Hiérarchie et sacrifice, les clés de l’échec à l’Eurobasket selon Vincent Collet

Hiérarchie et sacrifice, les clés de l’échec à l’Eurobasket selon Vincent Collet

Pour la première fois depuis l’échec des bleus lors de l’Eurobasket le mois dernier, Vincent Collet s’est exprimé au micro de L’Equipe, lui qui a été très critiqué après l’élimination face à l’Allemagne.

Il faut accepter les critiques, se servir de certaines choses, mais pas seulement. Car en général, les critiques sont à charge et ne vont pas forcément chercher les vraies raisons de notre échec. Comme Tony (Parker) l’a dit dans son interview, il leur avait fallu du temps pour caler les choses, pour apprendre à être hiérarchisés. Pour avoir la notion de sacrifice aussi, qui est indispensable à toute bonne équipe. Elle transpirait chez la Slovénie (championne d’Europe) et n’apparaissait chez nous que par séquences, avant de disparaître aussi vite.

Pourtant il y avait tout pour que cela fonctionne, mais il pointe du doigt deux choses dans cette échec : le manque de hiérarchie et de sacrifice

Très vite, le jeu s’est mis en place parce qu’il était servi par des joueurs aux grandes qualités individuelles. C’est pour ça que, si je suis très déçu par le résultat final, j’ai été vraiment satisfait de l’investissement dans le travail. C’était notre meilleure campagne, en termes d’entraînement, des six dernières années. Avec celle de 2011. Mais il y a des choses qui sont aussi très importantes ensuite. En tant que joueur qu’est-ce qui est le plus important ? L’objectif de l’équipe ou ton objectif ? Il ne faut pas se raconter d’histoire, tu n’as pas douze joueurs qui veulent exactement la même chose. Il y en a pour qui être le meilleur joueur, c’est important… L’équipe championne d’Europe en 2013 s’entraînait moins bien que celle de cette année. Mais quand il fallait se mettre en ordre de marche, tout le monde y était. C’est ce qu’on a perçu avec la Slovénie cette année ; en termes de hiérarchie, c’était calé. Ce qui n’était pas le cas chez nous. À l’entraînement, tout le monde cherche à être bon. Or on sait bien que pour qu’une équipe fonctionne, il faut qu’il y ait une acceptation, pour certains, d’avoir un rôle subalterne. D’avoir un rôle de sacrifice. Quand tu n’as pas ça… Chez la Slovénie, c’était une évidence. L’intelligence collective fait les grandes équipes. L’Espagne l’a fait pendant dix ans, nous… On va dire qu’on s’en est approchés pendant quatre ou cinq ans.

L’intégralité de l’interview est à lire ici sur L’Equipe

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