C’est quoi la suite maintenant pour les Rockets ?

C’est quoi la suite maintenant pour les Rockets ?

Malgré cette élimination en finale conférence contre les Warriors, beaucoup de choses ont été positives lors de cette saison pour les Rockets. Pour commencer, Chris Paul, arrivé cet été pour suppléer James Harden, s’est très bien intégré à l’effectif texan et les deux superstars sont très complémentaires sur le terrain. James Harden a même sorti la meilleure saison de sa carrière et recevra très probablement le trophée de MVP dans quelques semaines.

Les deux membres du backcourt ne sont pas les seuls à avoir donné satisfaction. Le pivot titulaire de l’effectif Clint Capela a lui aussi été ultra-performant pour sa troisième saison. Avec ses 13,9 points à 65% aux tirs (meilleure adresse de toute la NBA), Le Suisse a montré qu’il pouvait avoir un vrai rôle à jouer en attaque en NBA. En plus de ça, il a aussi prouvé à seulement 24 ans qu’il était un très bon rebondeur (10,8 prises par match) et contreur (1,9 block par match).

Passons ensuite aux role players. Recruté cet été pour 32 millions de dollars pour 4 ans, PJ Tucker est devenu l’âme des Rockets. Ses statistiques (6,1 points et 5,6 rebonds par match) ne reflètent pas toutes l’importance qu’il a prise dans le système de Mike D’Antoni. Grâce à sa polyvalence défensive, Houston a pu mettre en place sa stratégie défensive du switch à tout va et ainsi devenir une des meilleures défenses de la NBA. C’est en grande partie grâce à lui qu’ils ont réussi à tenir la dragée haute aux Warriors lors de la dernière série de playoffs. Sans toutefois parvenir à prendre le meilleur sur eux.

Avec cette saison de très bon calibre, les coéquipiers de James Harden ont prouvé qu’ils étaient assez bons pour être de sérieux candidats à la victoire finale. Malheureusement pour eux, Chris Paul s’est blessé lors du Game 5 de la série contre les Warriors et n’a pas pu participer aux deux derniers matchs entre les deux équipes. Même si ce ne sont que des spéculations, on peut imaginer que l’issue de la confrontation entre les Texans et les Californiens auraient largement pu être différente avec un Paul en bonne santé pendant toute la série tant les Rockets, et James Harden en tête, ont manqué de jus en fin de série.

« Si on avait juste un playmaker en plus, on jouerai jeudi pour les Finals. C’est aussi simple que ça. » Eric Gordon.

« Golden State a mis la barre très haut pour toute la NBA, pas seulement nous. On sait où on doit aller et on a le sentiment que nous en sommes très proches, on a juste besoin d’un été de travail. Je pense qu’on a vraiment été meilleurs défensivement après le All Star Break. Ca ne va pas disparaître d’un coup. On sera même encore meilleurs sur ce point. Je suis clairement optimiste parce que nos gars sont des vainqueurs. On va continuer de frapper à la porte, et elle va finir par s’ouvrir. » D’Antoni.

Le système de D’Antoni a montré une limite sur le Game 7, la grande maladresse de l’équipe à 3-pts (7/44 et 27 échecs de suite derrière l’arc), a fini par leur coûter le match.  De quoi remettre totalement en question la stratégie des Rockets et de Mike D’Antoni sur ces tirs à 3-pts ?

« Non parce que l’autre équipe le fait. Cela aurait été différent si ce n’était pas le cas. C’est ce qu’il faut faire, c’est dans cette direction que va le jeu. Maintenant nous devrions en mettre plus, mais non, je ne perds pas confiance en ça. Nous avons la bonne formule. Nous devons l’exécuter. Nous devons faire un peu mieux, et nous serons meilleurs. » D’Antoni

Les supporters des Rockets vont se souvenir longtemps de cette saison tant le titre paraissait si proche. Cleveland ne semblait pas de taille pour lutter et l’accès au trophée Larry O’Brien semblait ouvert pour Houston. Mais pour le coach Mike D’Antoni, les supporters ne doivent pas trop s’inquiéter puisque la fenêtre de tir de leur franchise est encore loin de s’être refermée.

« On va se remettre en selle et on va retourner en finale de conférence très rapidement. » Mike D’Antoni.

« J’ai le sentiment que cette équipe va remporter un titre dans très peu de temps. Malheureusement, ce n’était pas pour cette année. Mais on est sur la bonne voie. » Gerald Green.

Le coach souhaite évidemment repartir avec le même groupe mais rien ne dit que tout se passera comme le gourou des Rockets l’espère. LeBron James sera sur le marché cet été et les Rockets tenteront bien évidemment de recruter le quadruple MVP et triple champion NBA. Mais pour cela, le General Manager d’Houston Daryl Morey va devoir être très inventif puisque le salary cap risque de poser problème. Même dans l’optique où James ne signe pas dans le Texas d’ailleurs.

Des joueurs très importants de l’effectif des Rockets seront eux aussi free agent cet été. Clint Capela, d’abord, est promis à un contrat max (ou pas loin). Le 25ème pick de la draft 2014 arrive à la fin de son contrat rookie et sera donc restricted free agent. Houston peut s’aligner sur toutes les offres qui lui seront faites et il n’y a aucune raison pour qu’il ne porte pas le même maillot la prochaine saison.

Les cas de Chris Paul, Trevor Ariza, Gerald Green et Luc Mbah a Moute sont plus compliqués. Le premier a fait jouer son option pour être tradé par les Clippers aux Rockets en fin de saison dernière et peut prétendre à un contrat de 205 millions de dollars sur cinq ans. Si le meneur signe ce deal, il sera payé pour la dernière saison de ce contrat plus de 46 millions de dollars, alors qu’il aura 37 ans.

Le second, Trevor Ariza, était clairement sous-payé cette saison (7,5 millions de dollars) mais son âge (bientôt 33 ans) devrait limiter l’intérêt des autres équipes à son égard et les Rockets devraient pouvoir le retenir sans trop mettre la main au portefeuille, tout comme Gerald Green et Luc Mbah a Moute.

La masse salariale des Rockets risque malgré tout d’exploser cet été mais que les supporters se rassurent, le nouveau propriétaire de l’équipe Tilman Fertitta a déjà affirmé qu’il payerait la luxury tax si cela permettait aux Rockets d’être des candidats au titre. Ce qu’ils sont assurément avec cet effectif. Quoiqu’il en soit, D’Antoni fait confiance à son front office pour prendre les meilleurs décisions possibles cet été.

« Vous savez, c’est un peu tôt pour savoir ce dont on a besoin pour passer un nouveau palier. Et c’est le boulot de Daryl Morey. J’aime chacun des gars qui sont dans cette équipe. C’est dur pour moi d’être objectif. C’est le boulot de l’équipe de Morey d’être froid, objectif et faire ce qui est bon pour l’équipe. Une fois qu’on sera sur le champ de bataille, je serai heureux avec ce que j’ai. » Mike D’Antoni.

On peut donc déjà prendre rendez-vous en mai prochain ?

Via ESPN.

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