RJ Hunter : « Quand on est en G-League et qu’on arrive en NBA, on est affamé parce qu’on ne veut pas retourner là-bas »

RJ Hunter : « Quand on est en G-League et qu’on arrive en NBA, on est affamé parce qu’on ne veut pas retourner là-bas »

Malgré son profil de shooteur dont avaient besoin les Celtics, RJ Hunter (28ème pick de la draft 2015) n’a pas convaincu Boston de miser sur lui. Après une seule saison sous les ordres de Brad Stevens, l’arrière a été prié de voir ailleurs. Le début d’un long chemin de croix pour le joueur d’alors 22 ans.

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« Ça a été très dur parce que la plus important a été de mettre mon ego de côté et de me remettre à jouer au basket. Mais j’avais besoin de traverser tout ce que j’ai traversé et ça a fait de moi une meilleure personne, un meilleur joueur. Ma concentration est meilleure, je peux rebondir pendant les matchs. J’essaie juste d’apprécier chaque opportunité. » RJ Hunter.

D’habitude, les picks du premier tour ont plus d’un an pour faire leurs preuves mais Hunter comprend la situation compliquée dans laquelle était Boston.

« J’ai été pris dans un vortex. Ils avaient beaucoup d’assets, ils devaient faire des changements et j’en ai fait partie. J’ai mis du temps à me rendre compte que le problème n’était pas ce que je faisais mal. Je me flagellais pour des choses que je ne faisais même pas mal. Maintenant, au lieu de m’inquiéter de cette opportunité, je me rends compte que j’étais béni d’être là-bas et j’ai beaucoup d’amour pour Boston. Je m’attarde sur le bon de cette situation.  » RJ Hunter.

Après ses 36 matchs joués avec Boston, Hunter n’en a disputé que trois lors de sa saison avec Chicago, puis cinq l’année dernière à Houston. Par contre, l’arrière a écumé les parquets de G-League. Ce n’est pas forcément hyper flashy, mais il en avait bien besoin et en est ressorti grandi.

« J’aime beaucoup cette expérience. Bien sûr, on ne loge pas dans les meilleurs hôtels et on ne mange pas la meilleure nourriture, mais ça vous fait aimer la NBA. Quand vous arrivez là-haut, vous êtes affamés pour garder votre place parce que vous ne voulez pas retourner en G-League. J’ai eu la chance de me développer, de remettre mon esprit dans le bon sens et d’apprécier ce que je fais pour vivre. Le plus important dans mon parcours, c’est que j’ai appris à m’aimer. Ce business veut que vous correspondiez à des critères et vous vous éloignez de ce que vous êtes. Personne n’est un super-héros. Vous avez vu LeBron James avoir des problèmes de confiance. On se fait tirer dans tous les sens, on ne sait pas trop ce qu’il se passe avec nous-mêmes. Je pense que je suis plus mature. J’ai appris de mes expériences et je continue d’avancer. » RJ Hunter.

Et ses efforts ont semble-t-il payé puisque l’ancien de Georgia State a réussi une belle Summer League (11,2 points de moyenne en 20 minutes) sous le maillot d’Houston.

« C’est ma quatrième ! Je suis probablement à l’aise grâce à une combinaison de ça et du fait que je suis plus vieux, plus mature et que j’essaie de trouver à nouveau de l’amour pour le jeu. Je pense que c’est ça le plus important. » RJ Hunter.

Scoreur prolifique à l’université (18,4 points de moyenne en trois saisons), l’arrière reconnait s’être trop concentré sur cet aspect du jeu lors de ses premières saisons.

« Quand je suis sur le banc, je regarde ce dont on a besoin. Je pense que c’est plus un jeu de réflexion. À Houston, il y a beaucoup de vétérans. Ils m’ont appris comment réfléchir au jeu et à être patient. » RJ Hunter.

Via The Boston Globe.

 

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