Les raisons de la déception Charlotte selon Steve Clifford

Les raisons de la déception Charlotte selon Steve Clifford

Roster expérimenté, talentueux (et cher). Les Hornets avaient tout pour prétendre à une place en playoffs cette année. Pourtant, l’équipe est bien mal partie dans la course au 8ème spot qualificatif, avec un bilan décevant de 24 victoires pour 33 défaites.

Steve Clifford, qui a plusieurs fois déclaré que l’équipe était la plus talentueuse qu’il avait connue depuis son arrivée en tant que head coach en 2013 a tenté d’expliquer les raisons de cet échec au Charlotte Observer.

« Pour faire simple, le manque d’équilibre dans le jeu. À l’heure où l’on parle, nous sommes la 17ème attaque (efficiency) et la 17ème défense (efficiency). Pour gagner dans cette ligue, et jouer à un niveau playoffs, il faut être dans le top 10 de l’un ou de l’autre. Il y a 2 ans (lorsque l’équipe avait gagné 48 matchs), on était 9èmes dans les deux. L’année dernière c’était la première année où on n’était pas dans le top 10 défensif. Pour gagner de façon régulière dans cette ligue, il faut bien jouer des deux côtés du terrain, et on n’a pas réussi à le faire jusque-là.

Quand vous regardez notre attaque, il y a de très bonnes choses : on ne perd pas le ballon, on est leaders au nombre de tentatives de lancers-francs. Là où on n’est pas bons c’est le shoot. Les layups, les tirs mi-distance. On n’est pas mieux que 15èmes dans n’importe quel catégorie. » Steve Clifford

Loin d’accabler ses joueurs, il s’en tient pour premier responsable.

« Personne n’en est plus responsable que le head coach. L’exécution. Si vous nous regardez jouer, vous voyez que notre intention était meilleure dans le passé. Ce n’est pas qu’on n’est pas capable. Gagner en NBA, c’est mettre en place une façon de jouer, et jouer de cette façon tous les soirs. C’est là-dedans que nous avons eu du mal. On a 2 séries de 3 victoires cette saison. Je ne sais pas si l’équipe peut gagner 10 matchs d’affilée, mais au mieux, ça devrait être plus que 3 matchs d’affilée. Encore une fois, on revient aux choses qu’on faisait bien dans le passé et qu’on ne fait pas bien cette saison

Comme… ?

La régularité, le maintien du niveau de jeu… Je n’essaie pas d’être vague, mais ce n’est pas aussi simple que ‘On ne fait pas ci’ ou ‘On ne fait pas ça’. On doit trouver un moyen créer plus facilement en attaque grâce à notre défense. On est dans le top 10 de la ligue au nombre de layups tentés et dans les 10 derniers au pourcentage de réussite sur ces layups. Et pas seulement en transition. On a un problème avec les layups depuis 2 ans. Notre plus grande faiblesse honnêtement, c’est le fait que nous soyons 26ème au nombre d’interceptions, on ne crée pas beaucoup de ballons perdus adverses avec notre défense. » Steve Clifford

Sur la saison de Nicolas Batum (14 matchs manqués sur blessure) :

« Il a commencé à jouer des matchs sans avoir fait le training camp (à cause de sa déchirure au coude). C’est très difficile à faire, peu importe dans quelle forme physique vous êtes ou depuis combien d’années vous jouez. Une fois que les matchs ont commencé, il y a peu d’occasions de s’entraîner avec contact, de faire du 5 contre 5. Il peut y avoir 2 semaines d’attente pour 2 jours de repos entre 2 matchs. Et c’est surtout du 3 contre 3. Je pense que c’est cela qui a surtout joué pour Nic, et maintenant il joue à un très haut niveau. » Steve Clifford

Et celle de Dwight Howard (15.8 points, 12.6 rebonds et 1.6 contre par match) :

« C’est sa meilleure saison depuis sa deuxième année à Houston (2014-15). C’est un résultat direct du travail qu’il a fait cet été. Il s’est vraiment impliqué dans tous les secteurs. On parle d’un gars qui a eu une sérieuse opération du dos et une blessure au genou durant sa carrière. Le début de saison a été difficile sans Nic. Dwight nous permet de contrôler la peinture. Quand on exécute bien des deux côtés, il a fait de grands matchs. » Steve Clifford

Il n’est en outre pas question pour Clifford (absent plus d’un mois entre décembre et janvier suite à des migraines à répétition provoquées par un très sévère manque de sommeil) d’expérimenter un Jeremy Lamb dans le 5 majeur.

« Nos starters sont dans le top 15 de la ligue au plus/minus. Quelqu’un m’a dit de mettre Jeremy (Lamb) dans le 5 majeur. D’abord, il est le meilleur marqueur de la conférence Est en sortie de banc, donc il joue extrêmement bien dans ce rôle. Et nos starters jouent bien ensemble. Si vous êtes positif aux points marqués avec tout le monde (starters et remplaçants) alors vous êtes les Celtics ou Toronto. Il faut faire attention à ne pas trop chambouler un groupe qui joue bien ensemble. » Steve Clifford

via Charlotte Observer

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