Chris Paul : « Le plus dur pour moi en tant que joueur, c’est de bosser avec des gars qui n’aiment pas autant le basket que moi »

Chris Paul : « Le plus dur pour moi en tant que joueur, c’est de bosser avec des gars qui n’aiment pas autant le basket que moi »

Après une belle saison aux Rockets et la signature d’un (très) gros contrat avec la franchise texane, Chris Paul est en vacances. Et il a profité de son temps libre pour se rendre au Camp Rico Hines pour les jeunes et prendre longuement la parole. Voici quelques morceaux de son discours.

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« Je sais ce que c’est d’être jeune. Tout le monde veut être sur Instagram et Snapchat… Vous y pensez en ce moment même. Mais en vérité, tout le monde doit comprendre pourquoi il joue. Vous m’avez répondu que vous aimiez jouer au basket. Mais ça ne sert à rien d’essayer de me mentir. Si vous aimez les filles, les vêtements, les voitures ou peu importe… Si vous jouez pour ça, c’est cool, mais laissez ça de côté. Vous avez tous 15 ou 16 ans, moi 33. Je suis en NBA depuis que j’ai 19 ans, je vais entrer dans ma 14ème saison. Et je n’ai jamais eu à vivre dans le monde réel. Jamais. Vous avez tous des parents ou des personnes qui s’occupent de vous qui se lèvent chaque matin pour aller au boulot, mes parents l’ont fait aussi. Ma mère a travaillé dans une banque pendant 29 ans, mon père à l’usine, chaque jour. Je me rappelle pendant ma deuxième année en NBA, je regardais mon père manger, il ne s’est jamais plaint. Il a fait ce qu’il fallait pour s’assurer que moi et mes frères nous ayons assez pour vivre. […]

Le plus dur pour moi en tant que joueur, c’est de bosser avec des gars qui n’aiment pas autant le basket que moi. Et j’ai dû travailler là-dessus. Certains d’entre vous ici joueront peut-être en NBA un jour. Entre joueurs, on parle de tout, comme vous, et l’un des sujets qui revient c’est : « Qu’est-ce qu’on ferait si on gagnait au loto genre 600 millions de dollars ? » Et certains répondent qu’ils vont se pointer à l’entrainement le jour d’après et nous dire d’aller nous faire foutre. Je ne comprends pas ça et j’ai un gros problème avec les joueurs qui répondent ça. Vous savez pourquoi ? Parce que j’ai le meilleur boulot du monde. […]

Quand il y a un gars qui rentre un tir à la dernière seconde, tout le monde devient fou. Mais celui qui rentre ce tir, que ce soit Kobe Bryant, Kevin Durant, LeBron James, moi… il est juste habitué à ce genre d’action. Quand on avait votre age et qu’on était dans une salle pour jouer et que le match était serré, devinez qui avait la balle. Moi. Depuis que je joue en AAU, j’ai la balle dans ce genre de moments. Donc en NBA, quand le match est serré, je dis : « OK, donnez moi cette balle. » Le plus important dans ces cas là, c’est la préparation. […]. Le truc le plus important qu’on apprend en NBA, c’est qu’on peut être bon le lundi et claquer 40 points mais que le vrai test c’est qu’on va faire le mardi. Vous avez tous vu des gars qui ont claqué 50 points et le lendemain ont terminé avec 8 points. »

Retrouvez ici son discours en entier.

Via Home Team Hoops.

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