[Interview] Joffrey Lauvergne : « Tony Parker a poussé pour que les Spurs me signent »

[Interview] Joffrey Lauvergne : « Tony Parker a poussé pour que les Spurs me signent »

A 25 ans Joffrey Lauvergne est devenu un incontournable de l’équipe de France, un cadre même, présent lors de toutes les dernières compétitions des bleus. Après une saison NBA mouvementée, il a atterri aux Spurs de San Antonio et lors du media day de l’équipe de France il a abordé ces deux sujets à notre micro.

Cette année, tu es le pivot le plus expérimenté de l’équipe, est-ce que c’est une pression supplémentaire ?

Non, la seule pression à avoir, c’est celle du résultat.

Tu sors d’une année particulière après avoir été baladé entre OKC et Chicago, l’équipe de France est-ce que c’est pas un moyen de retrouver une certaine stabilité qui te correspond plus ?

L’équipe de France, c’est déjà jouer pour la France, avec des joueurs avec qui je m’entends bien donc c’est un truc important pour moi. Les étés sont longs, surtout en NBA donc ça permet de garder le rythme.

Il ne reste que Boris chez les anciens, c’est au tour de ta génération maintenant ?

Je pense que le fait qu’on ait été intégré entre les deux est une bonne chose. La transition a été intelligemment faite.

Tony, c’est un monument à San Antonio, est-ce que tu l’as appelé quand tu as signé ?

Pour la petite histoire, on était en vacances au même endroit. Le soir on se croise par hasard au restaurant, on discute ensemble. Il me rappelle le lendemain « Mais tu m’as même pas dit que les Spurs voulaient te signer » alors que je n’étais même pas au courant ! Le lendemain, ils l’ont appelé pour demander des renseignements et apparemment, il a poussé pour qu’ils me signent et je pense que ça va m’aider qu’il soit là-bas parce que j’ai une bonne relation avec lui. J’ai aussi joué avec (Davis) Bertans donc c’est une bonne chose.

C’était un peu compliqué à Chicago…

Oui, mais c’est la NBA et c’était d’autant plus dur que j’arrive en cours de saison

Du coup San Antonio pourrait mieux te convenir

C’est des a priori, mais j’espère que ça va mieux se passer oui.

Tu nous avais confié que tu étais une caricature du joueur européen qui aime connaître les gars, est-ce que tu penses qu’à San Antonio c’est le bon endroit pour ça.

Oui ! Il y a beaucoup de joueurs étrangers et c’est la franchise réputée la plus proche de ce qu’il se fait en Europe.

Jouer pour Gregg Popovich, c’est quelque chose que tu appréhendes ? Qui t’excite ?

Appréhender non puisque visiblement c’est un coach juste. Si je fais ce qu’il dit, ça devrait bien se passer.

Tu vas jouer avec l’un des ennemis publics n°1 en France, Pau Gasol, qu’est-ce que ça t’inspire ? Un commentaire sur ses déclarations ?

Il peut dire ce qu’il veut, je m’en fiche, ça va être mon coéquipier. Par contre au championnat d’Europe ça va être une autre histoire.

Comment tu abordes cette préparation, tu penses être devenu incontournable ?

Ça fait 5 ans que je suis là. C’est vrai que depuis que je viens, on aime bien prendre les mêmes joueurs, on croit qu’avec peu de préparation, c’est bien de faire revenir les joueurs déjà intégrés. Je pense qu’on a l’équipe pour faire un résultat, après sur les matches couperets, beaucoup de choses peuvent se passer mais il y a moyen d’aller au bout j’en suis persuadé.

Un mot sur les absents ?

Ça serait mieux s’ils étaient là, mais on a une excellente équipe et ça ne devrait pas poser de soucis pour faire un résultat.

Est-ce que vous craignez une équipe en particulier ? La Grèce d’Antetokounmpo, la Finlande chez elle ou encore la Slovénie de Dragic ?

 Ce ne sont que des bonnes équipes mais ça dépendra surtout de nous.

Tu as joué cette année avec le MVP Westbrook, quelle était ta relation avec lui ?

On avait une bonne relation. C’était intéressant de le voir au quotidien. J’ai pu apprendre de lui comme j’ai pu apprendre de Tony, Boris. Tu apprends beaucoup en les regardant au quotidien.

Tu vas justement côtoyer Tony tout au long de la saison, qu’est-ce que tu penses qu’il va t’apprendre ?

Beaucoup de choses. Je vais le voir dans un autre contexte : la NBA c’est différent. Je vais bien l’observer.

Propos recueillis par Hugo Givernaud

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