Les 10 meilleurs arrières NBA du moment

Les 10 meilleurs arrières NBA du moment

Après les meneurs, c’est au tour de notre focus des meilleurs arrières des 10 derniers matchs. Un focus temporel qui met en avant les joueurs et les équipes en forme.

Les critères pris en compte sont :

  1. Les 10 derniers matchs.
  2. Avoir joué au moins 70% des matchs concernés.
  3. Les résultats collectifs sur la période.
  4. Pas de Hype.
  5. L’importance et l’implication du joueur dans le système de son équipe.
  6. Les stats individuelles sur la période.
  7. Ma subjectivité, car il faut faire des choix et les assumer.

 

Les autres Rankings sont ici

Bonus Track :
Garrett Temple – Memphis Grizzlies (7-3)
11.4 pts à 45.5 %, 4.1 rbds, 0.9 passe & 1.3 int en 33.6 mins

Comme de coutume, je profite d’un petit « bonus track » pour proposer un coup de cœur. Cette fois, c’est le tour de Garrett Temple. Si cette saison, les Grizzlies sont de retour aux affaires dans les hautes sphères de la conférence ouest, ce n’est pas seulement en raison du retour à la compétition de Mike Conley. Aux côtés du Buckeye et de Marc Gasol, on trouve de solides joueurs de complément, qui permettent à Memphis de surprendre depuis le début de saison. Arrivé de Sacramento en échange de Ben McLemore, l’ancien pensionnaire de LSU non drafté il y a huit ans se sent comme un poisson dans l’eau depuis son arrivée dans le Tennessee. Arrière capable de relayer son meneur de jeu à la conduite de balle, de scorer plus que d’habitude de temps en temps (17 pts pour battre les 76ers le 10 novembre dernier) ou encore de gêner sur les lignes de passes (7 interceptions sur les trois derniers matchs), Temple connaît actuellement la meilleure saison de sa carrière.

10. Malcolm Brogdon – Milwaukee Bucks (6-4)
15 pts à 50 %, 4.4 rbds, 2.6 passes & 0.4 int en 29.3 mins

Relégué sur le banc l’an passé suite à l’arrivée d’Eric Bledsoe dans le Wisconsin, le ROY 2017 a retrouvé le cinq de départ des Bucks cette saison. Décalé au poste 2, sa détermination fait des merveilles depuis le début de saison. Si Milwaukee est installé à la seconde place de sa conférence depuis un mois, il le doit bien à Mike Budenholzer et au jeu qu’il a mis en place pour tirer profit aux mieux des qualités de Giannis and Co. Dans ce système, le trente-sixième choix de la draft 2016 s’éclate, capable de créer pour ses coéquipiers ou d’être décisif dans le money time avec des tirs venus d’ailleurs.

9. Buddy Hield – Sacramento Kings (5-5)
19.8 pts à 47.4 %, 5.9 rbds, 3.2 passes & 1 int en 31.1 mins

Moins en réussite dernièrement sur le plan collectif (2V-3D) et individuel (16 pts à 41.1 % sur cette période), Buddy Hield va devoir élever son niveau de jeu pour permettre aux Kings de confirmer leur excellent début de saison. Dans son rôle d’arrière scoreur, l’ancien pensionnaire de la fac d’Oklahoma peut être un de meilleurs de la ligue, toutefois, sans régularité, point de salut pour lui et les siens.

8. Evan Fournier – Orlando Magic (7-3)
16.7 pts à 46.5 %, 3.1 rbds, 4.4 passes & 1.7 int en 30.1 mins

La culture aurait-elle enfin changé au nord de la Floride ? Après un début de saison qui faisait penser à la fin de la saison passée (un série de 6 défaites en 7 matchs) il semble que le déclic s’est passé lors d’une victoire surprise face aux Spurs : « Pour être tout à fait honnête, on n’en avait rien à foutre de qui avait le ballon, qui avait les coups de sifflet… on voulait juste gagner. On était agressifs, on jouait les uns pour les autres et c’est ça qui a fait la différence. » déclarait alors Evan Fournier le 4 novembre dernier. Depuis, le Magic n’est pas bon à prendre, ses adversaires ne sachant pas où donner de la tête avec le trio composé du Français, Aaron Gordon ou Nikola Vucevic qui joue désormais dans le même sens. Fournier met peut-être moins de points que son talent peut prétendre, néanmoins son équipe gagne, et c’est tout ce qui lui importe, sans oublier de rester prudent ou d’être clutch si besoin est.

7. J.J. Redick – Philadelphia 76ers (7-3)
18.2 pts à 48.1 %, 1.5 rbd, 3.2 passes & 0.1 int en 32.1 mins

Utilisé à toutes les sauces depuis le début de saison, J.J. Redick ne faiblit pas et reste un arrière de premier choix dans la conférence est. De nouveau titulaire depuis l’arrivée de Jimmy Butler en Pennsylvanie, le Blue Devil bénéficie à merveille des espaces laissés par les défenses concentrées sur l’agressivité de l’ancien Wolf. Le onzième choix de la draft 2006 est bien plus qu’un shooteur, il catalyse le jeu de Brett Brown et est le parfait complément que les 76ers pouvaient proposer aux jeunes pousses que sont Ben Simmons et Joel Embiid.

6. Klay Thompson – Golden State Warriors (5-5)
22.7 pts à 45.1 %, 3 rbds, 2.4 passes & 1.2 int en 35.5 mins

Après une soirée historique avec 14 paniers longue-distance inscrits, Klay Thompson souffre de la spirale négative que vivent les Warriors. Stephen Curry blessé, Kevin Durant et Draymond Green qui se chauffent, il ne restait plus que le fils de l’ancien champion NBA pour garder la tête froide. Malheureusement, ses performances des deux côtés du terrain ne sont pas actuellement suffisantes pour permettre aux champions en titre de rester aux sommets de la ligue (ils viennent de perdre la première place de l’ouest). Avec ce roster composé de joueurs « économiques », les brouilles internes et les blessures de ses stars (Green n’a pas joué les deux derniers matchs), le chemin du succès ne va pas être si simple à trouver les prochains jours pour Steve Kerr.

5. DeMar DeRozan – San Antonio Spurs (5-5)
24.2 pts à 49.7 %, 6.4 rbds, 5.8 passes & 1.1 int en 36.8 mins

DeMar DeRozan fait ses matchs pour les Spurs, il met ses points et a enfilé à merveille le costume de leader qu’on lui tendait, mais à ce jour, San Antonio n’est pas playoffable ! Peut-on parler de crise à San Antonio ? Je ne crois pas, du moins, pas pour le moment. L’effectif est jeune, inexpérimenté et LaMarcus Aldridge connaît un début de saison compliqué au poste 5 (16.2 pts à 42.1 % pour l’intérieur des Spurs sur les 5 derniers matchs synonyme de trois défaites). Toutefois, si DeRozan ne monte pas encore son niveau de jeu, il se pourrait que les Texans souffrent toute l’année pour ne pas prendre leurs vacances mi-avril.

4. Victor Oladipo – Indiana Pacers (6-4)
21.2 pts à 41.3 %, 7.4 rbds, 4.8 passes & 1.6 int en 32.6 mins

On dit que souvent, le plus dur est de confirmer. Pour Victor Oladipo, c’est le cas. All-Star la saison passée il continue de porter les Pacers sur ses épaules cette saison. Capable d’éteindre les Celtics ou de rendre coup pour coup à James Harden, le Hoosier fait des merveilles depuis son retour « à la maison ». Toutefois, il s’est blessé ce week end face aux Hawks, à voir comment Nate McMillan s’adaptera à l’absence de son franchise player.

3. Lou Williams – Los Angeles Clippers (7-3)
20.4 pts à 39.9 %, 2.3 rbds, 5 passes & 0.8 int en 27 mins

La sélection des shoots de Lou Williams n’a jamais été son point fort, sa défense non plus, toutefois, quand la fin du match approche et que le score est serré, il vaut mieux l’avoir dans votre équipe que contre vous. Clutch face aux Bucks le 10 novembre dernier avec un layup venu d’ailleurs, déterminant dans la victoire des siens face aux Warriors deux jours plus tard et encore décisif il y a 4 jours face aux Spurs, Williams fait des Clippers une équipe difficile à atteindre. « Je sais que mes coéquipiers ont confiance en moi et j’ai confiance en moi. Quand vous êtes un shooteur, vous allez connaître des mauvaises et des bonnes soirées», c’est bien ce qui résume l’un des meilleurs remplaçants de la ligue de ces dix dernières années, que ça ne rentre ou pas, il s’en fiche… durant 46 minutes.

2. C.J. McCollum – Portland Trail Blazers (7-3)
21.6 pts à 50 %, 3.6 rbds, 2.6 passes & 1 int en 33.3 mins

Après un début de saison délicat, C.J. McCollum à retrouvé la mire et les Blazer s’en portent au mieux. Premiers de la conférence ouest à ce jour, les rouges et noirs font trembler toutes les défenses adverses avec leur duo d’arrières. Si Damian Lillard est désormais un All-Star incontestable, McCollum pourrait bien participer à son premier match des étoiles en février prochain.

1. James Harden – Houston Rockets (7-3)
27.5 pts à 40.3 %, 4.8 rbds, 6.5 passes, 0.8 ct & 2.5 ints en 35.8 mins

Le début de saison catastrophique des Rockets semble déjà de l’histoire ancienne. Le départ de Trevor Ariza et l’arrivée de Carmelo Anthony sont déjà consommés, et la machine à scorer qui faisait peur à tout le monde la saison passée a repris sa marche en avant. Chef de meute, James Harden fait de nouveau des misères aux défenses. Sa manie de provoquer des fautes tel un joueur de football adepte de la simulation n’est pas encore sanctionné par la grande ligue. Avec 10.8 lancers-francs tentés sur les cinq derniers matchs, pourquoi le MVP en titre n’en profiterait pas ?

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