[Interview] Yakuba Ouattara : « Il y a une place à prendre, il y a forcément un coup à jouer »

[Interview] Yakuba Ouattara : « Il y a une place à prendre, il y a forcément un coup à jouer »

Quel bel été pour Yakuba Ouattara qui après une saison réussie avec Monaco, a signé un contrat en NBA et va faire la préparation pour l’Eurobasket avec les bleus. Nous avons justement pu discuter un peu avec lui :

Bonjour Yakuba, c’est ta première en équipe de France après avoir dû déclarer forfait sur blessure l’an passé. Qu’est-ce que ça te fait d’être là ? 

Je suis très content d’être là ! C’est une belle concrétisation du travail que j’ai fait jusqu’à présent. Je vais essayer de décrocher ma place dans les 12.

L’Eurobasket avant le camp d’entraînement à Brooklyn, est-ce que ça n’est pas le meilleur moyen d’arriver en forme et prêt pour décrocher plus que les 45 jours du 2-way contract en NBA ?

C’est une superbe préparation et on ne peut pas rêver mieux. Je suis là avec l’élite du basket français, des super joueurs et c’est aussi un moyen d’apprendre au contact de ces joueurs là.

Tu arrives à être 100% focus sur les Bleus ou tu gardes les Nets dans un coin de ta tête ?

J’ai complètement switché, je suis sur l’équipe de France à 100%, chaque chose en son temps.

Est-ce que tu as pu parler avec Vincent Poirier de son expérience avec les Nets ?

Oui ! On a pu passer pas mal de temps ensemble à Vegas. Clairement je connaissais déjà puisque je m’étais entraîné avec eux par le passé. C’est le top niveau organisation. Pour te dire, j’avais 4 coaches avec moi pour un entraînement individuel : un qui défend et trois pour les aides défensives. C’est différent de la France, les moyens sont différents.

Les Nets ont fini avec le plus mauvais bilan de la ligue. Est-ce que c’est un avantage pour toi ou au contraire tu aurais aimé jouer dans une équipe mieux classée ?

Je pense que ça joue en ma faveur puisque c’est une équipe en reconstruction et que dans ce contexte-là, la hiérarchie n’est pas établie et il y a une place à prendre. Il y a forcément un coup à jouer.

C’est un peu la même chose en équipe de France non ? 

Totalement !

Qu’est-ce que tu penses pouvoir apporter à cette équipe de France ? 

Déjà mon énergie et mon agressivité défensive. Derrière, j’ai des qualités offensives pour apporter mais je ne pense pas être une des premières options : mon rôle sera avant tout défensif.

Vincent Collet nous disait que si tu étais resté à Monaco, tu aurais eu automatiquement ta place pour les qualifications pour la Coupe du Monde, est-ce que tu n’as pas peur qu’on t’oublie un peu en G-League, comme Damien Inglis ou Axel Toupane malgré leurs belles performances ?

Non, ça ne me fait pas peur. Je vais tout faire pour ne pas qu’on pas m’oublie !

Tu seras tout proche géographiquement de Frank Ntilikina qui a été drafté par les Knicks. En quoi ça peut être un avantage pour vous deux de partager cette nouvelle aventure ?

C’est clair que c’est un avantage même si on ne se connaît pas personnellement. On va rentrer en contact et ça nous fera un repère. C’est bien de savoir qu’on ne sera pas le seul Français à New York.

Qu’est-ce qui te fait le plus peur, défendre sur Juanca Navarro ou le bizutage de Boris ?

Le bizutage de Boris (rires)

Propos recueillis par Hugo Givernaud

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