[Interview] Boris Diaw : « Un retour en NBA reste la priorité mais je ne suis fermé à aucune proposition »

[Interview] Boris Diaw : « Un retour en NBA reste la priorité mais je ne suis fermé à aucune proposition »

Comme chaque été et alors que ceux de sa génération ont pris leur retraite internationale, Boris Diaw est toujours là, indéboulonnable dans le rôle de capitaine des bleus. A quelques jours du début de l’Eurobasket il fait le point sur les bleus, mais aussi sur sa situation personnelle, lui qui est sans contrat.

Bonjour Boris, alors, à une semaine de l’Euro, comment se sentent les Bleus à une semaine du début de l’Euro ?

Bien ! On continue de monter en puissance et de progresser. On est dans ce même état d’esprit bien que l’on sache que ce championnat d’Europe sera difficile et qu’il faudra très bien jouer pour arriver à la hauteur de nos ambitions.

Vous avez eu des forfaits très tôt alors que vos adversaires se sont retrouvés dans cette situation plus tard au cours de la préparation, est-ce que ça modifie le ranking sur la ligne de départ ? 

Aucune idée, je ne sais pas où était le ranking et où il est aujourd’hui (on lui précise que la FIBA voit la France 3ème), nous ça ne change rien, on joue de la même façon, on a nos ambitions et on se prépare de la même façon. S’il y a des blessés dans les autres équipes, c’est pareil.

Le fait qu’il n’y ait pas d’enjeu qualificatif, qu’est-ce que ça change pour vous, c’est un peu champion d’Europe ou rien ?

L’enjeu est d’être champion d’Europe ou de faire une médaille au championnat d’Europe, vice-champion d’Europe c’est bien aussi. On oublie un peu qu’il y a dix ans de ça, on n’avait pas fait de médaille sur les cinquante précédentes années. Ce n’est pas une mince affaire que de gagner une médaille dans un championnat d’Europe. Ça nous a souri ces dernières années, mais il ne faut pas oublier la concurrence. Il y a beaucoup d’équipes qui prétendent à une médaille.

Même s’il y a quelques absents, qui vous fait peur ? 

Beaucoup d’équipes peuvent nous battre et prétendre à une médaille. On en a joué plusieurs comme la Croatie et la Lituanie qui jouent très bien. Des équipes comme la Grèce, l’Espagne ou la Russie peuvent aussi prétendre à cela. Personne ne nous fait peur, mais beaucoup d’équipes peuvent nous battre.

C’est un peu particulier pour toi puisque tu gères ton cas personnel, où en es-tu ?

J’ai pas beaucoup de choses à gérer, je donne deux trois coups de fil mais ce n’est pas aussi actif que d’être ici et de mettre des choses en place avec l’équipe. Je suis dans l’attente mais sans stress particulier.

Si tu signes un contrat avant l’Euro, risque-t-il d’y avoir un problème d’assurance ?

Non, je pense que dans la passation, les assurances se chevauchent si on fait attention. L’assurance NBA prend le pas à partir du moment où on est sous contrat. Je pense qu’il n’y aura pas de problème particulier.

Est-ce que c’est un peu pesant comme situation ? 

Non, ça va (rires) c’est une situation où je vais déménager quelque part dans un mois, mais je ne sais pas encore où.

Ta priorité reste en NBA ? 

Oui c’est sûr, après il faut voir les propositions que je pourrai avoir. Un retour en NBA reste la priorité mais je ne suis fermé à aucune proposition. Ça pourrait être l’Euroleague ou même pas l’Euroleague d’ailleurs.

Tu as des touches en particulier ?

Non, pas particulièrement,

L’équipe de France a été particulièrement impressionnante offensivement pendant la prépa, est-ce que c’est la meilleure équipe de France avec laquelle tu as joué sur ce point ? 

C’est une question pour les journalistes ça ! Comparer les équipes c’est vraiment compliqué. Il y a des choses bien faites offensivement, d’autres moins bien faites et c’est pareil défensivement. On est loin d’être parfait. J’ai du mal à comparer.

L’une des inquiétudes avant le début de la préparation était le manque de taille, est-ce que les matches joués vous ont rassurés ?

Oui, on sait qu’on doit jouer un basket différent, basé sur la vitesse et l’explosivité, notamment chez nos intérieurs. On doit pouvoir être plus rapide et c’est ce que l’on tâche de faire et on est rassuré car on arrive à le faire.

Le chantier sur cette préparation, c’était la défense, quel est ton regard dessus ? 

Oui, c’était la défense mais aussi l’attaque et l’on doit être capable d’être bon dans les deux domaines pour espérer gagner. La défense doit être plus collective, on ne peut plus se baser sur un grand qui va faire la tour de contrôle et défendre à tout prix. On doit être précis sur nos aides et notre défense. »

Propos recueillis par Hugo Givernaud à Nanterre

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