[Interview] Evan Fournier : « Je n’ai jamais eu de grosses responsabilités en équipe de France, mais si on me donne l’opportunité, je la saisirai »

[Interview] Evan Fournier : « Je n’ai jamais eu de grosses responsabilités en équipe de France, mais si on me donne l’opportunité, je la saisirai »

De retour en équipe de France après un épisode 2016 douloureux, Evan Fournier a répondu aux questions de la presse avant le départ des Bleus pour Pau (match amical samedi 5 août face à la Tunisie, 20h30) afin de préparer l’Euro (31 août au 17 septembre).

Bonjour Evan, tu sors de ta meilleure saison statistique, où est-ce que tu peux encore progresser ?
Partout ! Sur le tir, la lecture de jeu, le dribble la finition, le physique, je dois encore travailler partout.
Tu arrives cette année en tant que meilleur marqueur français en NBA, est-ce que ça change ton rôle dans cette équipe ?
Je pense que c’est une question d’opportunités. Je pense que c’est correct de dire que je n’ai jamais eu de grosses responsabilités en équipe de France. Je sais pas comment ça va se passer cette année mais si on me donne l’opportunité, je la saisirai.
On connaît ton amour pour les Espagnols, qu’est-ce que tu penses de la déclaration de Gasol ?
Je m’en moque complètement. Sincèrement, dans le fond il a pas tort donc au final, on s’en fout.
Qu’est-ce que ça fait pour toi de revenir à l’INSEP ?
Je suis comme à la maison, ça fait chaud au cœur, c’est vraiment quelque chose qui me fait plaisir.

Qu’est-ce que ça fait pour toi de retrouver Pascal Donnadieu qui t’avait lancé dans le grand bain de la Pro B à Nanterre ?

C’est sympa. Pascal a une histoire vraiment étonnante. Il a commencé au plus bas niveau et aujourd’hui il est en équipe de France. Il a su se remettre en question chaque année, apprendre et se relancer et je suis vraiment content pour lui.
Est-ce qu’il y a un affect particulier de retrouver d’anciens joueurs et coaches en équipe de France par rapport au turnover NBA ? 
C’est différent mais les deux me conviennent. Quand tu viens en équipe de France tu mets tout de côté, tu retrouves tes potes et tu viens défendre les couleurs du pays :  c’est toujours un plaisir. Je pourrai pas dire que l’un est plus agréable que l’autre, ce sont deux choses différentes.
Comment un joueur NBA trouve l’adrénaline dans ces matches à Pau et Orléans avec moins de monde. 
Avec l’équipe de France, tu fais 20 matches grand maximum dans l’année donc forcément tu es plus excité à chaque fois. T’es toujours à fond en équipe de France. J’ai vraiment besoin de compétition, de moments forts, intenses. L’équipe de France, ça te donne ça. Ça fait 4 ans que je n’ai pas fait les playoffs et ça me manque.
Est-ce que les médias d’Orlando vont venir au championnat d’Europe pour te suivre. 
Oui ! Je suis un joueur important et je m’entends très bien avec les journalistes hein (rires). D’ailleurs j’ai reçu un prix, celui du joueur qui a la meilleure relation avec les médias. Notez-le ! C’est mieux que Nikola Vucevic.
En parlant de Vucevic, tu préfères lui coller un poster à lui ou à Pau Gasol pendant l’Euro ?
Sans hésitation, Pau Gasol !

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