Tony Parker de retour à San Antonio; Doc Rivers : « Ça va être dingue, ils devraient faire une cérémonie »

Tony Parker de retour à San Antonio; Doc Rivers : « Ça va être dingue, ils devraient faire une cérémonie »

Quand Tony Parker est arrivé à San Antonio en 2001, ce n’était qu’un jeune Français de 19 ans qui cherchait à se faire une place dans le championnat de basket le plus relevé au monde.

« C’était mon gars. Je l’ai pris sous mon aile, nous l’avons tous fait. Tim Duncan, David Robinson… Je le gardais près de moi, il était souvent à la maison. Bizarrement, on est devenu très proche. Sa première titularisation, c’était à Charlotte contre Baron Davis. Et je me rappelle qu’il était un peu nerveux dans le bus. Mais on est allé sur le terrain et il a réussi un bon match. » Malik Rose. 

17 saisons et quatre bagues plus tard, le Français a finalement quitté le Texas pour poser ses valises à Charlotte. Et pour la première fois depuis son départ (mais aussi de sa carrière),le meneur jouera dans la nuit de lundi à mardi contre les Spurs à San Antonio, où un accueil chaleureux l’attend.

« Ça va être dingue. Ils devraient faire une cérémonie, vraiment. Son maillot va être retiré donc il le mérite. Surtout quand vous regardez sa taille et ce qu’il a fait, c’est incroyable. C’est juste étrange de le voir dans un autre maillot. C’est même mal. C’est un Spur. C’est toujours un très bon joueur NBA et ça se voit. Mais c’est toujours bizarre de le voir avec un autre maillot.  » Doc Rivers, le coach des Clippers.

« En général, soit vous faites un match incroyable, soit c’est catastrophique. Il n’y a pas d’entre deux, de match solide. Donc j’espère pour lui qu’il fera un super comeback. Il va recevoir beaucoup d’amour pour ce qu’il a accompli, pour être devenu le joueur qu’il est devenu, ce qu’il représente pour la communauté du coin. Donc je pense qu’il va être très bien accueilli et j’espère qu’il va faire un gros match. » Dirk Nowitzki.

Alors qu’il perdait un peu de sa superbe depuis quelques saisons aux Spurs, Paker a retrouvé un très bon niveau de jeu en attaque sous ses nouvelles couleurs, au point de devenir le patron de l’équipe pendant les money time. 

« Jouer presque 20 ans avec Gregg Popovich, pour qui les six dernières minutes sont les plus importantes, que vous ne pouvez pas perdre la balle et qu’il faut trouver un shoot à chaque fois, ça l’a forgé. Il est né et a été éduqué là-dedans. Pop nous gueulait dessus si on perdait la balle dans ces moments, mais il devenait vraiment fou si c’était le meneur, donc Tony, qui faisait l’erreur. Donc je ne suis pas surpris que Tony puisse gérer les dernières minutes des matchs. Il a vu toutes les défenses qu’on pouvait lui proposer, chaque manière de défendre le pick-and-roll… Donc James Borrego (le coach des Hornets ndlr) lui fait beaucoup confiance. Je suis sûr qu’en fin de match, quand il y a beaucoup de bruit dans la salle, il peut laisser Tony appeler le dernier système . Il sait que Tony peut faire le bon choix, celui qui l’amènera à la bonne position pour qu’ils prennent un bon tir. C’est ce qu’amènent les meneurs vétérans et futurs Hall of Famers. Je me rappelle que Pop faisait asseoir Tony dans la chaise du coach et lui disait de dire ce qu’il voulait aux gars. Pop était vraiment bon pour impliquer tout le monde dans le projet et il l’a plus fait avec ses meneurs que n’importe qui. Pendant les 10, 12 dernières années, Tony a été coach sur le terrain. Et c’est un énorme avantage pour les Hornets. » Malik Rose.

Et même si beaucoup voudraient voir Parker terminer sa carrière sous les couleurs de San Antonio, Rose estime que Charlotte n’est pas un mauvais terminus non plus.

« Je pense que s’il ne s’arrête pas à San Antonio, que c’est fini cette saison, c’est bien parce qu’il connaît bien James Borrego et c’est une belle organisation. Ce qui peut-être cool aussi, c’est que sa première titularisation soit ici, à Charlotte, et que sa dernière aussi. » Malik Rose.

À 36 ans, Parker tourne à 9,4 points, 1,5 rebonds et 3,8 passes décisives cette saison.

Via The Athletic.

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