Sammy Gelfand, l’un des cerveaux derrière le succès des Warriors

Sammy Gelfand, l’un des cerveaux derrière le succès des Warriors

Un jour peut-être, Stephen Curry et Klay Thompson seront des shooteurs encore plus efficaces. Et peut-être que ce jour-là, ils remercieront le travail d’un certain Sammy Gelfand

« J’avais besoin d’une réponse scientifique (pour savoir s’il pouvait encore essayer de faire progresser les Splash Bros au shoot, ndlr). Donc je suis allé voir Sammy. » Bruce Fraser, shooting coach

 Sammy Gelfand, le manager analytics des Warriors, fils de Norman Gelfand, ancien professeur de physique à l’université de Chicago et scientifique pendant presque 30 ans chez Fermilab à Batavia (Illinois), laboratoire spécialisé dans la physique des particules des hautes énergies. Son grand frère, Joseph, est lui aussi professeur de physique (spécialité astrophysique) à l’université de New York Abu Dhabi. Chez les Gelfand, on est donc plus habitué aux maths qu’aux ballons.

« Il voulait que j’étudie ça d’un point de vue plus théorique. Je travaille dessus avec mon père. » Sammy Gelfand

Fournisseur d’analyses statistiques avant et après (pendant 2h) chaque match, Gelfand est stratégiquement assis derrière le banc des Warriors pendant les matchs, et ce depuis l’arrivée de Steve Kerr en tant que head coach en 2014. Plus rare pour un « analytics guy », Gelfand a aussi souvent sa place sur le terrain. Il est par exemple le rebondeur attitré de Shaun Livingston. Tous deux originaires de l’Illinois, ils ont tout de suite accroché. Peu importe s’il y laisse souvent une paire de lunettes.

« Il est comme le petit frère de l’équipe. » Shaun Livingston

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À 31 ans, Gelfand est le plus jeune d’une fratrie de trois, et peine encore à comprendre comment il a pu atterrir dans une franchise NBA en venant de la famille qu’il décrit lui-même comme « la moins athlétique du monde ». Mais il a aussi grandi dans un État américain bercé par les succès de Michael Jordan, Scottie Pippen et… Steve Kerr aux Bulls. C’est un stage dans l’agence sportive Octagon lors de son cycle universitaire à Georgetown qui va lui ouvrir les portes de la NBA. Et c’est quand son agence a perdu Gordon Hayward (parti à Priority Sports) qu’il a finalement réalisé qu’il était très attiré par le milieu.

« Ça m’a tué. J’ai réalisé que j’aimais le sport, que j’aimais le basket. Je voulais travailler pour une équipe. » Sammy Gelfand

Grâce à ses relations chez Octogon, il persuade le coach Eric Musselman de l’embaucher via un stage non payé chez les Reno Bighorns (G-League). Équipe affiliée aux Warriors et aux Kings. Cela lui permet de rencontrer l’assistant GM de Golden State, Kirk Lacob, qui surveillait à l’époque les progrès du rookie Jeremy Lin. Après 3 saisons en G-League, Lacob lui propose de choisir entre un poste de stagiaire vidéo chez les Warriors ou d’être embauché à plein-temps (pour un salaire modeste) en tant que directeur du personnel joueurs. Il a choisi la seconde option, en craignant de jamais pouvoir rejoindre la grande ligue.

« Je vous garantis qu’il y a des gens dans ma position avec d’autres équipes qui adoreraient faire ça mais qui n’y sont pas autorisés. » Sammy Gelfland

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