Les 10 meilleurs ailiers NBA du moment

Les 10 meilleurs ailiers NBA du moment

Depuis que nous vous proposons ces focus temporels, il y a rarement autant eu de talents à mettre en avant sur le poste d’ailier. Les années passées tout se jouait entre LeBron James et Kevin Durant, puis Kawhi Leonard a montré le bout de son nez. Sur les 10 derniers matchs, les ailiers de la ligue confirment que leur poste est de nouveau clé et mis en avant dans les résultats de leurs équipes.

Les critères pris en compte sont :

  1. Les 10 derniers matchs.
  2. Avoir joué au moins 70% des matchs concernés.
  3. Les résultats collectifs sur la période.
  4. Pas de Hype.
  5. L’importance et l’implication du joueur dans le système de son équipe.
  6. Les stats individuelles sur la période.
  7. Ma subjectivité, car il faut faire des choix et les assumer.

Les autres Rankings sont ici

10. Robert Covington – Timberwolves/76ers (8-2)
14.3 pts à 42.6 %, 5.8 rbds, 1.1 passe, 2.8 ints & 1 ct en 35.1 mins

Depuis l’arrivée de Robert Covington dans le Minnesota, les Wolves ne perdent plus ou presque. Considéré parmi les meilleurs two-way players de la NBA, l’ancien 76er fait le plus grand bien au roster jeune et talentueux de Tom Thibodeau. « Ma mentalité est que si je loupe un shoot, le prochain rentrera. Vous n’allez pas tous les mettre et si quelque chose se passe mal, il faut apporter autre part. C’est comme ça que j’ai construit ma réputation : en étant un two way player» disait-il après avoir rendu un improbable 1/18 dans le champ face aux Bulls ; mais avec 6 rebonds, 3 contres et 3 interceptions pour venir à bout de la bande à Zach Lavine. Covington ne sera peut-être jamais cité dans les discussions pour jouer un All-Star Game, mais il sera toujours une pièce essentielle dans le schéma tactique d’une équipe qui gagne.

9. Bojan Bogdanovic – Indiana Pacers (6-4)
17.9 pts à 57.1 %, 3.9 rbds, 1.9 passe & 1.1 int en 31.7 mins

No Oladipo, No problem pour Nate McMillan. Depuis la blessure de son arrière All-Star, le technicien d’Indianapolis a su se reposer sur les autres membres de son roster. En tête de proue dernièrement, Bojan Bogdanovic. Le scoreur croate ne faiblit jamais et propose une réussite insolente ! Sur les cinq derniers matchs, l’ancien joueur du Fenerbahce tourne à un déconcertant 59.3 % de réussite. Ne pensez pas qu’il ne fait qu’artiller derrière la ligne à trois points, car il n’en a jamais aussi peu pris avec seulement 3.8 tentatives sur cette période.

8. Khris Middleton – Milwaukee Bucks (6-4)
18.4 pts à 46.7 %, 6.1 rbds, 3.9 passes & 1.1 int en 32.4 mins

Après un début de saison canon (il faisait partie de nos All-NBA Teams du mois d’octobre), Khris Middleton est plus ou moins rentré dans le rang. Néanmoins, le trente-neuvième choix de la draft 2012 porte toujours fièrement le statut de lieutenant de Giannis Antetokounmpo dans le Wisconsin. Accrochés hier soir par les Bulls, les Bucks s’en sont remis à l’ancien pensionnaire de Texas A&M qui a une fois de plus montré ses qualités de joueur clutch avec un tir primé à cinq secondes du terme de la rencontre. Pourtant, tout comme son leader, Middleton met toujours le collectif en avant dans ses déclarations : « Je pense que les équipes commencent à remarquer et réaliser que nous ne sommes pas les Bucks que nous étions quand je suis arrivé ici il y a 6 ans. Même par rapport à l’année dernière, on est une équipe complètement différente. » ; de la grande classe !

7. Danilo Gallinari – Los Angeles Clippers (8-2)
18 pts à 41.9 %, 6.8 rbds, 2.6 passes & 0.3 int en 33.7 mins

Les Clippers n’en finissent plus de surprendre cette saison, au point que les journalistes ne savent pas quel joueur de Doc Rivers mettre en avant dans leurs « papiers ». Lou Williams par-ci, Tobias Harris par-là, sans oublier Danilo Gallinari. Clutch il y a quelques jours face à de solides Blazers, l’Italien continue de proposer le jeu qui a fait de lui un des postes trois les plus reconnus de la ligue. Hier soir il a fait des misères aux Suns avec 4/4 à trois points, 10 rebonds, 4 passes, 2 contres et 1 interception pour un total de 28 points à 7/10, en seulement 33 minutes de jeu.

6. Jimmy Butler – 76ers/Wolves (6-4)
18.6 pts à 51 %, 4.6 rbds, 2.9 passes & 2 ints en 33.9 mins

Depuis quelques mois, on n’avait jamais autant entendu parler de Jimmy Butler. Présent parmi les joueurs que nous suivrons toute la saison en raison de ses desiderata de quitter Minneapolis, le All-Star fait désormais les beaux jours de Philadelphie. Depuis son arrivée en Pennsylvanie, Butler a déjà inscrit deux tirs clutchs face aux Hornets et aux Nets (quoique, c’était le même tir) et les 76ers proposent un jeu bien plus stable et équilibré qu’ils ne le faisaient avant son arrivée. Leader dans l’âme, rageur devant l’éternel, il se verrait bien rester sur le long terme à Philly.

5. Luka Doncic – Dallas Mavericks (8-2)
18.8 pts à 44.8 %, 6.5 rbds, 3.9 passes & 1.1 int en 31.8 mins

Après seulement cinq semaines de compétition, tous les superlatifs ont été utilisés pour parler de Luka Doncic. Le précoce ailier slovène a commencé la saison avec de belles performances individuelles, et désormais il a passé déjà un palier en redorant le blason des Mavericks. Risés de la ligue depuis quelques saisons, les Champions NBA 2011 font de nouveau partie de la course aux playoffs (qui s’annoncera plus que jamais ardue à l’ouest), tirés par leur nouveau meilleur joueur. Hier soir face aux Rockets, le MVP en titre de l’Euroleague s’est fait plaisir avec 20 points, 6 rebonds et 2 passes en seulement 24 minutes face aux deniers finalistes de conférence. Il peut tout simplement tout faire sur un terrain de basket : des tirs à 12 mètres au buzzer, aider à la mène comme il le faisait avec le Real Madrid, faire danser Kyrie Irving… Les derniers mots pour le coach qui l’affrontait hier soir, Mike D’Antoni : « C’est un super joueur et il sera bon pour un long moment. Ils ont fait un très bon choix avec lui. Je le savais déjà vu ce qu’il faisait à son âge en Europe. Ce n’était pas facile. Il sait vraiment comment jouer. Donc oui, il a un futur qui s’annonce radieux. »

4. Kevin Durant – Golden State Warriors (5-5)
32 pts à 46.5 %, 8.3 rbds, 6.1 passes, 1.1 int & 1.7 ct en 36.3 mins

Orphelin de Stephen Curry et Draymond Green, les Warriors ont connu de nombreuses déconvenues. Steve Kerr n’a pas d’autre option que de s’en remettre à Klay Thompson et surtout Kevin Durant depuis quelques matchs : « Incroyable. Ce mec est incroyable. Il est si talentueux. Lors des derniers matchs je crois qu’il savait qu’il devait prendre tout ce poids sur ses épaules en raison de la série de défaites, des difficultés. ». Thompson en rajoute lui aussi une couche : « Il peut avoir un bon shoot et une bonne position quand il veut. Il est si talentueux, si grand et si agile. Sa capacité à scorer n’a pas d’égal sur la planète donc quand il est agressif et qu’il prend des décisions rapides, c’est là que nous sommes à notre meilleur niveau. Et il nous mène. ». Beaucoup se demandent si on a déjà vu une machine à scorer aussi efficace dans la ligue (de quoi réveiller le fan-club de Kobe Bryant), mais au final, le MVP 2014 fait bien plus sur le terrain (comme son aîné dans le temps), Kerr après un match compliqué face au Magic : « Ce n’est pas seulement ses totaux de points. Il y a la défense, le contre à la fin de la rencontre, ça a été une des actions décisives. ». Sera-t-il encore un joueur des Warriors l’an prochain ? Pour le moment on s’en fiche, et on se délecte de ses performances.

3. Kawhi Leonard – Toronto Raptors (7-3)
22.5 pts à 45.3 %, 9.1 rbds, 3 passes & 1.8 int en 33.5 mins

Pour faire parler de lui, Kawhi Leonard a un atout : son jeu ! Le Raptor n’est pas un grand fan des médias et ne fera jamais de déclarations qui déferleront la chronique. Pour ça, il faut qu’un tiers s’en charge, et c’est ce qu’a fait Gregg Popovich il y a peu. Frustré par le début de saison de son équipe et de l’évolution du jeu NBA, son ancien coach s’est permis d’avancer que Leonard n’était pas un leader. L’intéressé a préféré en rigoler et s’est ensuite chargé du Heat et des Grizzlies. Bientôt autorisé à jouer les back-to-back, le MVP des NBA Finals 2014, continue son retour à la compétition de la meilleure des manières. Toronto occupe la première place de sa conférence et l’équipe progresse à la fois à travers des difficultés nécessaires et victoires de classe.

2. Paul George – Oklahoma City Thunder (7-3)
25.2 pts à 44 %, 9 rbds, 4.6 passes, 1.9 int & 1.1 ct en 35.2 mins

Avec ou sans Russell Westbrook, Paul George continue de porter le Thunder. Si la saison avait mal commencé pour OKC, il en est tout autre chose à ce jour. Même si le jeu des finalistes 2012 ne fait toujours pas partie des plus léchés de la ligue, il est simple et efficace, propulsé par la confiance et le volume physique de ses deux All-Stars : « On sait ce qui fonctionne. Celui qui a la main chaude shoote, on ne force rien. Cette année j’ai le sentiment que nous avons une identité et que nous savons quelle équipe nous sommes. » déclarait PG13 hier soir. L’ancien Pacer rencontre toujours des problèmes pour prendre des bons shoots, mais peu importe, ça fonctionne pour OKC ! Son investissement des deux côtés du terrain, sa capacité à envoyer un coéquipier sur orbite en fait un joueur unique.

1. LeBron James – Los Angeles Lakers (7-3)
28.4 pts à 52.6 %, 8.2 rbds, 5.7 passes, 1 int & 1.2 ct en 34.5 mins

Tout n’est pas encore parfait aux Lakers, mais depuis quelques semaines ils ne sont plus aussi faciles à prendre. En début de saison, LeBron James était décalé au poste 4 pour faire de la place à Brandon Ingram, mais suite à l’altercation de ce dernier face aux Rockets (vous vous rappelez le « crachat-gate »), le triple champion NBA a retrouvé son poste original. Toujours à son max, LBJ se transforme plus que jamais en leader cette saison. L’effectif de Luke Walton est un mélange de jeunes talents (Ingram, Kuzma, Ball, Hart) et de joueurs confirmés sur le retour (Rondo, McGee, Stephenson, Beasley, Chandler), un mélange qui a tout pour faire peur d’ici quelques mois si la mayonnaise prend, comme le déclarait Magic Johnson au mois de septembre : « On n’a pas construit cette équipe pour la saison régulière, on l’a construite pour les playoffs. […] Je vous le dis, à la fin de la saison, vous n’aurez pas envie de jouer les Lakers. Je pense qu’on prendra un départ assez lent parce que les joueurs ne se connaissent pas encore assez bien, mais ça va venir avec le temps. ». Depuis, l’équipe progresse, gagne beaucoup de matchs et connaît encore quelques passages à vide comme face aux Nuggets (85-117) il y a quelques jours. Rien d’alarmant quand on sait que l’équipe est encore en construction, ce qui permet au King de s’affirmer comme leader, aussi dans la défaite « Ce soir notre incapacité à mettre des shoots a fait que leur défense est restée dans la raquette tout le match. Nous avons eu de bonnes positions, mais quand vous faites 5/35 à 3-pts, vous n’allez pas gagner ce genre de matchs. C’est aussi simple que ça. »

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