Adam Silver en faveur d’une utilisation réduite du ralenti : « L’erreur humaine est inévitable »

Adam Silver en faveur d’une utilisation réduite du ralenti : « L’erreur humaine est inévitable »

Depuis 5 ans maintenant, C.J. McCollum se mue en journaliste (il possède un bachelor en journalisme de l’université de Lehigh) pour interviewer le commissioner NBA. Cette année, l’arrière des Trail Blazers a questionné Adam Silver sur différents sujets dont l’arbitrage (liés aux ralentis, qui rallongent la durée des matchs via le recours au replay center) et la santé mentale.

« C.J. McCollum : -Les arbitres ont un travail très difficile, ils doivent prendre des décisions dans la seconde. Parfois on pense avoir été victime d’une faute alors que ce n’est pas le cas. On a perdu plusieurs matchs cette saison sur des reviews de fin de match, à quel moment sera-t-il autorisé de revoir l’action dans son ensemble ? Est-ce quelque chose que vous avez étudié ou discuté ?

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Adam Silver : -C’est une très bonne question. C’est difficile de trouver le bon équilibre. Quand on parle de replay, l’autre problème devient jusqu’où revient-on en arrière ? On entend ça tout le temps, ‘oui sur le replay on voit bien que son pied était sur la ligne, mais il y avait faute sur lui, mais juste avant cette faute un autre joueur a été victime d’une faute’. Je pense qu’on devrait s’attarder sur le fait de, c’est peut-être surprenant venant de moi, mais de moins utiliser le ralenti. C’est un sport de rythme. C’est inévitable que les arbitres se trompent sur certains coups de sifflet. Je pense qu’il faut simplement l’accepter à un moment. L’erreur humaine va arriver, ça fait partie du jeu. »

Il a ainsi salué le courage de Kevin Love, qui s’était livré sur une crise de panique dont il avait été victime en début de saison dernière, mais aussi DeMar DeRozan, lui-même victime de soucis d’anxiété et de dépression.

« D’abord chapeau bas à Kevin Love et DeMar DeRozan pour avoir ouvertement parler de ces problèmes. Quand nous avons commencé ces interviews il y a 5 ans, ce n’est pas quelque chose que les joueurs étaient prêts à faire. Et le fait que deux joueurs de calibres All-Star soient prêts à parler de ce genre de problèmes, la santé mentale, l’anxiété, la dépression, le stress, toutes les choses qui sont liées au fait d’être un joueur NBA mais aussi tout simplement un être humain, c’est important.

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En parler ouvertement, c’est la première étape. On a bien sûr de très jeunes adultes en NBA, et ils ne les comprennent peut-être même pas eux-mêmes. Ils ne réalisent peut-être pas que c’est un souci de santé mentale. Donc on doit entraîner les gens associés aux équipes, à reconnaître ces problèmes. Pour que lorsque les joueurs souffrent, qu’ils puissent leur dire qu’on peut les aider. Le syndicat des joueurs met aussi en place un programme qui permet aux joueurs qui ne sont pas forcément à l’aise avec le fait d’en parler directement à leur équipe d’en parler directement au syndicat, en privé. Certains y voit peut-être aussi un frein pour leur carrière mais je pense que c’est le contraire. En s’occupant de ces problèmes, ça fera de vous un meilleur joueur. Et c’est un formidable message envers les fans, qui se disent qu’ils peuvent aussi demander de l’aide. » Adam Silver

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