Giannis Antetokounmpo : « Je sais combien c’est dur de rester debout au soleil pendant 8h à essayer de vendre une montre ou deux »

Giannis Antetokounmpo : « Je sais combien c’est dur de rester debout au soleil pendant 8h à essayer de vendre une montre ou deux »

De passage à Athènes, le 15ème choix de la draft 2013 Giannis Antetokounmpo a discuté, sur le parquet de son ancienne salle de Zografou, d’une époque qui doit lui sembler aussi proche que lointaine, celle où il y a grandi dans la pauvreté et sans passeport.

« Quand j’ai déménagé à Milwaukee, j’ai promis à mon coach que je reviendrai toujours ici, sur ce terrain. À chaque fois que je rentre à la maison, j’ai des frissons quand j’entre sur ce terrain. Ça me fait encore plus apprécier tout ce que j’ai dans la vie. Je suis parti de rien et maintenant je suis tout en haut. Venir ici c’est comme entrer dans une église sans faire un bruit pour moi, c’est sacré. C’est là que j’ai grandi et là que je reviendrai toujours.

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Hier après avoir atterri à Athènes, j’ai marché un peu dans Acropolis et c’était dingue. Les gens m’arrêtaient partout, pour demander des selfies, des autographes, parce que mon petit frère joue dans l’équipe locale et ils criaient : ‘Thanasis, Thanasis !’. J’ai rigolé et je leur ai dit que j’étais juste son frère. » Giannis Antetokounmpo via Eurohoops

Et où lui aussi, il a fait partie de ces jeunes qui tentent de récolter quelques euros en vendant divers accessoires dans la rue.

Quand je vois des gens que je peux aider j’essaie de le faire parce que je sais ce qu’ils ressentent. Je sais combien c’est dur de rester debout au soleil pendant 8h à essayer de vendre une montre ou deux, juste pour avoir quelque chose à manger le jour-là. Parfois quand je crois un ado qui vend des lunettes je lui en prends quelques-unes même si je ne les porterai jamais, juste pour l’aider. Puis je continue à marcher et je les donne à quelqu’un d’autre. » Giannis Antetokounmpo

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Son passeport, la star des Bucks l’a obtenu grâce au basket.

« J’ai toujours voulu être basketteur. Pas seulement pour l’argent ou la célébrité, je voulais jouer parce que c’est ce que j’aime. Je voulais trouver un moyen d’aider ma famille. Je n’aurais jamais imaginé que ce soit comme ça. Jamais imaginé que j’aurais été un des 5, 6 meilleurs joueurs de NBA. Au début, je voulais devenir un joueur, ensuite je me suis imaginé en Europe, Euroleague, ensuite je me suis dit que ce serait super de pouvoir atteindre la NBA et y survivre quelques années. C’est après que j’ai réalisé que je pouvais viser plus haut. En voyant Steph, LeBron, Durant, Harden, qui ont tous au moins 29 ou 30 ans, je me dis que je n’ai que 23 ans et que je peux encore grandir et progresser. » Giannis Antetokounmpo.

Avant cela, ni la Grèce ni le Nigeria n’ont voulu le régulariser.

« Avant mes 16 ans ça me dérangeait pas. Je jouais au basket, au foot, je m’amusais. Mais à 17, 18 ans, j’ai commencé à recevoir des appels de Nike pour des camps et de l’équipe nationale jeunes, et je ne pouvais pas prendre l’avion. J’ai demandé pourquoi à mes parents et j’ai commencé à comprendre. Je me suis dit : ‘Si je ne suis ni Nigérian ni Grec, je suis quoi ? Qui je suis ?’. Les gouvernements ne voulaient pas me donne de nationalité mais dieu merci des gens étaient là pour nous aider. Mon premier vol c’était avec l’équipe nationale, pour l’Italie. Je regardais vers le banc dans l’avion et c’était incroyable. » Giannis Antetokounmpo

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