NBA 2K18 : un mois après, cela vaut-il le coup de se le procurer ?

NBA 2K18 : un mois après, cela vaut-il le coup de se le procurer ?

La question brûle les lèvres chaque année. Si tout amateur de basket, et même de sport en général, féru de jeu vidéo, se doit de posséder un exemplaire récent de NBA 2K dans sa collection au vu des qualités de la série qui se présente comme l’une des meilleures (si ce n’est pas la meilleure) simulations de sport de l’histoire du jeu vidéo, cela vaut-il le coup de se procurer le nouvel opus chaque année ? Un mois après la sortie de NBA 2K18, posons-nous la question : les possesseurs de NBA 2K17 doivent-ils se jeter sur cette nouvelle édition ? Analyse.

1er point, les graphismes

Si, depuis l’apparition des consoles de nouvelle génération, le graphisme de NBA 2K ne subissait chaque année, que des évolutions mineures, les amateurs de réalisme seront gâtés avec NBA 2K18 qui semble avoir réglé la majorité des petits soucis graphiques d’un jeu déjà très beau. Les yeux des joueurs ont désormais un mouvement moins mécanique, leurs tatouages sont mieux modélisés, leurs dents semblent moins brillantes… Beaucoup de visages ont été re-scannés cet été, mais ce n’est finalement pas ce qui nous marque le plus. Effectivement, le physique de nos idoles est désormais beaucoup plus réaliste. Alors que la finesse et la longueur des segments de joueurs comme Kevin Durant ou Nicolas Batum étaient beaucoup trop exagérées et donnaient un effet fil de fer, le physique de chaque joueur a été re-travaillé et donne un effet beaucoup plus réaliste. Mais ce n’est pas tout. Outre le nombre d’acteurs présents dans le public qui semble avoir été multiplié, l’apparition des nouveaux maillots Nike a permis de revoir chaque détail des uniformes. Même si certaines animations pourront encore et toujours être améliorées, tout semble modélisé à la perfection. On se demande presque si les limites des consoles ne sont pas atteintes au vu du rendu. Exactement le genre de truc devant lequel votre grand-mère passera en étant persuadée que vous regardez un match réel en HD !

 

2e point, le gameplay

Nous allons être beaucoup plus brefs. Encore une fois, certaines choses ont été améliorées. Il est désormais possible de prendre un rebond offensif sur un lancer-franc (ce qui, avouons-le, était mission impossible dans 2K17). Les mouvements comme les alley-oops, les appuis décalés ou les reverses, sont moins simples à réaliser dans le rythme et de cause à effet, moins efficaces. Il faut dire que le tempo de lâcher de shoot a désormais plus d’importance lors des tirs de près. Laissez trop longtemps appuyé sur le bouton shoot après un rebond offensif et vous balancerez une brique assez affreuse ! Petit détail qui a son importance de ce côté-là, le changement de localisation de la jauge de tir. Si elle était sous le joueur dans NBA 2K17, elle se positionne maintenant au-dessus et n’apparait que lorsque l’on tente de tirer. C’est moins pratique, et cela rend le jeu plus difficile. Concluons que NBA 2K18 demandera un bon nombre d’heures de prise en main pour un novice. Cela dit, les modifications apportées, même si elles ne sont pas non plus transcendantes, rajouteront du piment pour les plus expérimentés qui parfois, profitaient outrageusement des quelques failles du gameplay.

 

3e point, les modes de jeu

Si comme depuis maintenant plusieurs années, il vous sera proposé de choisir entre MyCareer, MyLeague ou MyTeam à chaque fois que vous lancerez la console, la principale nouveauté apparait dans Run the Neighborhood, nouvelle façon d’envisager la carrière de votre joueur. Si, dans les opus précédents, il fallait repasser par les menus en fonction de si l’on voulait jouer un match NBA, un match dans MyPark ou en Pro-AM, cela ne sera plus nécessaire désormais car votre joueur évoluera dans un quartier. A la manière d’un GTA, vous pourrez vous balader, croiser d’autres joueurs en ligne qui font la même chose et choisir d’aller vers la salle NBA, les playgrounds, la salle de sport, mais aussi votre appartement, le bureau de votre agent, le tatoueur ou même Foot Locker. Vous trouverez aussi une 2K Zone, dans laquelle vous pourrez participer à des quiz ou tenter de battre des records au pop-a-shot. MyCareer devient du coup beaucoup plus immersif et si cela ne change pas grand chose aux sous-modes que sont la carrière NBA, MyPark ou Pro-AM, Run the Neighborhood en plus de simplifier la navigation entre les menus, nous envoie dans une ambiance fort appréciable. Impossible cependant d’y jouer hors-ligne, les dinosaures sont avertis !

Pour les autres modes de jeu, les changements sont moindres. Alors que le sous-mode de MyLeague, MyGM a subi quelques changements (une histoire a désormais été créée autour de votre carrière de dirigeant), le fond de jeu n’a absolument pas bougé, tout comme la majorité des autres sous-modes ce cette rubrique.

MyTeam, de son côté, s’est approfondi. Les changements ne sont pas révolutionnaires, mais peuvent être importants. Notamment pour les acharnés qui terminaient les défis hebdomadaires en quelques heures et avaient déjà saigné le mode Domination. Le nombre de matchs que vous pouvez faire hors ligne, tout remportant des MT n’est pas infini, mais presque. Il vous faudra des centaines, voire peut-être même des milliers d’heures de jeu pour arriver à bout de tout ça. La durée de vie en est donc largement augmentée. Pour ce qui est du jeu en ligne, Pack & Playoffs quelque chose de nouveau, mais vu que les joueurs avec lesquels on évolue sont choisis de manière aléatoire, cela peut paraître moins addictif. Super Max s’apparente de son côté à un tournoi en ligne dont le but est de se qualifier pour la semaine suivante. Notons également que MyTeam a axé davantage cette édition sur la stratégie. Le choix des coachs peut maintenant avoir son importance. Des cartes stratégies permettant d’augmenter les capacités des joueurs sur une durée limitée lors d’un temps-mort ont également fait leur apparition. Mais que ceux qui jouent au feeling se rassurent : mettre cet aspect stratégique de côté n’affectera pas beaucoup votre manière de jouer. Au bout d’un mois on s’en rend compte. Même s’il est sympa de chercher à composer son roster en fonction des joueurs qui fittent le mieux avec le coach choisi, cela n’apporte pas non plus un changement fondamental au mode MyTeam.

4e point, les à-côtés

Commençons par les effectifs, qui chez Basket Infos, nous tiennent particulièrement à cœur. Alors que certains seront déçus de la disparition des équipes d’Euroligue, on ne pourra que se réjouir de l’apparition des NBA All-Time Teams. Et, si certains joueurs sont manquants et que des choix de la production peuvent s’avérer surprenants (on aime beaucoup Joel Embiid mais méritait-il vraiment une place chez les 76ers après seulement 31 matchs joués en NBA à la sortie du jeu ?), nos effectifs maison NBA All-Time seront téléchargeables comme chaque année en cours de saison (au moins sur PS4) afin de compenser ces décisions ou obligations parfois frustrantes.

Les VC (monnaie virtuelle du jeu) et les MT (même chose dans le mode MyTeam) semblent de leur côté, de plus en plus difficiles à remporter. S’il est toujours possible d’en gagner avec l’appli et que répondre comme il faut aux quiz (nouveauté), apportera des bonus, il est vite tentant d’en acheter pour accélérer les choses. Si des micro-achats sont possibles, ils ne sont (évidemment) pas les plus avantageux et vouloir acheter ses VC peut vite revenir cher, très cher. Ne jetons cependant pas la pierre à 2K Sports qui, au moins, et contrairement à certains, offrira la totalité de son contenu gratuitement à ceux qui s’en donneront la peine, plutôt que d’imposer l’achat de DLC (par essence payants). Si vous voulez de la monnaie virtuelle et débloquer du contenu sans dépenser un rond, il n’y a pas de secret dans NBA 2K : c’est possible mais il faut s’acharner !

Du côté de la navigation et des menus, nous allons être concis : mis à part quelques changements de design, c’est la même chose. La bande son est, elle, comme toujours très bien choisie et se marie complètement avec l’ambiance du jeu. On passe de Kendrick Lamar et Future à Take A Mic et Rag’n’Bone ! C’est actuel, c’est chill, c’est cool !

 

Alors, faut-il l’acheter ?

Vendu aujourd’hui à une cinquantaine d’euros, NBA 2K18 a déjà baissé. Et si cela représente une somme (qui peut vite se multiplier en cas d’achat de VC), les avancées (graphisme en grande partie mais aussi Run the Neighborhood et même le gameplay pour les experts) méritent le coup d’œil. Certains pourront être frustrés que certains éléments n’aient pas bougé, mais au vu du niveau de précision que le jeu a atteint dans certains domaines au fil de la dernière décennie, cela en valait-il vraiment la peine ? Si vous êtes là, vous êtes forcément fan de NBA. Et si vous êtes fan de NBA, NBA 2K18 est un must have, même pour un possesseur de NBA 2K17.

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