Kawhi Leonard raconté par son coach à l’université

Kawhi Leonard raconté par son coach à l’université

Curieux d’en apprendre un peu plus sur ce que pourraient faire ou ne pas faire les Raptors pour tenter de convaincre l’énigmatique Kawhi Leonard de rester à Toronto, The Athletic est allé à la rencontre de son coach à l’université, Steve Fisher.

« Je ne sais pas ce qu’il fera. Il adore la Californie du Sud. Kawhi est un gars qui en dit peu mais qui écoute, qui observe. Il prendra une décision réfléchie par rapport à ce qu’il y a de mieux pour lui. » Steve Fisher

Aujourd’hui à la retraite, Fisher, à la tête de l’équipe de San Diego State de 1999 à 2017, a côtoyé l’ex-Spur de 2009 à 2011. C’est aussi lui qui était en charge du recrutement de celui qui sortait alors d’un lycée de Riverside en Californie.

« Kawhi était extrêmement timide avec les personnes qu’il ne connaissait pas, il était très prudent dans ce qu’il disait. Généralement, ses réponses étaient composées d’un ou deux mots : oui, non monsieur, merci, oui. Il n’était pas très bavard. Je me souviens qu’après lui avoir rendu visite, je suis parti et j’ai dit à Brian (Dutcher, l’un de ses deux assistants présents avec lui ce jour-là) : ‘On ne l’aura pas, il n’a rien du tout’. » Steve Fisher

Lors de cette fameuse visite, Fisher doit convaincre Kawhi et sa mère Kim Robertson. Un peu plus tôt cette année-là son père, propriétaire d’une station de lavage pour voitures, était tué dans une fusillade à Compton.

« Il était très attentif. J’ai observé. Il regardait toujours dans les yeux. Il n’était pas comme beaucoup de gamins, la tête baissée. Il vous regardait dans les yeux. On voyait bien qu’il écoutait, mais il ne disait rien. Sa mère parlait pour lui et posait toutes les questions. » Steve Fisher

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Sur le terrain, Fisher a bien sûr flashé sur les attributs physiques que l’on connait aujourd’hui tous du MVP des Finales 2014.

« Il est le joueur aux plus grandes mains que j’ai jamais coaché autre que Chris Webber. Si un ballon touche ses mains, il l’attrape. » Steve Fisher

Dans le jeu, c’est tout de suite son côté anti-star qui l’a frappé.

« Il ne prenait pas le dribble en plus, il ne cherchait pas à shooter à tout prix. Il ne forçait rien, il ne se disait pas si on était devant de 20 points et qu’on allait gagner qu’il allait aller chercher sa moyenne de points. Il n’a jamais fait ça. Beaucoup de gamins le font. Beaucoup de gamins – et Kawhi aussi probablement – savent exactement combien de points ils ont. Les shoots qu’il prenait pour la plupart étaient de bons shoots. Il n’avait pas peur, mais il ne les prenait pas juste pour briller devant le public. C’est un comportement atypique chez beaucoup de vos meilleurs joueurs. » Steve Fisher

Pour le moment, la relation entre Leonard et sa nouvelle équipe semble partie sur d’excellentes bases. Mais la saison ne commence que dans un mois, so wait and see…

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