembry – Charlie Villanueva – Alan Williams

Note: Il se peut que PJ Tucker se « blesse » ou que Ricky Rubio soit soudainement atteint d’une maladie incurable et indétectable qui gêne sa façon de se moucher et l’oblige à rester aux soins lors de quelques rencontres de fin de saison. Un cataclysme d’une telle nature conduirait malencontreusement notre franchise chérie, ô misère, à perdre quelques rencontres à sa portée et horresco referens de bousculer son bilan sportif vers les tréfonds. Les Suns maximiseraient ainsi à l’insu de son plein gré leurs chances de décrocher le premier choix de Draft 2017. Chienne de vie.
Les rotations ne sont donc qu’indicatives.
Conclusion générale

On le voit, la tâche de GM n’est pas aisée entre valorisation correcte de ses atouts et gestion du timing, sans compter les interférences d’agents et détails techniques pointus du CBA dont il ne fut pas question ici.

A partir de l’issue de la simulation, plusieurs scénarii peuvent évidemment être envisagés. Avant de se projeter sur une échéance – l’été – qui explique plusieurs choix, qu’il soit permis ici d’expliciter la logique qui a présidé à nombre de décisions.

En tant que GM, ordre serait donné pour le reste de la saison de ne pas trop mettre le coup d’accélérateur, notamment en maximisant le temps de jeu d’un Dragan Bender (s’il ne se blesse pas…).
Risquer de se retrouver avec un choix de fin de loterie alors qu’un Markelle Fultz est à portée pour quelques victoires inutiles m’exaspèrerait. Je suis assez confiant sur la capacité de mes troupes à ne pas gagner: Willie Cauley-Stein n’a que peu d’expérience et Dragan Bender est un pur novice.
Néanmoins, entre les coups de chaud de Booker et Ulis et le retour en flamme de Rubio que l’on constate depuis la deadline, réelle et non fictive, les défaites sont en danger. D’où le tanking.
Certains pourraient y voir un effet pervers: faire la promotion du tanking instille une mauvaise culture dans l’ensemble de l’édifice durablement. Remarque pertinente, au demeurant.
Or, le transfert avec le Magic d’Orlando compte autant, si ce n’est moins, pour sa contrepartie que pour le message envoyé aux troupes de Phoenix.
L’objectif en attaquant la saison prochaine est simple: pas de tanking!
Il n’y aura rien à attendre de la défaite.
Hypothéquer une partie de ses perspectives d’avenir, c’est responsabiliser les hommes en place et les forcer à puiser en eux les ressources pour faire flotter le drapeau Suns haut dans le ciel.

Les trente rencontres de fin de saison plus ou moins perdues à dessein seront vite oubliées.

A des fins de formation, de succès et pour consolider la culture Phoenix, j’encouragerais Leandro Barbosa (player option) et P.J. Tucker (fin de contrat) à poursuivre avec nous.

D’une part, ce sont deux vétérans capables d’encadrer le groupe.

D’autre part, ils assurent la continuité symbolique de l’histoire de la franchise.
Personne n’a oublié le rôle du Brésilien au sein de la mouture portée l’axe Nash-Stoudemire. Dans un autre registre, l’ailier mexicanophile incarne à mes yeux, et pour toute une génération de lecteurs des Suns of Anarchy™, la franchise depuis son arrivée dans l’Arizona.

De plus, stabilité rime avec résultats.

Ceci dit, la valeur réelle des deux hommes reste tributaire de la gestion de la période estivale à venir. La simulation a fait apparaître une tentation à maximiser les opportunités en termes de Draft au détriment de la flexibilité financière. La discussion autour de Joakim Noah l’illustrait superbement. La présence des « vieux » Suns gagne en pertinence en se focalisant sur le pari de la jeunesse.
Cependant, succomber à cette tentation eût été une attitude timorée dans le business NBA.
Tout sacrifier sur l’autel du temps long, y compris la flexibilité salariale, prive une franchise de la chance de saisir les opportunités qui se présentent de devenir compétitifs par un coup d’éclat.

Commettre cette erreur aurait été calamiteux dans notre cas d’étude. Considérons les possibilités offertes par la future intersaison pour le prouver.

Perspectives estivales avant la prochaine campagne

Draft

Picks 1er tour 2017

·      Phoenix : 2e pire bilan à la date-butoir.

·      Minnesota protégé top 6 : 6e pire bilan à la date-butoir. Renfort d’Eric Bledsoe et Jared Dudley. Perte de Ricky Rubio et Nemanja Bjelica.

·      Atlanta protégé top 7: 10e-12e meilleur bilan à la date butoir environ. Renfort de TJ Warren. Perte de DeAndre’ Bembry.

Picks 2nd tour 2017

· Brooklyn : pire bilan à la date-butoir

· Phoenix : 2e pire bilan à la date-butoir

Deux options me paraissent susceptibles d’occuper mon établi lors de la cérémonie.

La première, conventionnelle, consisterait à utiliser mes sélections pour ajouter un ou deux talents précoces à mon écurie. Dans ce cas, j’ai en tête une hiérarchie très claire. Une obtention d’un choix du top 3 se solderait par le renfort de Markelle Fultz, Josh Jackson ou Lonzo Ball, tout simplement parce qu’ils ont une carrure incontournable ou, pour Jackson, parce qu’il s’intègrerait parfaitement au projet Suns à mon sens. En revanche, j’userais de mon choix plus modeste (Minnesota) sous réserve que je l’obtienne, pour me garantir le savoir-faire de Jonathan Isaac ou Frank Ntilikina (là encore, si disponibles). En cas de chute hors du top 3 avec ma propre sélection, je me porterais également sur l’un des deux hommes. Ils partagent une mentalité orientée sur le collectif avant la gloire personnelle, me semblent très coachables et disposent du bagage du parfait role player compatible avec le reste de mes troupes. Le tout avec une possibilité de progression, de montée en puissance progressive au fil des ans. Je privilégierais donc la valeur sûre du joueur de devoir à l’aventure du potentiel franchise player annoncé, à la Jayson Tatum par exemple.

La seconde option se révèlera sans doute plus alléchante à bien des lecteurs. Les obtentions combinées d’un choix du top 3 et de la sélection de Minnesota (si hors du top 6) placerait Phoenix dans les trading blocks sur le dossier Paul George. Si l’ailier d’Indiana se révèle disponible, je pense que peu d’offres pourront rivaliser avec la mienne… selon l’issue de la loterie. Les Boston Celtics font figure de sérieux concurrents en fonction de la valse des balles du hasard. Les Pacers seraient bien inspirés d’écouter la proposition des Suns qui mettraient sur la table un choix du top 3, voire le top pick et un choix que l’on peut situer dans le top 10 d’une Draft que l’on juge très dense à son sommet. L’échange inclurait probablement Tyson Chandler aussi. Irréprochable, le pivot représente une charge salariale que les Pacers seraient priés d’accepter en compensation.

Bourde? Peut-être. Pari? Certainement. Le contrat de George arrivera rapidement à échéance.

Toutefois, un train peut en cacher un autre…

Quant à mes choix moins valorisés, j’en profiterais pour investir l’équivalent de la pierre en NBA, c’est-à-dire la taille. Le choix peut sembler curieux à cette époque. Je dispose d’un créateur d’élite en Rubio, d’un shooteur d’élite en Booker. En revanche, je ne sais pas si Cauley-Stein est capable d’inverser la tendance d’une rencontre par sa protection de cercle, compétence si précieuse. Je souhaite donc me ménager le plus d’options après avoir attiré dans mes filets Zizic et Yabusele.

J’avais lorgné le choix des Atlanta Hawks dans l’optique d’enregistrer le renfort d’Isaiah Hartenstein, un jeune espoir à laisser à l’étranger pour qu’il y fourbisse ses armes. Cependant, le Draft Combine a permis à Jonathan Jeanne de faire monter sa cote tandis que je le ciblais avec un choix du second tour. Or, sur le plan de la protection du cercle, la perspective d’ajouter un profil physico-athlétique de son calibre se présente rarement.

Si on présuppose que les deux Européens seront pris aux alentours du choix 20, alors il me faudrait une autre sélection dans cette zone pour m’assurer les services des deux.
Les premiers choix du second tour interviennent ici. Susceptibles de procurer à une franchise deux joueurs de niveau premier tour sans cadre salariale prédéterminé, ils sont extrêmement précieux et, cumulés, valent un choix n°20, ou environnant.

J’escompte donc sortir de la cérémonie avec un portefeuille augmenté des talents d’Isaiah Hartenstein, et Jonathan Jeanne. Ce dernier doit rejoindre Willie Cauley-Stein et Tyson Chandler dès l’an prochain.

Au sein d’une ligue dominée par le small-ball, la place de troisième pivot a vocation à ne générer que du mécontentement d’un élément qui ne touche pas de minute ou à disparaître par inutilité si l’élément en question n’est pas assez talentueux. Par conséquent, investir sur un profil comme Jeanne me semble une excellente opportunité.

L’adaptation aux normes physico-athlétiques par un travail de musculation peut facilement s’échelonner sur une saison tandis qu’une seconde verrait le prospect apprendre à user au mieux de ses atouts à un niveau inférieur que la NBA, j’ai nommé la D-League.

Alors que les rotations ne mobilisent pas les quinze joueurs de l’effectif et que l’absence de temps de jeu peut peser plus délicatement sur des joueurs plus confirmés, je pense que dévouer cette place de l’effectif à un espoir comme Jeanne est le meilleur moyen de la rentabiliser sur le long terme.

Marché des agents-libres

Blake Griffin dispose d’une Early Termination Option et sera donc libre à l’été 2017 ou à l’été 2018.

J’ai la conviction d’avoir un bon dossier à lui présenter, malgré un bilan calamiteux en 2016-2017. L’ailier-fort pourrait former avec Ricky Rubio un axe digne de Steve Nash-Amar’e Stoudemire – j’en rajoute, d’accord, il faut bien vendre le produit… – tout en étant épaulé par Devin Booker. Le roster en place me semble contenir à la fois des talents expérimentés et des espoirs à même de les remplacer pour garantir la pérennité de la compétitivité des Suns new-look.

Voici pour les produits d’appel à même de séduire l’ailier-fort qui atteint l’âge de la maturité. Naturellement, la qualité de mon infirmerie sera évoquée.

Cette proposition sera faite à l’intéressé indépendamment du scénario de la Draft.

Néanmoins, si l’on explore l’hypothèse d’un accord avec les Indiana Pacers, alors je suggère à Blake Griffin d’écourter son expérience à Los Angeles avec d’autant plus de vigueur que je dispose du soutien d’un trio composé de Paul George, Devin Booker et Ricky Rubio.

Conscient de ma subjectivité potentiellement trompeuse, je peine tout de même à comprendre comment l’on pourrait balayer l’offre de Phoenix d’un revers de main. Le tirage de la loterie s’avèrera décisif puisqu’il déterminera la qualité de mes assets, mais également celle de mes rivaux Sixers et Celtics sur ce dossier.

Le transfert pour Paul George aurait donc vocation à produire un effet boule de neige. Récupérer Paul George vise à attirer Blake Griffin pour convaincre l’ancien Pacer de prolonger sur le long terme. Cercle vertueux.

Dans le cas contraire, un Markelle Fultz ou un Josh Jackson, si top 3, fortifierait l’argumentaire, qui serait, certes moins implacable. Toutefois, j’ai la faiblesse de penser que la venue de Blake Griffin resterait du domaine du crédible, même sans Paul George.

En outre, un échec sur le dossier Paul George serait de nature à redoubler l’intérêt de la franchise de l’Arizona pour Gordon Hayward.

L’ailier à tout faire du Jazz ferait office de plan B, avec ou sans succès. Il devrait cependant refuser d’activer sa clause pour être disponible dès cet été.

Selon le montant, et surtout la durée, je n’aurais rien contre l’addition d’un Paul Millsap, non plus, s’il n’active pas son option.
A la réflexion, ce serait peut-être même le meilleur choix.
Je ne sais pas si je serais compétitif sur ce dossier mais l’ailier-fort avait constitué une cible de premier choix pour Orlando qui me semble moins bien embarqué que moi. Pourquoi pas Phoenix?
Jurisprudence Hennigan: je risque le licenciement…

Un exemple de rotations 2017-2018 si on aime les plans qui se déroulent sans accroc

1er cinq

Ricky Rubio – Devin Booker – Paul George – Blake Griffin – Willie Cauley-Stein

2eme cinq

Tyler Ulis – Leandro Barbosa* – PJ Tucker* – Nemanja Bjelica – Dragan Bender

3eme cinq

Lamar Patterson – Mario Hezonja – DeAndre Bembry – Guerschon Yabusele – Jonathan Jeanne

International

Isaiah Hartenstein (Kaunas) – Ante Zizic (Istanbul)

* Leandro Barbosa peut activer une player option tandis que PJ Tucker aura l’occasion de rester à Phoenix pour une bouchée de pain, s’il résiste aux sirènes des autres franchises. Par conséquent, leurs présences s’inscrivent au conditionnel.

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Un exemple de rotations 2017-2018 si on aime les plans qui périclitent furieusement

1er cinq

Ricky Rubio – Devin Booker – Jonathan Isaac – Dragan Bender – Willie Cauley-Stein

2eme cinq

Tyler Ulis – Mario Hezonja – DeAndre Bembry – Guerschon Yabusele – Ante Zizic

3eme cinq

Leandro Barbosa* – Lamar Patterson – Nemanja Bjelica – Jonathan Jeanne – Tyson Chandler

International

Isaiah Hartenstein (Kaunas)

* Leandro Barbosa peut activer une player option tandis que PJ Tucker ne rempilera pas pour une bouchée de pain sans temps de jeu. Par conséquent, la présence du premier s’inscrit au conditionnel.

Rappel: les Phoenix Suns ne disposent pas de leur choix de Draft 2018.

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Un exemple de rotations 2017-2018 si l’auteur de ces lignes a le droit d’ennuyer son monde avec un scénario crédible (?) qu’il aimerait tant

1er cinq

Ricky Rubio – Devin Booker – PJ Tucker* – Paul Millsap – Willie Cauley-Stein

2eme cinq

Tyler Ulis – Leandro Barbosa* – Mario Hezonja – Dragan Bender – Tyson Chandler

3eme cinq

Frank Ntilikina – DeAndre Bembry – Josh Jackson – Guerschon Yabusele – Jonathan Jeanne

Internationaux

Isaiah Hartenstein (Kaunas) – Ante Zizic (Istanbul)

* Leandro Barbosa peut activer une player option tandis que PJ Tucker sera libre à l’été. Par conséquent, leurs présences s’inscrivent au conditionnel.

Note: Avec un 4e choix obtenu à la loterie malgré son second pire bilan IRL, les Suns pourraient se trouver incapables de sélectionner Josh Jackson, auquel cas ils lui substitueraient Jonathan Isaac.
L’objectif? Dominer la ligue en impulsant une nouvelle révolution.
Après le small ball, après le trois-points à tout va, après l’envergure à tout va de Milwaukee, bienvenue au cinq small-ball qui rend une tête à chaque vis-à-vis!
Avec des configurations de type Ntilikina – Isaac – Bender – Cauley-Stein – Jeanne, déficit de taille garanti!
Bon, après, il faut leur apprendre à tous à rentrer un trois point et je ne suis pas convaincu que certains soient tout à fait capables de rester devant l’adversaire…

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Quelques commentaires les rotations envisagées, et sur le scénario intermédiaire – le dernier – en particulier

L’un des cinq est quasi-systématiquement composée uniquement de (quasi-) novices. Or, l’objectif affiché impliquait d’éviter tout tanking, ce que mon absence de choix de Draft 2018 garantit. Pourquoi donc cette accumulation de bleus? Plusieurs raisons:

1. Une rotation ne mobilise pas les quinze joueurs d’un effectif. Les prétendants au titre s’offrent les services à bas coût de vétérans chevronnés par leur compétitivité. En revanche, il est impossible d’attirer à Phoenix des joueurs véritablement performants sans que les finances n’en prennent un coup et qu’ils acceptent de faire banquette.

2. Même si j’attends, ou j’espère en tout cas, un rebond immédiat, j’ai tout intérêt à user mes places vacantes pour me préparer des renforts sur le long terme.

3. Une année d’apprentissage verte permet aux nouveaux venus de s’acclimater au mode de vie NBA et tout ce qu’il implique.

4. J’ai pris le parti de sélectionner beaucoup de pivots/ailiers forts. Or, nous l’avons constaté par le passé, une saison paraît déjà nécessaire aux pivots pour se muscler de façon à pouvoir faire face aux rigueurs de la NBA. Dragan Bender compris? Sa mise au ban(c) serait d’actualité si l’été ne lui servait pas à apprendre à encaisser les chocs par un travail physique.

5. En outre, ils mettent plus de temps à se développer que les autres. Le défi de l’intérieur consiste à apprendre comment se servir de son ascendant physique pour prendre le dessus via sa puissance ou son envergure. Une campagne de D-League consécutive à la mise à niveau physique ne serait donc pas de trop et compléterait un processus de formation de deux ans et dont le coût se résumerait à une place dans l’effectif pour l’intéressé. De plus, la D-League connaît un investissement croissant des franchises NBA, ce qui devrait se traduire par la mise en oeuvre d’un jeu à peu près cohérent et lisible, donc plus favorable au développement d’un prospect.

6. L’accumulation de prospects dans un des cinq et à l’étranger autorise également le décisionnaire à mâtiner sa bienveillance vis-à-vis des titulaires d’un certain temps de jeu d’une pression de le perdre. Un Tyler Ulis non productif – pure fantaisie, soit dit en passant – s’exposerait à perdre sa position de second meneur au profit de Frank Ntilikina. Les postes intérieurs disposent d’encore plus de solutions parce que les options en cours sont fragiles (le jeune Cauley-Stein, Tyson Chandler voué à la retraite, la signature non-acquise d’un Blake Griffin souvent blessé, de Paul Millsap).

7. Signifier à un cinq qu’il n’entrera pas en jeu, c’est lui donner un blanc seing pour dépenser toute son énergie excédentaire dans des séances supplémentaires qui s’ajoutent à l’entraînement collectif. Au-delà de la musculation, déjà évoquée, c’est l’occasion d’ajouter une corde supplémentaire à son arc pour chaque joueur. DeAndre’ Bembry, par exemple, doit être averti qu’il ne foulera pas le parquet sans un shoot digne de ce nom. Ne parlons pas du travail vidéo – intensif – pour hausser la compréhension du jeu, dans une certaine mesure (cela ne peut remplacer le terrain, je ne serais pas si démagogique).

8. Outre la motivation induite par la pression de la concurrence, la frustration de ne pas jouer s’impose comme une raison additionnelle de travailler son jeu. En revanche, il est bien évident qu’un Josh Jackson ou un Frank Ntilikina qui marcherait sur ses coéquipiers à l’entraînement ne serait pas bridés. Néanmoins, je souhaite partir du principe que rien ne leur sera donné et qu’ils devront gagner leurs minutes à l’entame de la saison.

9. L’embouteillage de prospects dans un cinq offre de nouvelles perspectives que le strict développement individuel. Avec plusieurs big men et manieurs de ballons, les jeunes joueurs peuvent ainsi progresser sur des situations telles que le pick-and-roll. Le grand nombre d’espoirs, critiquable pour son potentiel effet néfaste sur le professionnalisme des séances, devient un sérieux atout pour les sessions spéciales organisées après l’entraînement collectif. Si l’on s’en tient à la dernière possibilité, on imaginerait alors voir tous les joueurs progresser sur des exercices spécifiques de 2 contre 2 ou 3 contre 3 mettant aux prises, par exemple, Jackson-Jeanne VS Ntilikina-Yabusele. N’oublions pas que chaque franchise dispose de deux two-way contracts. Signer un meneur d’appoint, Nate Wolters admettons, autorise les fameux 3 contre 3, tel Wolters-Jackson-Yabusele VS Ntilikina-Bembry-Jeanne pour donner un exemple.

10. Non content d’améliorer les qualités d’un prospect à l’échelle individuelle, cette organisation de travail favorise la complicité entre les ambitieux, complicité qui se traduira sur le terrain quand leurs noms seront appelés. Pour être concret, Leandro Barbosa et Tyson Chandler contribueront aux bonnes prestations des Suns mais probablement pas au-delà de la prochaine saison. Entrera alors en scène une paire Ntilikina-Yabusele qui se connaîtra déjà par coeur et parée à aider l’équipe fort de leur période de formation et d’adaptation.

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Tout me semble opérationnel désormais.

En tant que GM, j’ai le sentiment d’avoir mis la franchise sur de bons rails.

Pourtant, j’ai l’étrange sensation d’avoir oublié quelque chose.

Mais quoi?

Rien d’important, sans doute.

The End.

StillBallin (@StillBallinUnba)

2 Comments

  1. WarriorsBlackKid #P

    Superbe conclusion, j'espère que vous reprendrez le concept pour l'intersaison !

    1. Merci à toi. C'est pas impossible comme reproduise l'idée, on s'est bien amusé (après on va peut-être éviter de le faire avec les Nets)

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