Les Français et les Etats-Unis : Tony Parker, Rudy Gobert et Frank Ntilikina se confient

Les Français et les Etats-Unis : Tony Parker, Rudy Gobert et Frank Ntilikina se confient

Si certains joueurs ne réussissent pas en NBA, on dit souvent que c’est parce qu’ils ne sont pas parvenus à s’adapter à la NBA. Pour ceux qui viennent d’un pays assez lointain, comme par exemple la France, la tâche est encore plus compliquée que pour les joueurs nés aux USA puisqu’il faut en plus s’adapter à la vie dans un autre pays. Le média américain the Undefeated est donc allé poser la question au contingent étranger, et notamment français sur les difficultés qu’ils ont eu ou non pour s’adapter à la vie américaine.

« Ça s’est très bien passé, tout le monde était très amical, toute la ville m’a accueilli. Ils m’ont traité comme si on était une famille et que j’étais leur fils parce que j’étais si jeune à l’époque, j’avais 19 ans. Malik Rose, Bruce Bowen, Terry Porter, David Robinson, Stever Kerr… J’avais des super vétérans qui ont pris soin de moi. Ce n’était pas si dur, j’ai toujours été mature pour mon âge. Ce n’était pas dur de s’adapter pour être honnête. Le seul truc un peu compliqué à gérer, c’était la manière de coacher de Gregg Popovich. J’essayais de lui faire plaisir et de jouer mon jouer, de trouver le juste milieu. C’était vraiment un coach sévère. » Tony Parker.

« Ma première année, mon anglais n’était pas parfait, je devais m’améliorer là-dessus. Pour ça, j’ai regardé des films. J’aime découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux endroits et des peuples avec d’autres états d’esprit. Quand vous allez en France, aux Etats-Unis ou en Amérique du Sud, les gens ont justement un état d’esprit différent. J’ai toujours été très ouvert d’esprit. » Rudy Gobert.

« La vie est difficile, il faut faire de gros ajustements. J’ai fait un bon boulot pour apprendre l’anglais dans mon pays mais je ne parle plus français de la journée. Culturellement, les habitudes qu’ont les Américains sont différentes des autres. Mais c’est justement le challenge et c’est fun pour moi. Depuis que je suis jeune, mon rêve est de venir ici. J’ai adoré quand je l’ai réalisé. » Frank Ntilikina.

Au final, les trois Français se sont tellement bien adaptés qu’ils comptent même rester aux Etats-Unis une fois leur carrière terminée.

« Je vais rester à San Antonio, ça fait 17 ans que je vis là-bas et tous mes amis y sont maintenant. J’aime tout dans cette ville : les gens, la culture, mes souvenirs… J’ai une routine là-bas désormais, une école pour mes enfants, des cinémas, des restaurants… C’est chez moi. » Tony Parker.

« Ma retraite ne va probablement pas arriver avant longtemps donc on ne sait pas trop comment ça va évoluer mais je compte rester. J’aime vivre dans l’Utah mais j’aime aussi bouger et essayer d’autres trucs. Je vais probablement aller dans différents endroits, passer un mois par-ci et un mois par là. » Rudy Gobert.

« Si je veux, je peux avoir un endroit pour vivre aux USA et en France, mais je veux m’assurer de pouvoir retourner en France. En fait, avant de venir ici, j’étais sûr de vouloir retourner là-bas parce que je suis habitué à la culture française et à la manière de vivre. Mais maintenant, je me sens chez moi aux USA, autant qu’à tous les endroits où j’ai vécu auparavant. Donc je pense que je veux pouvoir vivre en France et ici. » Frank Ntilikina.

Marc J Spears en a aussi profité pour demander quels étaient les joueurs préférés de nos frenchis. Et sur ce côté-là, pas tellement de surprises.

« Mon joueur préféré était Michael Jordan. Je l’ai regardé jouer en France à la télévision à trois heures du matin à cause du décalage horaire. J’ai regardé tous les matchs avec mon frère, j’adorais le basket et j’étais un gros fan des Bulls. » Tony Parker.

« Quand j’étais plus jeune, je ne pouvais pas regarder beaucoup de matchs. Je me rappelle avoir beaucoup vu LeBron James. J’aimais aussi Tim Duncan, Kevin Garnett… Il y avait beaucoup de joueurs. Je suis juste un fan de ce sport. » Rudy Gobert.

« J’ai regardé Stephen Curry, Russell Westbrook, Kyrie Irving et tout ce qu’ils ont fait pour être si forts dans ce sport. Je restais debout toute la nuit, je trouvais un site internet et j’essayais de regarder leur match et de comprendre ce que je voyais. Si je ne pouvais pas faire ça parce que j’avais école, je regardais les highlights avant d’aller en cours. » Frank Ntilikina.

Via The Undefeated.

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