La fin d’une ère (Merci, DraftExpress)

La fin d’une ère (Merci, DraftExpress)

Indéniablement, une page s’est tournée vendredi pour les fans de basket. Après 14 années à produire un travail d’une qualité incomparable, dont les quelques dernières en tant que référence absolue et enfin reconnue comme le meilleur dans le métier, DraftExpress s’arrête.

Son illustre créateur, Jonathan Givony, l’a annoncé vendredi soir. En déclarant que son fidèle acolyte Mike Schmitz et lui-même s’envolent pour les studios d’ESPN, Givony met ainsi fin à son site internet, son projet, son bébé, qui semblait pourtant en pleine expansion ses dernières années, et lancé pour prendre une importance exponentiellement grande dans le milieu de la balle orange.

DraftExpress, en quelques mots, c’est tout simplement la référence. Un site né aux débuts d’internet, lancé par un passionné de basket qui s’intéresse plus particulièrement aux jeunes prospects, à la fois universitaires mais aussi internationaux. Vous pouvez être sûrs et certain que chaque joueur qui a foulé un parquet NBA ces dernières années, ou même un parquet de Summer League, a été analysé à un moment donné de manière plus ou moins importante par Givony et son crew. Tous.

DraftExpress, le site, c’est donc une Bible en ligne à laquelle il faut se référer, qu’il faut consulter, dans laquelle il est fortement conseiller de se plonger pour tout découvrir. DraftExpress, l’équipe, ce sont tout simplement les meilleurs scouts en activité du monde médiatique de la balle orange. Certainement que les franchises emploient des scouts tout aussi bons ou meilleurs (certaines en tout cas), mais dans le monde des médias, Givony est le meilleur.

Je ne compte pas les heures gagnées sur DraftExpress. Oui, l’expression correcte c’est « je ne compte plus les heures perdues » comme pour désigner la contemplation d’une œuvre d’art s’entremêlant avec la fuite du temps. Mais le qualificatif de « perdu » ne correspond guère ici. DraftExpress est un puits de connaissance. Un Eldorado de la vulgarisation. Un approche très scientifique du basket. Le scouting et l’analyse de joueurs ont été rendus accessibles à tout un chacun, fins connaisseurs du basket et autres. En lisant DraftExpress, on apprend le basket. En lisant DraftExpress j’ai appris le basket.

On va peut être arrêter là pour le ton dramatique et les tournures de phrases théâtrales, on pourrait croire qu’il y a mort d’homme. Mais lire DraftExpress, c’est réellement en apprendre plus sur le jeu. Les articles et les vidéos mettent en lumière les différents aspects du jeu, les expliquent, les nuancent, les décortiquent et exposent les composantes et les qualités requises pour tel ou tel fait de jeu. On est pas sur de la présentation de joueur classique, avec deux paragraphes distincts (les forces et les faiblesses) qui sont présentés sous forme de liste de 4 ou 5 éléments, comme on en voit pondre tous les ans sur tous les sites de basket au moment de la Draft. Non, Givony & co prenaient le temps de tout expliquer dans un article. Pas forcément dans un style romancé, mais avec du liant, avec la continuité que permet le format de phrases et de paragraphes entiers (qu’on ne retrouve pas dans une simple liste de 5 « points clé » non développés).

Cela dit, tout le monde n’a pas vocation ou envie de se taper un texte entier pour connaître un joueur. Le format d’une liste assez courte correspond à beaucoup. Ca se consomme vite, facilement, quelques secondes suffisent, et si on a que cela comme temps à y consacrer, c’est parfait. Le fan qui n’a pas forcément besoin de savoir plus que « c’est un bon/mauvais shooteur » ou « bon/mauvais défenseur », ça lui suffit et c’est tant mieux. Il n’est en aucun cas question de s’approprier le basket sous couvert d’une exigence ou d’un niveau de connaissance minimum très élevé. Chacun a bien le droit de profiter de ce sport (comme n’importe quel autre) de la manière qu’il l’entend, que ce soit une passion dévorante, un hobby régulier ou un loisir lointain.

Mais le grand fait d’arme de DraftExpress, c’est d’être allé au delà de ça. DraftExpress ne s’est pas contenté de proposer des contenus journalistiques, des présentations brèves et concises sous forme d’articles passe-partout lisibles par tout le monde. Au contraire, ils ont réalisé une véritable vulgarisation du basket auprès du grand public, traitant de ce sport comme d’un domaine scientifique, et avec un concept tout à fait identique à celui des nombreux vulgarisateurs des mathématiques, des sciences physiques, de la littératures, de l’histoire, de la politique et bien d’autres.

Au fil des ans, Givony et sa bande ne nous ont pas simplement dit si tel joueur est un bon shooteur ou celui-ci un mauvais défenseur. Ils sont allés au fond des choses, ils ont expliqué en quoi ces mêmes joueurs étaient de bons shooteurs, pourquoi ils peuvent être considérés comme de bons shooteurs, et quelle qualité intrinsèque ils maîtrisent pour arriver à shooter si bien. Idem pour la défense, la création/gestion du jeu, ou le jeu en pénétration. En bon vulgarisateur, DraftExpress nous a donnés les outils pour que nous-mêmes, ensuite, puissions à notre tour analyser, décortiquer, et comprendre.

Ca parait bête, mais ce travail de vulgarisation est à la fois précieux et rare. Combien de sites de ce genre permettent à quelqu’un qui ne s’y connait pas (mais qui désire s’instruire) d’apprendre beaucoup et vite ? Aucun, ou presque. Avec cette régularité et ce niveau de qualité, définitivement aucun. De manière très personnelle, je ne pense pas que j’aurai pu autant progresser dans la compréhension du basket si je n’avais pas eu DraftExpress sous le coude, pour apprendre les outils d’analyse, puis ensuite de me référer à leur articles pour vérifier que j’avais bien utilisé ces outils et bien comprit ce qu’il y avait à comprendre. Je regrette que DraftExpress s’arrête et que je ne puisse plus continuer d’apprendre. Et puis aussi, je n’ai pas le temps de me renseigner en détail par moi même sur l’ensemble des prospects d’une draft, même seulement les 20 meilleurs. DraftExpress, c’était la béquille qui permettait de gagner du temps, d’avoir une bonne analyse réfléchie d’un joueur que l’on a pas eu le temps d’observer par soi-même parce que le basket n’est pas notre métier.

Plus encore, DraftExpress a su au fil de ses longs articles très détaillés dépeindre des portraits très complets, et ainsi nous faire voir la photo complète plutôt que seulement un petit bout de l’ensemble. Pour à peu près n’importe quel joueur universitaire de première ou deuxième division, vous trouverez des gens en ligne pour les décrire comme suffisamment talentueux pour être de gros joueurs NBA. Effectivement, plus on généralise, moins on s’attarde sur le sujet à étudier, plus on peut tomber dans des raccourcis. Si tel joueur possède une belle arme dans son répertoire et arrive à faire un peu de la stat, on a envie d’y croire. Mais en voyant la photo complète (les lacunes défensives énormes, le manque de QI basket, un shoot trop fébrile, un manque d’explosivité, ou bien d’autres choses), on comprend au fil de la lecture pourquoi tel joueur est un gros prospect et tel autre ne l’est pas. En lisant DraftExpress, on comprend la différence entre un Kyrie Irving et un Lou Williams. Entre un James Harden et un Dion Waiters. Entre un Blake Griffin et un Kenneth Faried. Une différence que le fan lambda ne ressent pas à la simple lecture d’une liste de qualité/défauts, ou au visionnage de highlights sur Youtube.

Egalement, DraftExpress c’est aussi la grande référence du scouting à l’international. Particulièrement en Europe, accumulant les voyages pour assister aux matchs en personne et ensuite délivrer les analyses les plus pertinentes qui existent sur les jeunes joueurs européens. Quand dans le même temps, d’ailleurs, le reste des Etats-Unis assume complètement son manque de connaissance et d’intérêt (s’apparentant du coup parfois à du mépris) pour le basket du vieux continent. Quand tous les brillants esprits d’ESPN critiquaient avec véhémence la sélection de Kristaps Porzingis en 4e position en 2015, DraftExpress s’était contenté d’établir un profil très complet en soulignant le combo de taille, mobilité et shoot lointain qui (si tout se passe bien) pourrait être un cocktail explosif chez les pros. Simple exemple parmi tant d’autres.

Un des plus beau coups de DraftExpress, à mon sens, reste la découverte de Giannis Antetokoumpo. Après en avoir entendu de bons écho et avoir vu de bonnes choses en vidéo, Givony décide en Février 2013 de se rendre en Grèce pour voir joueur le jeune homme en seconde division Grecque. A cette époque, Antetokoumpo est un inconnu complet pour les gens ne travaillant pas dans le basket. Un superbe article plus tard, le grand public avait la chance de découvrir le potentiel de ce joueur atypique sorti de nulle part.

Parmi les meilleures archives encore disponibles sur le site, cet article sur Antetokoumpo est un des plus remarquables mais ce n’est pas le seul. Vous aimerez peut-être le style plus romancé de l’article sur Brandon Jennings lors de son passage en Italie entre le lycée et le NBA. Ou bien le duel de meneurs de jeu de la draft 2005, entre les rapports détaillés de Chris Paul et celui de Deron Williams. Vous comprendrez en lisant le profil pré-draft d’Andrea Bargnani en quoi l’italien était un véritable énorme prospect, qui a « juste » déçu.

Les articles sur Brandon Roy et Evan Turner sont très plaisants (et décrivent des joueurs déjà bien formés pour leur âge comme on en voit rarement), tout autant que celui sur Rudy Gay qui possédait un potentiel démentiel. En vous replongeant dans celui sur Kevin Durant en 2007, vous remarquerez à quel point déjà à l’époque le garçon était au-dessus du lot (de sa classe de draft, mais même au-dessus des tops prospects de n’importe quelle draft). Vous vous émerveillerez devant les profils sans faille de Derrick Rose et Kyrie Irving, qui font réellement comprendre en quoi ils étaient spéciaux. Si vous vous aventurez sur celui de Russell Westbrook, attention au choc : le joueur d’UCLA qui est décrit (à juste titre, à l’époque) est un attaquant très limité, intelligent et altruiste, qui se donne à fond en défense et joue dans le collectif. Il fait partie de ces articles exposant des jeunes joueurs au potentiel très attrayant du type Derrick Favors par exemple. Ou pire : Perry Jones, brillant de mille feu sous la plume de Givony (qui expose tout de même les énormes carences qui mèneront à son échec, par ailleurs). Au fil des lignes, on sent la marge de progression folle, même si pas tout le temps exploité.

L’article pré-draft sur Rajon Rondo est également très intéressant. Se dessinent quelques faiblesses évidentes mais surtout des forces très au-dessus du lot (passe, défense) qui en feront le meilleur meneur de NBA ou presque durant son pic de forme à Boston (2010-2012). Celui sur Derrick Williams est également une pépite. On y découvre l’ailier poste 3/4 du futur (en 2011 pourtant, bien avant l’explosion du ultra small ball) qui sait tout faire, véritable buldozer, défenseur intelligent, et même sniper d’élite (57% à trois-points !). C’est aussi ça, lire DraftExpress. Lire ce qui aurait pu être mais ne fut pas, comme pour Williams, et lire ce qui est et qu’on aurait jamais attendu, comme Westbrook. Ou même Eric Bledsoe (arrière athlétique mais trop poulet sans tête, qui est pourtant devenu plus tard un solide meneur NBA).

John Wall, DeMarcus Cousins, Karl-Anthony Towns, Anthony Davis, Blake Griffin, James Harden. Autant de prospects de haut calibre dont on sent, on voit le talent dégouliné entre les lignes et les paragraphes explicatifs à la fois clairs, très instructifs et bien rédigés. Si les hauts choix de draft qui réussissent vous ennuient, consultez donc ceux qui ont échoué. Allez lire et comprendre quelles faiblesses de Hasheem Thabeet, Thomas Robinson, Anthony Bennett et autres se sont révélées insurmontables. Ou mieux encore, consultez les profils de Klay Thompson, Gordon Hayward, Paul George, Jimmy Butler, Kawhi Leonard, Devin Booker ou Rudy Gobert, pour comprendre quelle(s) force(s) les ont portés chez les pros, et quels progrès ils ont réalisés pour passer de mecs draftés à un peu plus tard joueurs majeurs de NBA. Ah oui, n’oubliez pas Draymond Green.

Tous les joueurs de NBA sont passés sous le radar et le jugement (très souvent juste) de DraftExpress. Pour les plus récents, les premiers rapports datent d’à peu près deux années avant la draft. Jusqu’à 2005, il y a des profils de draft, et même pour ceux d’avant, DraftExpress avait pris l’initiative de réaliser des profils de tous les joueurs NBA en 2008. Tous. Vous pouvez taper le nom de Kevin Garnett, Rasheed Wallace, Paul Pierce, Dirk Nowtizki, Kobe Bryant, LeBron James et trouver un descriptif de leur jeu, alors que leur draft remonte bien avant la naissance du site web.

Parce que oui, parfois, DraftExpress a flirté avec la NBA. Le monde post-Draft. Outre cette méga review, enfermant dans une capsule temporelle disponible pour toujours la NBA de 2008, on peut se balader et trouver des articles traitant du monde professionnel. Après tout, le jeu de la draft étant une grande foire aux prévisions, prédictions et aux paris, on comprend que voir ce que ça donne quelques années plus tard, c’est intéressant. Lorsqu’il commence à exploser en 2009, Rajon Rondo a droit à son petit article avant/après, où l’évolution spectaculaire du bonhomme est palpable à la lecture des différents paragraphes. Les principaux acteurs des classes de draft 2007, 2008, 2009, 2010 y ont eu droit, un an après leur draft pour constater l’état de leur carrière. En 2008 c’est par exemple Derrick Rose mais aussi le second tour de draft surprenant, Marc Gasol. Blake Griffin y a eu droit aussi après une saison blanche et une saison rookie énorme, tout comme un Tyreke Evans sortant d’une saison rookie historique lui-même, ou DeMarcus Cousins, talentueux mais déjà clivant après quelques mois chez les pros. Plus tard, ce sont Damian Lillard ou Giannis Antetokoumpo qui seront sujets à ce jeu des comparaisons avant/après.

D’autres analyses sur des joueurs NBA, cette fois vus sous l’angle un peu plus statistique et analyse de données ont vu le jour, pour des joueurs comme Draymond Green ou Jimmy Butler, des choix de draft très bas qui ont réussi à se faire une sacrée place en NBA. Plus encore, en 2014, DraftExpress via Mike Schmitz poursuit sur sa lancée de la draft (et des profils vidéos des jeunes draftés), et sort une quantité de vidéos similaires pour la free agency. Pas n’importe laquelle d’ailleurs, la free agency de 2014 est celle qui a redessiné la NBA d’aujourd’hui (ou en tout cas, celle d’avant cette intersaison dingue). Vous retrouverez en vidéo les profils d’un LeBron James à Miami, du Carmelo Anthony au top de sa forme (celui sur lequel il n’y avait aucun doute qu’il méritait encore un salaire maximum), et d’autres cas beaucoup plus controversés à l’époque comme Isaiah Thomas (après 4 ans à Sacramento et avant de signer à Phoenix), ou Eric Bledsoe (qui s’est battu tout l’été pour un contrat maximum, et personne ne savait s’il le méritait).

DraftExpress, c’était la référence. Pour tout.

Mais DraftExpress s’arrête. Plus aucun contenu nouveau ne sera publié sur le site, qui restera cependant en ligne. C’est une perte énorme pour toute la communauté basket. L’omniprésence de DraftExpress sur le monde de la balle orange, la capacité de l’équipe rédactionnelle de couvrir quasiment toutes les ligues du monde et d’écrire sur tous les prospects potentiels qui à un moment de leur vie ont flirté avec l’espoir d’être parmi les 60 sélectionné d’une draft, tout cela, ça va manquer. Je suis certain qu’il y a des fois où Givony ou Schmitz se sont trompés, comment cela peut-il en être autrement, mais ce n’est pas l’important. Le principal était d’avoir une base, une référence, un point inamovible dans le paysage changeant d’internet, un valeur on ne peut plus sûre auquel on pouvait se référer à n’importe quel moment pour n’importe quel joueur.

Néanmoins, Givony ne part pas à la retraite, il rejoint juste ESPN. Adrian Wojnarowski, le seul et l’unique, meilleur insider de la planète basket vantait le travail de DraftExpress depuis des années, jusqu’au point de travailler avec eux par la suite lors du lancement de The Vertical sur Yahoo. Aussi, le déménagement de Givony et Schmitz chez ESPN est une suite logique du départ de Woj lui-même pour le groupe début Juillet.

Givony va continuer à nous régaler, de toute évidence, avec peut-être même plus de facilités puisqu’il aura bien plus de moyens à ESPN qu’il n’en avait en tant que patron de sa petite entreprise. La question que je me pose, c’est la suivante : sous quel format ? Aura-t-il la même liberté rédactionnelle ? Pourra-t-il parler de tout ce qu’il veut quand il veut et autant de fois qu’il veut (je pense au basket européen par exemple) sur ESPN ? Son travail ne sera-t-il pas fondu dans la masse d’articles sans saveur ni intérêt qui sortent tous les jours sur le site d’ESPN ? Qu’en est-t-il du format vidéo de Mike Schmitz, imparfait mais agréable ? Beaucoup de questions, peu de réponses.

C’est un peu ma crainte, que l’on perde ce qu’on avait. DraftExpress avait ce côté artisanal, dans le bon sens du terme. Une saveur d’authenticité du fait des moyens réduits, de la liberté du patron de parler de ce qu’il veut, et de l’odeur de d’huile de coude, de travail et de détermination qui s’évaporait de ce site internet parti de rien et se développant du fait de la qualité de son contenu. J’ai peur que l’on perde ça chez ESPN, que le côté grand groupe et multinationale prenne le dessus. ESPN cherchait à gagner en crédibilité, et ils l’ont fait avec Woj, puis avec Givony et Schmitz (sans doute recommandés par Woj himself). La question est de savoir si ESPN mettra suffisamment en avant le contenu des ex-DraftExpress en avant plutôt que d’autres sujets où le fond est bien moins intéressant mais qui apportent l’assurance de plus de clics (des dunks, des rumeurs, etc). Je ne pense pas.

Plus encore, je me dis qu’il y aurait pu avoir collaboration entre DraftExpress et ESPN sans pour autant que cela entraîne la mort du premier. A l’époque, Bill Simmons avait réussi à obtenir une sacré collaboration pour son site Grantland tout en gardant son autonomie. Des liens étaient en évidence sur la page d’accueil d’ESPN pour visiter Grantland, et les contenus étaient mis en avant, mais le site en lui même existait toujours. Je regrette qu’on ait pas pu avoir cela pour DraftExpress.

Dans tous les cas, une page se tourne. On ne sait pas de quoi sera fait le chapitre suivant, mais on sait juste que le précédent était quand même sacrément bien, et qu’il a placé la barre très haut.

DraftExpress, c’était la référence. Le phare à l’horizon, toujours allumé, celui auquel on pouvait toujours se référer, et plus encore celui qui nous guidait dans la nuit, du fait de la pertinence de son analyse et du temps incroyablement grand consacré à cela. Hissez la voile, armez vous de votre longue vue, nous avançons dans le noir à présent.

Merci pour tout, DraftExpress.

Guillaume (@GuillaumeBInfos)

N.B : Le vrai-faux espoir qui sommeille en moi, c’est qu’il se passe ceci dans un, deux, trois ou quatre ans. Ce n’est qu’un au revoir.

Givony ? C’est toi là-bas dans le noir ?
Attends… laisse-moi te regarder…
Mais… mais tu pleures Givony
Ça n’a pas été là-bas ?… Et alors…
Qu’est-ce qu’ils comprennent à ESPN à part les dunks et les alley-oop ?
Qu’est-ce que tu croyais devenir comme ça Givony d’ESPN ?
Invere no ! Tu es : Jonathan Givony passionné, connaisseur et vulgarisateur de basket ! Et tu es de DraftExpress.

Ecoute, écoute… Mike Schmitz s’est mis à la video.
Attends Givony… Attends, Matt Kamalsky est là aussi,
Tu ne peux t’en aller comme ça.
Ici, ici tu es chez toi Givony… Ici tu es le roi.
Arriva DraftExpress !

1 Comment

  1. Wooh très bel hommage à Draft Express! Bravo!

    Je ne n'ai pas souvenir d'avoir lu un article aussi long, personnel et riche comme celui-ci sur Basket-Infos. Très plaisant à lire et tellement vrai.

    Pour réaliser mes mocks draft en juin, je me fiais énormément à DX. Leurs mocks étaient parmis les meilleurs, surtout grâce à ce travaille monumental en amont pour scouter les jeunes comme il l'est dit dans l'article!

    Ma seule crainte, pour rejoindre l'auteur de l'article, c'est que les videos de Schmitz soient pour les insiders…

    Mais maintenant on se tournera tous vers les vidéos scouting de Guillaume de Basket-Infos!

    Merci d'avoir écrit pour DX!

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