Zaza Pachulia : « J’aurais pu être coupé »

Zaza Pachulia : « J’aurais pu être coupé »

Titulaire tout au long de la précédente saison régulière et pendant une grosse partie de cette exercice, Zaza Pachulia est scotché sur le banc depuis le début des playoffs (trois matchs joués, 5 minutes de temps de jeu en moyenne). Mais alors que de nombreux joueurs se seraient énervés/vexés/renfermés, le pivot de 34 ans a décidé de voir le bon côté des choses.

« Bien sûr que je n’étais pas heureux. Mais j’ai réalisé et compris qu’il pouvait toujours y avoir des situations pires que ça. J’aurais pu être coupé par exemple. C’est une possibilité, c’est toujours une possibilité. J’aurais pu ne plus faire partie de cette équipe et être chez moi à regarder les playoffs à la télé. En réalisant ça, j’ai trouvé d’autres manières d’être heureux et d’être impliqué dans l’équipe. J’ai pu traverser ma frustration. » Zaza Pachulia.

Pour continuer d’être utile aux Warriors, Pachulia a décidé d’utiliser le point de vue extérieur qu’il avait désormais pour essayer de conseiller ses coéquipiers.

« Ne pas jouer et être assis sur le banc m’a fait devenir un scout/expert/coach/General Manager. On voit des choses, on observe ce qui va et ce qui ne va pas. » Zaza Pachulia.

Mais ce cheminement intérieur n’a pas été facile à mener, loin de là.

« Je dois être honnête, ça m’a pris du temps pour accepter ce changement, au moins deux semaines. Tout ne peut pas toujours se passer comme on le voudrait. Parfois, la vie nous fait aller dans d’autres directions mais il faut apprendre comment s’ajuster, c’est ce qui rend la vie intéressante et également ce qui nous rend plus fort. Ceux qui ne peuvent aller que dans une direction vont avoir du mal. » Zaza Pachulia.

Cette mise à l’écart peut être temporaire et le pivot peut très bien retrouver un rôle dans la rotation de Steve Kerr du jour au lendemain. Et ça, le Géorgien le sait.

« Je me sens comme un soldat, je dois être prêt physiquement. L’équipe me fait confiance pour que je sois prêt, physiquement et mentalement. Si je joue, très bien, si je ne joue pas, il y a toujours des moyens de supporter l’équipe, d’être impliqué. Ça peut-être en parlant, en encourageant, en remarquant les petites choses à améliorer, chez les jeunes mais aussi les vétérans. Les détails sont importants, c’est ça qui m’a permis d’être plus mature et d’apprendre le jeu quand j’étais jeune. Le basket, ce n’est pas juste mettre le ballon dans le panier. C’est avoir un bon comportement, être discipliné, avoir la bonne approche, la bonne préparation. » Zaza Pachulia.

Le pivot a également pu compter sur la franchise de Steve Kerr, qui lui a expliqué les raisons de sa mise sur la touche.

« Je ne suis qu’un des 15 joueurs dont il doit s’occuper. Il y a 14 autres joueurs qui demandent de l’attention, en plus de l’équipe adverse, le staff, sa famille, ses enfants… Mais je suis heureux qu’il m’ait consacré du temps. Quand il m’a pris à part pour m’expliquer, ça montrait qu’il tenait aux gens qu’il connait. » Zaza Pachulia.

Et si Zaza Pachulia a apprécié le comportement de son coach, ce dernier est impressionné par l’attitude du pivot.

« Il ne pourrait pas être un meilleur leader et mentor pour les jeunes en ce moment. Je ne l’ai pas fait jouer une seconde en playoffs à cause des matchups (la déclaration date du 5 mai, ndlr). Chaque jour, il bosse dur et conseille les jeunes. C’est comme ça qu’on gagne un titre. » Steve Kerr.

Pachulia tournait à 5,4 points et 4,7 rebonds par match pendant la saison régulière.

Via Mercury News.

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