Jonathan Jeanne : « La vie est im­por­tante mais je n’ai pas peur de mourir »

Jonathan Jeanne : « La vie est im­por­tante mais je n’ai pas peur de mourir »

Il y a quelques jours nous rapportions le retour à la compétition du Français Jonathan Jeanne, qui va évoluer cette saison en Espagne, en seconde division à l’Iberostar Palma. Une signature un an après la terrible nouvelle reçue par le prospect. L’an passé, alors que la draft se profilait, durant les examens passés aux Etats-Unis, on lui a diagnostiqué le syndrome de Marfan (maladie génétique du tissu conjonctif qui touche l’ensemble des organes du corps humain dont le système cardio-vasculaire) et après des tests plus approfondis et rencontres avec des spécialistes, le club du Mans avait annoncé qu’il était inapte à la pratique du sport professionnel.

Pourtant en ce moment il est en pleine préparation et on a pu le voir récemment à l’entraînement avec des joueurs NBA du côté de Chicago, sous la direction de Chris Johnson. Mais forcément sa situation inquiète puisque pour les staffs NBA et celui du Mans il y a un trop gros risque. Dans un excellent article de Yann Ohnona dans L’Equipe, l’intérieur évoque son année logiquement très difficile mais son envie de revenir sur les parquets. Il a notamment contacté Isaiah Austin, qui a la même maladie que lui et joue tout de même en pro.

« On a échan­gé sur les ré­seaux so­ciaux, ra­conte le joueur. J’ai ren­con­tré son doc­teur, à Stan­ford, et son agent, Charles Mi­su­ra­ca, a ac­cep­té de s’oc­cu­per de moi. J’ai pas­sé des tests – sa­li­vaires, ef­fort, san­guins – pen­dant trois jours, le mé­de­cin a ré­évalué mon syn­drome, il m’a dit que le risque qu’il m’ar­rive quelque chose était entre 0 et 1 % et a ac­cep­té de me faire une lettre d’ap­ti­tude. »

Le pivot est donc bien conscient des risques mais cela ne va pas l’arrêter

« La vie est im­por­tante. Mais si ma vie, c’est le bas­ket, alors le bas­ket est im­por­tant. Je n’ai pas peur de mourir. Si­non j’au­rais ar­rê­té de jouer. Je me suis tou­jours don­né à fond sur le par­quet, je n’ai ja­mais eu au­cun pro­blème. C’est si je ne jouais pas que je se­rais ma­lade… » Jeanne

A noter qu’il voit son passage en Espagne comme une étape avant de trouver un club d’un meilleur standing.

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