[Ranking] Les 10 pivots NBA du moment

[Ranking] Les 10 pivots NBA du moment

Fin de notre premier tour d’horizon temporel de joueurs NBA avec notre classement des meilleurs pivots sur les 10 derniers matchs. Si le poste 5 n’est plus aussi pauvre qu’il y a quatre ou cinq ans, on peut tout de même constater un paramètre nouveau et intéressant. Les minutes sont comptées pour les « centers » de la ligue.

Sur cet article, rassemblant les meilleurs joueurs actuels, six joueurs sur onze jouent moins de trente minutes par match. Selon les cas leurs entraîneurs veulent s’adonner au small-ball sur certaines séquences, ou faire attention à la santé de leurs grands échalas en travaillant en étroite collaboration avec le staff médical, ou tout simplement pour être sûrs de leur impact sur le terrain. En effet, la NBA actuelle et ses défenses ouvertes ne permet pas à ses pivots d’être passifs, ils doivent protéger leurs cercles.

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Les critères pris en compte sont :

  1. Les 10 derniers matchs.
  2. Avoir joué au moins 70% des matchs concernés.
  3. Les résultats collectifs sur la période.
  4. Pas de Hype.
  5. L’importance et l’implication du joueur dans le système de son équipe.
  6. Les statistiques individuelles sur la période.
  7. Ma subjectivité, car il faut faire des choix et les assumer.

 

  1. Domantas Sabonis – Indiana Pacers (6-4)
    12.3 pts à 45.8%, 7.1 rbds, 1.5 passe & 0.5 int en 24 mins
    Myles Turner – Indiana Pacers (6-4)
    12.9 pts à 48.1%, 7.3 rbds, 1.5 passe & 2.4 cts en 28.9 mins

Ce ranking commence par une doublette de pivots qui fait un très bon boulot depuis le début de saison pour Nate McMillan. Attendu comme poste 5 titulaire et imposant depuis déjà deux saisons, Turner a dû abandonner ses coéquipiers durant sept matchs. Remplacé à la perfection par Sabonis, les deux se relaient désormais pour les Pacers et sont même associés sur certaines séquences. Un luxe pour Indiana d’avoir deux intérieurs de telle qualité dans son roster. Finalement, Larry Bird a bien tradé Paul George, avec Victor Oladipo et le fiston d’Arvydas, Indianapolis n’a vraiment pas été aussi perdant que l’on pouvait se l’imaginer dans ce deal.

  1. Clint Capela – Houston Rockets (9-1)
    12.6 pts à 63.9%, 11.5 rbds, 1.4 passe & 2 cts en 26.6 mins

Les saisons s’enchaînent et Clint Capela fait mieux que confirmer qu’il fait partie des meilleurs pivots protecteurs de cercles de la ligue, il progresse. Plus régulier, meilleur en défense, le Suisse propose ses chiffres impressionnants si on prend en compte son faible temps de jeu. Une aubaine pour Mike D’Antoni, qui aligne de nombreux joueurs peu intéressés par l’aspect défensif du jeu, sans l’ancien meilleur espoir de la Pro A 2014, les Rockets n’auraient pas actuellement un tel bilan.

  1. Pau Gasol – San Antonio Spurs (7-3)
    12.4 pts à 48.3%, 8.1 rbds, 3.4 passes & 1.2 ct en 25 mins

Une seconde saison dans le Texas bien plus convaincante pour Pau Gasol. Si son association avec LaMarcus Aldridge fait moins débat que l’an passé (sans être aussi prometteuse que l’on pouvait imaginer), l’Espagnol est toujours cette tour de contrôle décisive des deux côtés du terrain, essentielle aux Spurs en l’absence de Kawhi Leonard et Tony Parker jusque-là.

  1. Karl-Anthony Towns – Minnesota Timberwolves (5-5)
    20 pts à 50.3%, 12.1 rbds, 2 passes & 0.8 ct en 36.6 mins

Faisant partie des pivots les plus doués offensivement de sa génération en compagnie de Joel Embiid et de DeMarcus Cousins, Karl-Anthony Towns a encore du chemin à faire pour s’affirmer en tant que patron des Wolves. Comme le répétait Jimmy Butler il y a peu, Minnesota est la plupart du temps ridicule en défense, et si celle-ci part de lui, elle doit être conclue par KAT, qui ne réalise pas encore les rotations attendues. Toutefois, Minneapolis tient là un joyau, et à seulement 22 ans, il a encore le temps de s’améliorer, mais sans défense point de salut et de reconnaissance à son poste.

  1. Nikola Jokic – Denver Nuggets (6-4)
    16.2 pts à 50.4%, 10.4 rbds, 4,4 passes & 1.7 int en 28.8 mins

Si vous regardez un match des Nuggets, vous vous rendrez compte de comment le jeu peut être facile pour Nikola Jokic. Affolant les highlights et les box-scores par son jeu de passe unique dans la NBA actuelle pour un pivot, c’est son aisance qui surprend le plus. Le Serbe partage le ballon offensivement, car il sait que le ballon reviendra tôt ou tard dans ses mains dans le jeu prôné par Mike Malone. Vendredi, il a explosé les Grizzlies et le All-Star Marc Gasol (28 pts à 64.7%, 13 rbds & 8 passes), par contre pas le droit à l’erreur pour le natif de Sombor. Durant trois des dernières défaites de Denver, il a seulement rendu 6 pts face aux Lakers, 6 autres unités face à Portland ou encore uniquement 8 contre Golden State. Le jeu du Colorado passe par lui, et c’est un régal pour les yeux.

  1. Andre Drummond – Detroit Pistons (7-3)
    14.7 pts à 53.8%, 16.1 rbds, 3.8 passes, 0.8 int & 1.4 ct en 33.1 mins

Les Pistons ne baissent pas le pied en ce mois de novembre et Andre Drummond en est une des raisons. Le pivot Detroit est cette tour de contrôle qui ne permet pas de deuxième chance à ses adversaires en attaque. Loin de faire partie des meilleurs défenseurs à son poste, Stan Van Gundy utilise son imposant physique pour prendre tous les rebonds possibles, et même en attaque, il arrive à en faire un pivot passeur, ce qui n’était pas gagné depuis son arrivée dans la ligue.

  1. Kevin Love – Cleveland Cavaliers (8-2)
    18.3 pts à 49.2%, 9.9 rbds, 2.2 passe & 0.9 int en 29.8 mins

Suite à la blessure de Tristan Thompson, Kevin Love retrouve les joies du poste de pivot, lui qui ne débutait plus les matchs au poste 5 depuis sa saison universitaire à UCLA. Intérieur rebondeur et adepte des shoots lointains, il est l’opposé du « center » moderne, cependant, Cleveland est bien content de l’avoir et la franchise de l’Ohio semble trouver sa vitesse de croisière avec sept victoires de rang.

  1. DeMarcus Cousins – New Orleans Pelicans (6-4)
    22.4 pts à 45.3%, 11.5 rbds, 4.9 passes, 1.4 int & 1.3 ct en 32.4 mins

Magnifique début de saison pour DeMarcus Cousins, qui en plus de remplir la ligne de stats, permet à son équipe de remporter des matchs. Pivot imposant par son physique et sa propension à demander le ballon, il n’en fait pas le meilleur usage (18 pts à 42.1% sur les 5 derniers matchs avec 4.6 3-points tentés par match pour une seule réussite), mais son implication dans d’autres compartiments du jeu lui permettent d’accéder à ce Top 3. Talentueux pour certains, surcoté pour d’autres, DMC joue gros cette saison s’il veut réaliser ce qu’il aime le plus faire : fermer des bouches !

  1. Al Horford – Boston Celtics (9-1)
    12.4 pts à 52.6%, 7.1 rbds, 5.3 passes & 1.1 ct en 32.9 mins

Al Horford serait-il l’anti-DeMarcus Cousins ? Au contraire de son homologue des Pelicans, le pivot des Celtics propose un volume de jeu transparent dans les box-scores. Joueur NBA le plus sous-coté selon Frank Vogel, il réalise encore une saison incroyable au service du collectif mis en place par Brad Stevens. Le Dominicain a su faire évoluer son jeu à la suite de diverses blessures, n’allant plus au charbon comme à sa sortie de Florida, mais comme étant un intérieur passeur, capable d’écarter le jeu, sans refuser le combat s’il se présente. Le succès actuel de Boston est mis par beaucoup au crédit de Kyrie Irving, pourtant il ne faut pas oublier l’apport du quadruple All-Star, complément parfait de l’ex-Cav.

  1. Joel Embiid – Philadelphia 76ers (7-3)
    23.6 pts à 48.4%, 11.9 rbds, 3.4 passes & 2.1 cts en 30.4 mins

Après avoir vu son talent durant 31 petits matchs la saison passée, les fans de la NBA peuvent se régaler toutes les semaines devant les performances de Joel Embiid. Mis au repos seulement en cas de back-to-back, la nouvelle grande gueule de la ligue, écrase tous ses adversaires en ce moment. Beaucoup ont en tête son match histoire à 46 pts, 15 rebonds, 7 passes & 7 contres face aux Lakers le 15 novembre dernier, mais il ne faut pas oublier que le Camerounais réalise un chantier à chaque match. Capable de shooter à 3-points comme de contenir les meilleurs pivots adverses ou aider ses coéquipiers en défense, il apporte une culture de la gagne qui faisait grandement défaut aux hommes de Brett Brown les années passées.

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