[Interview] Timothée Luwawu-Cabarrot : « Moi qui veux être un shooteur, l’arrivée de JJ Redick c’est une chance énorme »

[Interview] Timothée Luwawu-Cabarrot : « Moi qui veux être un shooteur, l’arrivée de JJ Redick c’est une chance énorme »

Présent au media day de l’équipe de France, malheureusement la journée de Timothée Luwawu-Cabarrot a été gâchée par une mauvaise nouvelle puisqu’il a été déclaré inapte en raison d’un problème de tendinopathie rotulienne. Avant ça nous avions pu nous entretenir avec lui

Bonjour Timothé, qu’est-ce que ça fait pour toi d’arriver ici en équipe de France ?

C’est un plaisir de retrouver les meilleurs joueurs français qui évoluent en NBA, en Euroleague et en France. J’attends de jouer et d’apprendre de ces gars-là, ils ont du vécu et vont me tirer vers le haut.

Est-ce que tu aurais aimé vivre l’ère Parker ou tu préfères ta situation actuelle ?

Peu importe, l’équipe de France c’est 12 joueurs, tu joues et c’est tout. C’est sûr que ça aurait été bien de jouer avec un joueur comme Tony et d’apprendre de lui mais tu peux toujours l’appeler, le voir et t’entraîner avec lui. J’apprendrai peut-être autant avec des joueurs différents qui pourront apporter des choses différentes.

On la sent encore planer son ombre autour du groupe ?

Je n’étais pas là avant donc je n’ai pas forcément de point de comparaison mais c’est sûr que vous nous posez pas mal de questions sur lui donc on le sent un peu quand même.

Qu’est-ce que tu as appris principalement avec Brett Brown cette année ?

Je suis plus régulier. J’ai compris comment entamer les matches, j’avais souvent besoin d’un temps d’adaptation. J’ai gagné en patience. Mes qualités de basketteur sont aussi supérieures mais c’est surtout au niveau de la régularité.

Comment as-tu vécu ta fin de saison réussie ?

A partir du moment où le coach te fait confiance et te met en condition idéale, tu réussis. Dans ma situation, je travaillais sur le côté et j’étais prêt une fois sur le terrain. Après, j’aurais préféré qu’on gagne tous ces matches.

Quel est le joueur le plus difficile sur lequel tu as eu à défendre.

C’est Isaiah Thomas, si tu lui laisses de l’espace il shoote et si tu le colles, il drive. Il est tellement petit et rapide que c’est quasiment impossible de le tenir en face de toi. Tu peux essayer de le contrer mais ça reste compliqué.

Comment tu vois l’arrivée d’un vétéran comme JJ Redick à Phila ?

C’est une bonne chose, autant pour moi que pour l’équipe. Apprendre d’un gars comme ça pour moi qui veux être un shooteur, c’est une chance énorme, surtout cet été s’il arrive assez tôt et voir sa routine et faire des sessions d’entrainement pour m’en inspirer. C’est avec des gars comme ça que je vais apprendre, 10 minutes contre lui, ce n’est pas assez.

Avec Redick, Embiid, Simmons, Fultz, les Sixers peuvent-ils envisager les playoffs ?

Avec le départ de toutes les superstars de l’Est et les équipes qui ne savent pas où elles en sont, on a une carte à jouer. On va vraiment peser dans la conférence Est. Notre objectif est clair : c’est les playoffs.

Quels sont tes objectifs à long-terme en équipe de France ?

Ce que j’attends, c’est être un joueur de l’équipe de France, pas un simple sparring partner. Ce que je veux, c’est être comme Nico, Boris et être un joueur majeur : disputer les JO, la coupe du monde, l’Euro et rapporter des médailles au pays. C’est ça qui me fera revenir chaque année.

On sait les staffs NBA parfois un peu réticents, comment les Sixers l’ont pris ?

J’ai la chance d’avoir un coach qui a coaché l’Australie. Il sait ce que ce que ça peut apporter et comment ça peut faire grandir un joueur. Il sait aussi que ça peut apporter de la visibilité donc ce n’était vraiment pas un problème.

On m’a confié que quand tu étais en cadets, sur un camp d’été à Millau, tu t’étais retourné le poignet sur un chasedown block, tu en as d’autres à nous raconter comme ça ?

Une fois, quand j’étais en sixième, j’ai essayé de dunker sur un panier au collège, je l’ai manqué, je suis mal retombé et je me suis cassé le bras. »

Propos recueillis par Hugo Givernaud

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