[Interview 3/3] Tony Parker : « Je suis content pour le basket français »

[Interview 3/3] Tony Parker : « Je suis content pour le basket français »

Avec l’invitation en Euroleague, l’ASVEL va permettre au basket français de retrouver le plus haut niveau européen. De quoi ravir le propriétaire-président, qui peut y travailler d’autant plus facilement qu’il est au côté de Nicolas Batum, directeur des opérations basket, au quotidien. Sans oublier la pépite Théo Maledon.

Le LDLC ASVEL a reçu une bonne nouvelle récemment, avec l’invitation en Euroleague…

Oui, je suis vraiment content ! Vraiment content pour le basket français, content pour la région lyonnaise. C’est une bonne nouvelle. C’est important que l’on ait un club français en Euroleague. C’est la meilleure ligue d’Europe, deuxième meilleure ligue au monde. C’était l’objectif. C’est pour ça que j’ai investi. Donc maintenant, il faut rester concentré. C’est une étape. Et le but sera d’être permanent après les deux ans.

Le club est aussi une porte pour les jeunes basketteurs français, particulièrement Théo Maledon, qui se met très en avant…

Théo, il progresse bien. Il est là où on pensait. On avait une vision pour lui et pour l’instant tout se passe bien. Je suis très content pour lui qu’il soit sélectionné en équipe de France, au All Star Game… c’est très, très bien. Maintenant on va continuer, avec la TP Adéquat Academy, pour essayer de trouver le prochain Théo. Elle ouvre en juin 2019, les inscriptions sont ouvertes depuis le 30 novembre. Donc on va travailler très dur, pour partir au charbon au niveau du scouting et trouver les prochains !

« Nicolas s’est associé parce que les chiffres, c’est chaud au plus haut niveau européen ! »

 

Venir à Charlotte, c’était aussi un moyen de pouvoir travailler ensemble avec Nicolas Batum sur le club masculin, le club féminin et cette académie donc. Comment cela se passe-t-il du coup ?

Ca se passe très, très bien. On se voit tous les jours maintenant, donc on peut développer notre relation d’amitié. Et au niveau du business, cela nous permet de prendre des décisions au jour le jour, en passant pas mal de temps ensemble. C’est ce qu’on imaginait, c’est ce que l’on avait envie de faire. Pouvoir jouer dans le même club NBA. On l’avait fait en équipe de France, maintenant on peut le faire avec les Hornets. La première semaine où je suis arrivé, fin août, on habitait même ensemble et on faisait les trajets tous les deux. C’est sympa ! Cela nous permet de rester tout le temps connecté, à travers tous les business que l’on a ensemble, c’est sympa de pouvoir échanger au quotidien.

Votre rencontre s’est vraiment faîte lors de sa première sélection, en 2009, année où vous devenez actionnaire de l’ASVEL justement (d’abord minoritaire, avant de prendre le contrôle en 2014). Ronny Turiaf et Boris Diaw disaient que vous étiez les mêmes, à parler basket sans arrêt… C’est là où vous vous êtes de suite dit que ce serait un bon partenaire pour ce projet ?

Oui, oui, bien sûr ! On en parlait déjà, à l’époque. Je voyais qu’il était intéressé, je voyais qu’il avait envie aussi de redonner au basket français et de faire quelque chose de cohérent. Il avait commencé quelque chose avec Le Mans, mais ça ne s’était pas très bien passé. Et donc il a décidé de me rejoindre, parce qu’il s’est rendu compte des chiffres ! C’est chaud quand même, au niveau européen, si tu veux aller au plus haut niveau ! Il a donc adhéré au discours de « L’union fait la force », et c’est important que l’on soit tous ensemble, pour amener le basket français au plus haut possible. Parce que cela va être dur d’amener un club français à concurrencer les plus gros d’Europe.

Propos recueillis par Antoine Bancharel, à Philadelphie et New York

Leave a Reply