Kevin Durant : « Gagner des titres ne m’obsède pas »

Kevin Durant : « Gagner des titres ne m’obsède pas »

Kevin Durant n’avait qu’un an lorsque sa mère Wanda Durant s’est retrouvée seule avec ses deux fils, Kevin et Tony. Wayne Pratt, son père (qui blâmera plus tard son immaturité), agent de police et assistant coach, a déserté et n’est réapparu que 10 ans plus tard dans sa vie.

Les deux ont aujourd’hui une très bonne relation, comme en atteste la présence de Pratt à la Quicken Loans Arena pour le  Game 4 des Finales NBA (il a aussi joué un rôle dans sa free agency en 2016 en l’encourageant à être, pour une fois, ‘égoïste’). Après une nuit de fête samedi matin à Cleveland, Zach Lowe a surpris Durant en train de s’adresser à son père :

« Qui aurait pu imaginer que je sois dans la même phrase qu’MJ ? » Kevin Durant

La phrase la voilà : Durant et Michael Jordan sont les deux seuls joueurs dans l’histoire à compter 4 titres de meilleur scoreur en saison régulière et deux trophées de MVP des Finales. Pourtant, il n’en a jamais fait une fixette comme ont pu le faire avant lui Kobe Bryant ou LeBron James.

« Il ne poursuit pas un fantôme. Il n’essaie pas d’être MJ, ou de dépasser MJ. » Wayne Pratt

« Ne vous méprenez pas, je suis fou de victoire, c’est juste que gagner des titres ne m’obsède pas. Ce n’est pas l’unique raison pour laquelle je joue. Je joue pour mon développement personnel. » Kevin Durant

Après son premier titre, le double champion n’a d’ailleurs pas semblé très épanoui aux yeux de Steve Nash, consultant de luxe en développement des joueurs à temps partiel embauché par les Warriors en 2015.

« Il n’a pas passé un super été. Il était à la recherche de la signification de tout ça. Il pensait qu’un titre aurait tout changé, et il a découvert que ce n’était pas le cas. Il n’était pas comblé. Il n’a pas travaillé autant qu’il le fait d’habitude. » Steve Nash

Dans le vol retour pour Oakland, Durant a confié à son GM Bob Myers :

« Je n’ai jamais eu autant l’impression de faire partie d’une équipe. » Kevin Durant

Se sentir bien dans ses baskets à la salle comme dans la rue, c’est bien l’objectif de l’ex-Thunder, qui a su se fondre dans un collectif qui fonctionnait déjà parfaitement sans lui.

« Évidemment que ce serait cool d’avoir tout le temps le ballon, tout le match, et d’empiler les stats. Je peux le faire. Mais pour pouvoir utiliser au mieux mes talents, je ne peux pas faire ça. Je n’ai pas l’énergie pour le faire physiquement, pour continuer à défendre, à contrer, à prendre des rebonds. » Kevin Durant

En décidant de rejoindre l’équipe aux 73 victoires qui venait de le battre alors qu’il menait 3-1 en finales de conférence Ouest, Durant s’est fait des ennemis pour encore bien des années à travers le globe. Son manager et ami Rich Kleiman clame lui ne pas comprendre pourquoi on part alors de choix de la facilité.

« Est-ce que ce n’est pas plus facile d’être aimé ? Dans 80% des articles sur lui, les gens parlent de lui comme d’un snake ou d’un cupcake. En quoi est-ce que c’est plus facile ? » Kevin Durant

via ESPN

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