Discussions avec Pop, Manu, Duncan, Batum, Tony Parker raconte son départ : « Ils ne m’ont vraiment pas pris au sérieux quand j’ai dit que j’allais partir »

Discussions avec Pop, Manu, Duncan, Batum, Tony Parker raconte son départ : « Ils ne m’ont vraiment pas pris au sérieux quand j’ai dit que j’allais partir »

Lorsqu’il est arrivé aux oreilles des Spurs que Tony Parker pourrait faire ses valises l’été dernier, ces derniers ont réagi comme tout le monde, c’est-à-dire sans croire une seconde que le Français quitterait sa ville de toujours, San Antonio.

« Ils ne m’ont vraiment pas pris au sérieux quand j’ai dit que j’allais partir. » Tony Parker

Une décision motivée par une discussion avec Gregg Popovich au sujet de son rôle.

« Pop m’a dit que j’allais être le troisième meneur et j’ai vraiment longuement réfléchi à si j’allais rester. Puis je lui ai dit que je  n’allais pas rester. Je pense qu’ils n’ont pas vraiment cru que j’allais partir.  Je pense qu’ils ont cru que j’allais faire comme Manu et rester. » TP

Décision difficile, mais qui a été un peu aidée par le départ de Manu Ginobili à la retraite.

« Il m’a dit qu’il était sûr à 99% qu’il allait prendre sa retraite. Donc je me suis dit : Si Manu ne revient pas, que Timmy n’est plus là, ce ne sera plus pareil. » TP

Puis ensuite l’idée d’un départ à Charlotte a fait son chemin, surtout en raison de la présence de James Borrego, son ancien coach à San Antonio, et Nico Batum.

« Quand il a appelé il m’a dit ‘Je vais prendre un vol pour Charlotte avec ma femme pour passer un ou deux jours chez toi.’ Donc je pensais que nous allions parler business. Mais il a commencé à me poser des questions sur l’équipe, sur la franchise, la ville. J’étais genre ‘Pourquoi est-ce que tu me poses ces questions ?' » Nico

Le lendemain Nico a montré à TP les installations des Tony Parker et ils ont vu Borrego. Batum lui a alors confié tout excité

« Je pense que nous avons une chance de signer Tony. » Batum

Le coach n’y a pas cru tout comme Gregg Popovich et RC Buford. S’ils avaient déjà discuté d’un possible départ de San Antonio, il n’avait jamais pensé que cela se ferait.

« Je devais y aller doucement à ce sujet. C’était très sensible en raison de mon temps passé à San Antonio. Je sais ce qu’il représente et je savais aussi où en étaient les Spurs à ce moment, en transition. Puis j’ai commencé à réfléchir un peu plus au fit ici, le fait d’avoir quelqu’un qui a cette expérience avec qui j’avais une relation, quelqu’un qui parle le même langage que moi, quelqu’un qui me connait, quelqu’un qui connait mes valeurs, qui connait mes principes, ce que j’essayais de construire ici et qui pouvait y apporter de la crédibilité. Il correspondait. Il a ma totale confiance quand il parle, il a la totale liberté de s’en prendre aux gars, de leur parler, d’être leur mentor. » Borrego

Même après un coup de fil à Borrego quelques jours plus tard, il avait toujours du mal à y croire.

« Un peu comme Pop et RC je ne pense pas que JB a cru que j’allais partir. Donc je l’ai appelé deux ou trois jours après ça et je lui ai dit :’Je ne te dis pas ça pour avoir une offre sur lesquelles les Spurs vont s’aligner. Tu me fais une offre, et je la signe directement. Je ne vais même pas l’apporter aux Spurs.' » TP

Cela s’est définitivement fait lorsque Michael Jordan et Mitch Kuchapk se sont impliqués dans le processus. La décision prise, il a eu une nouvelle discussion avec Pop pour lui annoncer qu’il quittait l’équipe. Une discussion forte en émotion

« Ca a été dur. Sa voix tremblait. Mais j’ai dit : ‘Tu sais, Pop, je t’aime. Et j’aimerais toujours les Spurs. Mais je ne peux pas rester car je ne pense pas que je suis fini, et je ne pense pas que c’est la bonne opportunité. Je ne veux pas finir sur le banc à ne pas jouer.' » TP

Puis il a passé deux jours chez Tim Duncan dans son immense ranch, où ils ont parlé de tout, de la vie, du basket et de sa décision. Ils ont discuté jusqu’au bout de la nuit

« C’était juste lui et moi. C’était vraiment cool. Nous avons parlé de ma situation, et il était genre ‘Je comprends.’ Parce qu’il était comme moi. Il aurait pu revenir, mais il ne voulait pas non plus finir par ne plus jouer du tout. Il préférait finir en ayant un bon rôle. C’est mieux d’arrêter quand vous jouez encore et bien comme le faisait Timmy. Nous avons parlé de tout, et Timmy m’a dit de suivre mon cœur. » TP

Le 7 juillet il a paraphé un contrat de 2 ans pour 10 millions de dollars avec Charlotte.

Frustré de ne pas avoir eu l’opportunité de montrer aux Spurs qu’il était encore capable de grandes choses au haut niveau, le meneur des Hornets que beaucoup avaient enterré après son retour très rapide (en 208 jours alors qu’on lui avait diagnostiqué 10-11 mois d’absence après sa rupture du tendon quadricipital du genou gauche lors du Game 2 des demi-finales de conférence Ouest 2017 contre Houston) à la compétition pour aider une équipe privée de Kawhi Leonard, est passé à autre chose.

« Je ne veux pas que les gens se concentrent là-dessus. J’ai travaillé tellement dur pour revenir que ça m’a fait un peu mal de ne pas pouvoir montrer aux Spurs que je pouvais encore jouer. Je savais que si je voulais revenir au même niveau, je devais être patient et ne pas jouer pendant 10 ou 11 mois. Mais je n’étais pas prêt à faire ça. C’est pour ça que j’ai précipité mon retour. Je ne vais pas dire que ça n’a pas fait mal. L’année dernière, j’ai essayé de revenir vite, de le faire pour les Spurs et de sacrifier mon corps pour revenir. En y repensant maintenant, peut-être que j’aurais dû attendre. Mais je ne suis pas le genre de gars qui regrette. J’aimerai toujours les Spurs. Je n’ai aucune rancune. » Tony Parker

Via ESPN

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