Clint Capela : « Je me rapproche de l’état d’esprit de ces gars, même si ce n’est pas inné chez moi »

Clint Capela : « Je me rapproche de l’état d’esprit de ces gars, même si ce n’est pas inné chez moi »

Les Houston Rockets ne sont pas passés loin de l’exploit la saison dernière en menant 3-2 face aux Warriors mais ils ont fini par craquer en 7 rencontres face aux futurs champions. Dans une interview accordée à Le matin il a évoqué cette défaite cruelle

Face à Golden State, nous avons disputé une finale avant l’heure. C’était assez clair que le gagnant de cette demi-finale irait au bout. Après ce septième match perdu chez nous, j’ai passé une soirée difficile où je n’ai pas trouvé le sommeil. C’était dur à digérer. Mes proches étaient présents. On a refait le match. Mais je me suis rapidement dit qu’il fallait passer à autre chose.

Parmi les meilleurs pivots sur le marché cet été, Clint Capela a finalement signé un contrat de 90 millions de dollars (dont 10 sous forme de bonus) sur 5 ans, une belle récompense pour son excellente saison.

J’ai vécu cette saison avant la renégociation de mon contrat comme si de rien n’était. Je me suis juste senti très bien dans ma peau. Honnêtement, je ne pensais même pas au salaire qui pouvait m’attendre cet été. Souvent, les gars de NBAont tendance à jouer différemment avant un gros contrat. Certains – et je ne donnerai pas de noms – ne passent plus le ballon et ne pensent qu’à marquer. Mais je les comprends. Ce n’est pas facile et on peut y penser énormément. Moi, je me suis concentré sur ce que je savais faire. Et contre Golden State j’ai fait en sorte de montrer que je pouvais être un élément important dans une bonne équipe de la ligue. Puis, cet été, j’ai dû me montrer patient et attendre le bon coup de fil.

Un montant qui peut faire tourner la tête

J’en suis conscient. J’ai toujours pu profiter d’un cercle proche très solide. Je sais que c’est en étant bien entouré que l’on prend les bonnes décisions. Une chose est sûre, je ne vais pas changer parce que j’ai signé un gros contrat. Comptez sur moi.

Il concède toutefois avoir changé dans son approche, et notamment dans sa confiance en soi. Il adopte la mentalité américaine

Tout le monde se dit en permanence qu’il est le meilleur. En arrivant à Houston, c’était le plus dur pour moi car j’ai toujours été quelqu’un de très humble et réservé. Là-bas, dès qu’un gars te met un panier, il te nargue. Mais petit à petit, je me suis dit qu’en évoluant en NBA, on a le droit de se considérer comme l’un des meilleurs et de devenir un peu arrogant. J’ai ressenti ça une fois (d’être le meilleur). C’était lors du dernier match de finale de Conférence perdu contre Golden State. Je dunkais, je faisais le show, je parlais au public. C’était un sentiment incroyable. À force d’enchaîner les paniers, tu te sens inarrêtable. Le meilleur, tout simplement. J’ai commencé à comprendre ce que ce surplus de confiance peut apporter aux gars. Au début, je ne captais honnêtement pas. Je me demandais pour qui ces types se prenaient. J’étais très Européen. Je m’excusais de vouloir faire partie de leur monde. Aujourd’hui, je me rapproche de l’état d’esprit de ces gars, même si ce n’est pas inné chez moi.

Retrouvez l’intégralité de l’interview ici

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